Après quelques mois d’utilisation du Kindle: Bilan

J’ai pensé qu’un bilan s’imposait après plusieurs mois d’utilisation de ma liseuse Kindle (non tactile) même si cela peut paraître un peu tôt pour cela.

J’avoue que la lecture numérique me branchait sans pour autant faire de projet d’achat d’une liseuse, j’étais en période de réflexion et un élément extérieur est venu accélérer les choses puisque Aurélie Airoude m’a gentiment envoyé son excellent livre “La Femme du Lac Rouge” pour chronique dans un article précédent. J’ai commencé à le lire sur mon pc avec l’indispensable Calibre mais la lecture sur ordi n’était pas confortable. Je voulais pouvoir lire partout. Je me suis donc dit que c’était le moment de passer à une liseuse.

J’ai donc choisi la Kindle de base car je reste allergique à tout ce qui est tactile (téléphone,liseuse,tablette…). Et aussitôt reçu , j’ai poursuivi la lecture du livre sur le Kindle, c’était donc ma première lecture numérique et j’ai adoré! J’ai trouvé cela facile, pratique, simple. Et depuis ce jour là cela a modifié certaines de mes habitudes littéraires puisque j’ai beaucoup plus lu, beaucoup plus téléchargé et acheté de livres. Dans la liseuse à l’heure actuelle , j’ai environ 130 livres et j’enchaine , je suis devenu accro de mon Kindle.

Je lis au rythme moyen de 2 livres par semaine ce qui fera en gros 120 livres par an ce qui ne serait pas le cas si on parlait de livres papier. L’avantage de la lecture numérique est de pouvoir profiter de tous les livres du domaine public ce qui me donne l’occasion de faire un peu le tour de beaucoup de grands classiques.

La lecture numérique permet également de découvrir de nombreux auteurs totalement inconnus et qui écrivent des choses vraiment pas mal. J’en profite d’ailleurs pour remercier les nombreux auteurs et éditeurs m’envoyant leur livre.

Nouvelle manière de fonctionnement me concernant, lorsque qu’un livre m’intéresse , je regarde systématiquement si il est dispo pour le Kindle, ce qui touche au sujet du stockage qui reste très pratique en ce sens. S’il ne l’est pas, je me retrouve obligée de me tourner vers la version papier ce qui est loin d’être ma préférence. Néanmoins, certains livres qui ont vraiment de la valeur pour moi et dans notre patrimoine littéraire, et notamment des grands classiques, je les ai en version papier. Peut-être encore une habitude à changer ?

Pour en revenir à l’utilisation de l’outil, le confort de lecture est sans aucun doute un des points forts de la lecture numérique. Le seul reproche que je ferai du fait de l’absence du tactile est la fonction de recherche avec le clavier à manipuler, trop chiant , pas pratique du tout.

L’encre électronique e-link est d’un grand confort pour les yeux, je peux lire des heures sans fatigue.

Je ne suis jusqu’ici jamais tombé sur des livres mal faits parmi les gratuits ou à moindre prix mais je sais qu’il y en a. De très nombreux sites proposent au téléchargement des ebooks du domaine public, chacun a ses différences.

Avec le temps, se dire qu’un petit appareil tout fin comme le kindle renfermant des tonnes de livres dans un sac ou autre, c’est quand même fou en pensant aux nombreux cartons de bouquins si lourds auxquels on a tous eu droit.

Parlons des inconvénients.De nombreux livres ne sont pas disponibles , ce qui est bien dommage pour les auteurs et éditeurs qui ratent un bon paquet de lecteurs. Et sinon ce que beaucoup diront, le prix de certains livres est indécent. Sachant que c’est du dématérialisé , les nombreux éditeurs pourraient au moins s’adapter aux prix des poches et donc ils ratent encore une bonne masse de lecteurs. Payer un livre numérique 15 voir 16€ est exagéré et il serait temps pour eux que le problème arrive sur la table.

La lecture numérique devenue mon mode de lecture principal a pris une certaine place dans ma vie et je ne regrette absolument pas l’investissement car cela donne encore plus l’occasion de lire!

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Un commentaire sur « Après quelques mois d’utilisation du Kindle: Bilan »

  1. Je réagis aux propos d’Agnès qui me semblent pertinents et parfaitement justifiés. Le Kindle permet de découvrir de grands classiques, des romans tombés dans le domaine public, mais également des romans tombés dans l’oubli, tout simplement. Une manière de les faire revivre, en quelque sorte. Ou encore, une seconde chance.
    Les avantages du Kindle sont multiples. En tant qu’auteur de romans policiers publiés numériquement, vous me direz que je prêche pour ma paroisse, mais c’est loin d’être le cas. Je suis objectif et je tiens compte des besoins de chacun.
    Je pense simplement que le Kindle est un moyen pour les plus jeunes d’acquérir la connaissance, la culture générale, de lire à moindres frais (après investissement du Kindle). Fini les sacs pleins à craquer pour les étudiants désireux de s’évader un peu. Et parlons un peu de tous ces honorables quadragénaires, quinquagénaires et sexagénaires- sources de reconnaissance pour les jeunes auteurs- qui se mettent à la lecture numérique. N’est-ce pas positif ? Ils permettent à des jeunes auteurs comme moi d’être lus. Encore un grand MERCI à Agnès, d’ailleurs, à ce sujet. Je sais qu’elle découvre 120 livres par an. Ce qui est formidable, lorsque l’on sait que les Français lisent en moyenne 11 livres par an, sur format papier. Pourquoi Agnès en lit 120 et les autres quidams seulement 11 ? La réponse est simple: le livre papier est trop cher. Lire, normalement, ce n’est pas du luxe. Mais ça l’est hélas devenu. La lecture, c’est l’accès à la connaissance, au savoir, à la découverte, à l’évasion, mais également au plaisir. Tout le monde, y compris les petites bourses, a le droit de lire, de découvrir, s’ouvrir sur le monde. Agnès vise encore un point sensible et ô combien véritable: le tarif prohibitif de certains livres numériques, alors que la dématérialisation est inévitable, totale. Vendre un ebook à 15, 13 et même 10 euros me parait indécent. Un très beau volume, à mon sens, ne devrait pas excéder les 9 euros. En règle générale, policiers, suspense, espionnage, thrillers devraient se situer au-dessous du seuil des 5 euros. En temps de crises successives, 5 euros est une barrière psychologique pour le lecteur potentiel.
    J’apprécie également ce que dit Agnès sur le contenu de ce qu’elle a pu lire, jusqu’à présent. Un livre numérique n’est pas une oeuvre bâclée, mal faite, illisible, à passer obligatoirement à la trappe. Pourquoi des jeunes auteurs ayant du talent ne trouvent-ils pas de maisons d’éditions, me direz-vous ? Simplement parce qu’il faut un passe-droit pour être édité. C’est un secret de polichinelle, voilà tout. Les grosses maisons d’éditions se réservent des tirages conséquents- d’au moins 60 000 exemplaires- pour les vedettes.
    Pour conclure, je tiens à formuler mes remerciements, ma sympathie et mon respect pour la passionnée qui accueille généreusement les réactions de ses invités sur son blog si bien conçu.
    Rémi Lavie.

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