Vous n’aimez pas un livre ? Alors mettez-y la forme pour le dire !

Une personne voulant se lancer dans l’aventure littéraire grâce à l’auto-l’édition se doit de murir son projet. Et je ne parle pas du contenu.

Pour être en contact avec de nombreux auteurs, je constate fréquemment que nombreux sont ceux qui n’ont pas suffisamment réfléchi à leur projet et à toutes les parties qu’une telle aventure comporte.

Un auteur qui débarque dans ce milieu, genre j’écris une histoire intéressante, je la mets en vente et puis on verra bien a négligé de nombreuses choses et c’est sur ce point que j’aimerais orienter cet article.

Celui ou celle qui prend du plaisir à écrire a déjà la première des richesses avec les idées lui venant de son inspiration. Le contenu est une chose mais les retombées en sont une autre.

Avant même la sortie d’un livre, un auteur quel qu’il soit doit penser aux choses essentielles qui participeront peut-être à la réussite de son aventure littéraire.

Penser à soigner son image publique d’auteur et sa communication et faire un état des lieux de ses émotions afin d’en revoir la gestion si nécessaire.

Nombreux sont les auteurs qui ont des retours négatifs de la part de lecteurs à la limite du lynchage quelquefois, ça fait mal, je sais, après tant de mois de travail. Mais une chose n’est pas discutable, les gouts et les couleurs…..

Vous n’aimez pas un livre ? C’est votre droit mais si vous souhaitez le faire savoir, soyez respectueux d’y mettre la forme pour le faire. Le plaisir que prennent certains lecteurs à briser totalement les espoirs et rêves des auteurs est tout simplement révoltant.

Un auteur doit donc d’apprendre à gérer cela en revoyant sa gestion émotionnelle. Je leur conseille donc d’économiser leur énergie. Comment ?

La personne écrivant qui se laisse envahir par de trop nombreuses critiques négatives prend le risque de plonger et de ne pas retenter l’aventure. Certains auteurs font le choix de prendre du recul et un peu de distance par rapport à ça pour apprendre à le gérer différemment ce qui est loin d’être un mauvais conseil,

Il faut avouer que parmi les lecteurs ou pseudo-lecteurs, il y en a qui prennent plaisir à démonter un auteur/livre pour des raisons absolument pas valables ni littéraires. Certains d’entre eux passent leur journée à ça derrière leur écran ce qui montre la bassesse de leur intelligence, digne d’une bonne diarrhée.

Quelle que soit la méchanceté à laquelle vous devez faire face dans les retours, il y aura toujours des guignols pour pensent-ils amuser la galerie. Le pire est sur des communautés/forum ou l’esprit de groupe est bien souvent de mise. Un auteur qui se prend tout un troupeau sur le dos, s’il n’a pas une bonne gestion émotionnelle est mort.

Bref, en sortant un livre, le premier ou pas, un auteur doit être paré pour faire face à ce genre de situation.

Entre les problèmes de piratages fréquents et les retours par commentaires virulents voir agressifs, c’est dur mais c’est faisable.

Je ne saurais trop vous conseiller de ne garder que le positif des retombées arrivant suite à la parution d’un de vos livres et que ça devienne une priorité voir une urgence.

A la suite d’un retour/commentaire virulent voir méchant , l’idéal est de pas montrer de réaction en publique. Restez poli(e), cordial(e), bref le minimum syndical. Une réaction de votre part en entrainerait automatiquement une autre dans le “camp adverse” ce qui aurait pour risque potentiel de déclencher l’effet de groupe.

En agissant comme ça, vous économisez de l’énergie pour un bouquin suivant par exemple et pour mieux vous consacrer aux nombreuses tâches entourant l’aventure littéraire.

Sachez ne retenir que les retours positifs, cela vous fera du bien.

Autre cas, je parlais de soigner sa communication dans sa qualité et régularité.

Un(e) auteur(e) qui ne sait que parler chiffres, ventes, classement,liens etc….aura tôt fait d’effrayer tout le monde au moment où il/elle a le plus besoin de convaincre.

Sachez parler de votre livre, de son histoire, de votre inspiration et de vous en tant qu’auteur. En y mettant la manière, vous ne verrez pas votre public se sauver.

Evidemment un auteur qui continue dans cette voix en ne parlant que business sera voué à l’échec tôt où tard. Des auteurs de ce genre ne m’intéressent pas personnellement.

L’essentiel est de créer une certaine complicité avec vos lecteurs.

Tout un panel de choses à faire et à ne pas faire. Gérer ses émotions en tant qu’auteur, ça s’apprend avec le temps même si au début ce n’est pas facile mais si vous vous y prenez bien et vite, vous devriez vous en sortir.

