Wendall Utroi vient nous parler du salon du livre

Après la sortie récente de son dernier roman, Wendall Utroi fait une halte pour nous raconter le Salon du Livre auquel il a été invité et nous donner quelques nouvelles.

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1) Wendall, je crois que tu es arrivé au salon du livre les yeux pleins d’étoiles pour cette nouvelle expérience, Racontes-nous ton arrivée et la découverte du salon,

Bonjour Agnès, et bonjour à tes lecteurs.

Effectivement, je me suis présenté là-bas avec mon épouse, le soir de l’inauguration. L’ouverture était à 17h et nous étions devant les portes une demi-heure avant l’ouverture. Je ne voulais pas en perdre une miette. Tout d’abord, je tiens à préciser que c’était une première pour moi.

Que dire ? C’est grand, très grand, immense ! Des allées, des petites, des longues, des larges … un labyrinthe. La caverne d’Ali baba du livre !

Comme nous étions un peu en avance, et que je ne voulais pas déranger l’équipe d’Amazon, nous avons donc déambulé : hébétés, stupéfiés. De la bande dessinée, des livres enfants, régionaux, anticipation, fantasy, des romans, des stands à perte de vue.

Les grands distributeurs et les principales maisons d’édition se taillaient la part du gâteau, mais les autres en nombres attiraient le chaland.

Puis, les couleurs blanches et bleues du stand Kindle sont apparues. Bien situé, immanquable !

Je n’ai pas osé me présenter tout de suite, ils discutaient en petits groupes et par timidité, ou par peur de déranger, j’ai tiré ma femme par le bras, pour filer dans une allée à droite. Je ne te cache pas qu’elle s’est moquée de moi !

Elle en a profité pour faire l’acquisition d’un premier roman, Maxime Chattam. Chaque stand ou presque affichait la liste des auteurs en dédicace ainsi que la date et l’heure. Quand elle a vu ça, elle a craqué !

Nous sommes retournés quelques minutes plus tard sur le stand Amazon, il y avait un peu plus de monde, et cela m’a rassuré. Mais soudain, surprise de taille, un panneau de 2m50 supportait ma photo ! Quelle horreur ! Ils n’ont pas fait ça ?

Je savais que j’étais invité avec d’autres auteurs, mais je ne m’étais jamais imaginé que j’aurais droit à cette mise en avant. Un vrai choc, je t’assure.

Finalement, nous nous sommes avancés et l’accueil a été très chaleureux.

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2) Entre l’équipe d’Amazon, de nombreux auteurs, mais aussi les lecteurs , tu as fais de nombreuses rencontres, Comment tout cela s’est passé ? Et quels souvenirs cela te laisse ?

J’ai tout d’abord fait la connaissance de l’équipe d’Amazon, tous très gentils. Quand on cite un grand groupe comme celui-ci, on s’imagine les tapis roulants, les commandes par milliers, la robotisation. J’ai rarement perçu dans une équipe autant de chaleur et de plaisir à travailler ensemble. Puis des visages qui ne m’étaient pas inconnus se sont présentés. Tout d’abord, Alice Quinn. Auteure à succès avec un palace en enfer. Elle fait partie des pionnières de l’auto-édition. J’avais lu plusieurs articles et vu une ou deux vidéos où elle expliquait son aventure. Elle semblait enjouée et débordait d’enthousiasme, j’ai appliqué plusieurs de ses conseils qui m’ont été bien utiles. Il fallait que je la remercie. Je me suis présenté et le courant est passé. Son enthousiasme sur les vidéos, n’est rien comparé à la réalité. Si vous voyez qu’elle dédicace, courez vite la rencontrer. Au passage, elle est éditée chez Michel Lafon.

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Alice Quinn

Un autre visage, plutôt deux sont apparus également, les époux Vandroux, Jacques-Line et Jacques. Leur blog, tenu de main de maitre par madame, m’avait été d’un grand secours. Pionniers également de l’auto-édition, forts de plusieurs succès, ils échangeaient leur expérience et n’étaient pas avares de conseils. Jacques a écrit plusieurs best sellers et navigue en tête des ventes avec plusieurs titres. J’aime beaucoup ce qu’il fait et vous le recommande chaleureusement. Il ouvre le chemin aux jeunes auteurs qui voudraient en faire autant. Non seulement ils sont des précurseurs sur notre territoire, mais ils se lancent à la conquête des states et du reste du monde suite à la traduction d’un de leur ouvrage. Je leur souhaite bonne chance !