N’hésitez pas à en parler avec d’autres auteurs mais aussi et surtout avec votre entourage proche et donc non public. Ca peut aider.

Et que tous les déclencheurs de chiasse parmi un certain panel de lecteurs se sentent remerciés, leurs débats ne resteront pas dans les souvenirs littéraires et communautaires, un livre parfois oui !

Il y aurait tout le côté promotion dont j’essaierais de vous parler dans un prochain article.

Restez positifs !

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11 commentaires sur « Vous n’aimez pas un livre ? Alors mettez-y la forme pour le dire ! »

  1. Article très réaliste et très vrai. Il est vraiment difficile au départ de gérer et assimiler certains « mauvais commentaires ». Cela est surtout vrai lorsqu’ils ne sont pas constructeurs. Je veux dire par là que la critique n’apporte pas de valeur ajoutée. J’accepte le fait que l’on aime pas; parce que le style est pauvre ou ne convient pas . . . Question de goût.
    J’accepte et déplore les critiques sur les fautes toujours présentes dans mon écrit ( malgré un travail colossal). J’ai d’ailleurs pris attache avec une professionnelle, comme quoi les critiques peuvent apporter un plus.
    Le plus difficile est de lire des commentaires qui de manière évidente n’ont aucun rapport avec le récit.
    Tu as raison, il faut du temps pour apprendre à passer outre. C’est ce que je fais aujourd’hui.
    Je compare un roman, une histoire à une musique à la mode, certains la fredonnent à tue tête et d’autres changent se station.
    On ne peut pas plaire à tous, même si l’on a mis toutes ses tripes dans un récit. C’est ainsi !

  2. C’est le genre d’articles que j’aurai voulu écrire. J’ai l’habitude via le biais de mon blog de me faire traiter de tous les noms d’oiseaux quand je n’encense pas un produit qui ne mérite qu’une destination : la poubelle.

    Ecrire un travail de longue haleine. J’ai mis 18 mois à écrire une mini-saga dont j’ai publié le premier tiers. Je suis en pleine relecture du second tiers. Et je n’ai eu aucun retour ou presque, c’est parfois décourageant, même si je n’ai pas des millions de ventes au compteur 🙂

    Je prends chaque critique pour m’améliorer. Si une personne a envie de me casser, qu’elle me casse. Je répondrai toujours la même chose : montrez-moi votre prose, ou taisez-vous. Dans des tournures parfois moins sociales 🙂

    Il y aura toujours des personnes pour critiquer sans jamais se mouiller. Autant les ignorer, c’est « mauvais pour le gésier » de s’en préoccuper.

  3. Un article qui me va à merveille…le lynchage je connais…les commentaires bidons et sans aucune consistances je connais aussi…l’acharnements sans scrupules aussi…mais le découragement non…et surtout pas après avoir lu ces quelques lignes pleines de bon sens et de conseils que je vais m’empresser d’appliquer. Merci.
    Mais je considère, peut être naïvement, que la valeur d’un livre ou d’une histoire, malgré tout, en ressortira tôt ou tard…il faut juste être patient, ne rien lâcher et effectivement crée un lien avec les véritables lecteurs.

    1. Évelyne, j’ai pu voir votre réponse à un commentaire et selon les conseils donnés, c’est ce qu’il ne fallait pas faire car automatiquement ça a allumé la mèche et lancé l’effet de groupe.Si vous avez la possibilité de l’effacer, faites-le, ça calmera légèrement les commentaires suivants. Contente que cet article puisse vous être utile 🙂

  4. Houlà, les fameuses critiques assassines ! Elles sont parfois destructrices, j’avoue. J’y ai eu droit pour les fautes d’orthographe et de syntaxe.
    Je me console en me disant que, même les plus grands font des fautes. Ils ont simplement quelqu’un qui les corrige.

  5. Vous remarquerez que dans l’ensemble, j’ai préféré m’orienter vers un côté « conseils » pour les auteurs et faire des économies de PQ car les guignols qui croient être intéressants par leur conneries me donnent vraiment envie de gerber quand il n’y a aucune argumentation ni consistance dans leur prose à deux balles. Vous auteurs, gardez malgré tout comme principe qu’il y a toujours du positif dans le négatif mais ça c’est avec le temps qu’on s’en aperçoit et n’oubliez pas de centrer votre énergie que sur les retombées positives de vos/votre livre(s) et feignez l’indifférence aux briseurs de rêve.Sachez aussi vous ressourcer auprès de vos proches lorsque le moral en prend un coup dans de telles situations.

  6. S’auto-publier, c’est quelque part se livrer en pâture au reste du monde. La plupart n’en ont pas forcément conscience avant d’être confrontés à leur première mauvaise/méchante critique…
    On ne peut et comme je le répète, on ne doit pas plaire à tout le monde 😉
    Cela dit, lorsqu’on ne plait à personne, il faut peut-être se poser des questions !
    Toute critique négative fait mal, mais il faut être capable de prendre le recul pour séparer le bon grain de l’ivraie: la critique du genre: « C’est nul, style de merde », ma foi, lorsque je tombe là-dessus en tant que lecteur, je ne peux m’empêcher que ce n’est guère argumenté.
    Lorsque c’est constructif – ça arrive – il demeure la question de la manière, mais en général, ça permet de progresser (et ces critiques négatives-là et celles là seules pourraient éventuellement mériter une réponse). Monter systématiquement aux barricades à chaque critique négative me semble être une erreur qui démontre l’absence de recul de l’auteur. Si intervenir peut apporter quelque chose de constructif, pourquoi pas, autrement, ça me semble déplacé.

    Quant aux « grammar nazis » de ce monde, il y en aura toujours. Il faut tout de même avouer que certains auteurs auto-édités prêtent largement le flanc à la critique de ce côté-là et que le minimum que l’on puisse faire c’est de se relire et d’avoir l’humilité de se faire corriger, quitte à investir quelques espèces sonnantes et trébuchantes dans le processus (Antidote étant un excellent début !).
    Une faute dans chaque phrase, il faut avouer que ça décourage même les plus indulgents… Ce n’est pas parce qu’on s’auto-publie qu’on doit bâcler la présentation, la couverture (encore que là, il s’agisse plus souvent d’une question de (mauvais) goût), ni l’orthographe. C’est une question de respect pour le lecteur qui, peu importe le prix, 1 ou 10 euros, est en droit d’attendre un minimum syndical. Être auto-publié ne doit pas constituer une excuse sur ces fondamentaux !
    C’est notre crédibilité qui est en jeu car il est trop facile de balayer du revers de la main les auto-édités sur la forme. La « professionnalisation » passe par là.
    Maintenant, qu’on vienne critiquer la grammaire des dialogues d’un personnage qui cause mal la France, parce que c’est son personnage, là, c’est une autre histoire 😉

  7. Je suis tout à fait d’accord avec toi Jérôme !
    Il est du devoir des autoédités de fournir une qualité la plus proche possible des grandes maisons d’édition. Mais l’une des caractéristiques de l’auto-édition est que l’on retrouve énormément de novices ( je me compte parmi eux). Ceci implique, malgré tout le travail fourni en amont (ou le manque de travail); un apprentissage que personne ne peut vous procurer. Certains sites ou blogs peuvent aider, comme celui-ci. Mais, on a beau lire par ici ou par-là tel ou tel conseil rien ne parle plus que l’expérience et l’erreur.
    Apprendre par l’erreur est une des meilleures écoles qui soient.
    Peu, lors de leurs premières publications s’imagent à quoi s’attendre et ce papier est particulièrement intéressant, car c’est un domaine dont on parle pas ou prou.
    Qui sait comment gérer les commentaires ou l’absence de commentaires sur son livre ?
    Mais je suis bien d’accord avec toi, monter aux barricades et une perte de temps et d’énergie inutiles.
    Arriver à amettre que son livre, histoire, roman n’est pas aussi bon qu’on le pense et que certaines choses peuvent être améliorées demande du temps.
    Ignorer les commentaires agressifs, jaloux, douteux, en demande également.
    Wendall

  8. C’est une excellente analyse. À travers un roman, que ce soit par son scénario ou son genre, on ne peut naturellement plaire à tout le monde. Il suffit de comparer le monde du livre à celui du cinéma. Le Seigneur des anneaux ou Hobbit, par exemple, auront beau être des succès planétaires, certains n’aiment pas cette ambiance imaginaire et préféreront des comédies qui, elles non plus, ne feront pas rire tout le monde… Des critiques négatives, j’en ai à travers des chroniques positives au global de mon premier roman publié en 2013, je parle de celles qui constructives, permettent de mettre le doigt sur des imperfections, des ressentis extérieurs qui peuvent aider dans les écritures futurs. Un auteur ouvert attend cela de ses lecteurs. J’ai réussi à séduire une lectrice qui n’aurait jamais imaginé lire un jour du fantastique, alors que j’ai des retours mitigés d’autres personnes qui regrettent un démarrage lent des 3 premiers chapitres, qui ont aussi l’habitude de plus de descriptions des émotions… C’est ainsi !

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