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Jacques-line Vandroux                        et Jacques Vandroux

Plusieurs auteurs étaient invités de la maison au smiley, j’ai eu la chance de rencontrer Laurent Bettoni, un auteur que l’on ne présente plus, aux nombreux succès. fort de différentes expériences du monde littéraire, qu’elles soient en édition ou auto-édition, je vous conseille ses écrits et ses interviews, ils vous seront d’un grand intérêt j’en suis certain. Son amour de la littérature transpire dans tous ses propos. J’ai eu la chance de l’entendre lire un extrait d’un jeune auteur Aurel Angeli, je vous promets, un régal. La plume de ce jeune auteur sonne aux oreilles comme une mélodie et Laurent l’a sublimée.

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Les jurys du speed dating. Au premier plan à gauche Laurent Bettoni, et Alice Quinn à droite.

J’ai eu également le bonheur de croiser un Ovni : Cécile Chabot, auteur d’une saga « le cycle de Xhõl » : un polar maya. Pourquoi un ovni ? Pas, qu’elle ait deux grands yeux gris et une grosse tête, c’est que j’ai été impressionné, au fil des discussions, par sa manière de travailler. Rien n’est laissé au hasard, tout est minutieusement revu, préparé, soupesé : un travail d’orfèvre. Elle m’a gentiment proposé une interview sur son blog, je vous le conseille sans retenue. Elle s’entretient avec des auteurs en audio et par écrit, c’est d’une grande richesse ! Elle est d’une gentillesse incroyable et partage avec bonheur son expérience. Nous avons découvert une jeune auteure, je sais qu’à cette heure elle l’a déjà prise sous son aile.

D’autres auteurs étaient présents et je n’ai malheureusement pas pu échanger avec tous : Aurélie Valogne, Amanda Castello, les frères Bogdanov, Enzo Bartoli, Vanessa Dufrat, Charlie Bregman, Margot Malmaison, et bien d’autres, désolé pour ceux que j’ai oubliés.

Mais, une chose m’a marqué, comme une osmose, une chaleur, une joie commune de se retrouver. L’auto-édition est un monde solitaire, et échanger avec d’autres fait un bien fou. J’ai vraiment eu le sentiment d’appartenir à un mouvement, une communauté.

Cécile Chabot

Cécile Chabot

 

3) Tu es intervenu pour plusieurs initiatives durant le salon, racontes- nous un peu tout cela

Effectivement, plusieurs occasions m’ont été offertes : une table ronde, une interview, une séance de dédicace, le speed dating où l’on recevait un auteur qui en cinq minutes devait présenter son ouvrage et le défendre. Concernant la table ronde et l’interview, il s’agissait surtout de partager son expérience de l’auto-édition et de narrer sa propre aventure en quelques questions, réponses. L’exercice permettait de faire ressortir l’intérêt de l’utilisation de KDP.

J’ai bien aimé l’interview, et la séance de dédicaces. Cela m’a permis de rencontrer ma première fan. Une dame qui m’a toujours poussé à écrire, un moment délicieux.

Le speed dating reste le moment le plus magique. Nous étions des groupes de trois et j’avais la chance d’être en compagnie de Cécile Chabot et de Éric Bergaglia, le nouveau responsable KDP. Nous avons écouté une douzaine de candidats et je dois avouer que j’ai été séduit par de nombreux projets. Mais, malheureusement, sur plus de 50 candidats il ne fallait en retenir que trois. Ils avaient apporté le premier chapitre de leur travail, et certains m’ont littéralement bluffé.

Le niveau des manuscrits présentés était très bon, et pour certains excellent, il fut difficile de retenir 3 lauréats, et finalement, l’équipe d’Amazon en a nominé 4, plus deux prix spéciaux, un pour un texte libre, l’autre pour une BD.

L’annonce des résultats a été faite par les frères Bogdanov, et quelle prestation : culture, humour, humilité et encouragements. Des professionnels ! Je citerai deux auteurs qui sont sortis en tête, Dalila Heuse avec « La pudeur des sentiments » et Aurel Angeli avec « Ouverture en Lamineur »

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Les jumeaux Bogdanov avant la remise des récompenses, présentés par Anne-Laure Vial de Amazon.

4) Maintenant venons-en à l’auteur que tu es, Quelles ont été tes surprises ? L’accueil de tes livres ?

J’ai rencontré des lecteurs, et j’ai été vraiment surpris par leur retour de lecteurs. Cela fait vraiment un bien fou d’échanger autrement que par écrit avec eux. Même si, pouvoir le faire par écrit est déjà fabuleux, les voir en chair et en os, m’a vraiment encouragé à poursuivre. J’ai surtout échangé sur mon premier roman, le second n’est sorti que deux jours avant le salon.

Les auteurs ont besoin de cet échange avec les lecteurs, d’ailleurs je crois que malgré mon statut d’auto-édité, j’essaierais de participer à un salon ou deux dans ma région. Il faut que j’y réfléchisse et que je me renseigne sur la façon de m’y prendre, mais j’y pense.

5) Peux-tu nous parler un peu plus de ton nouveau roman « Le Dompteur de Pluie » ?

Volontiers. Un second bébé qui je pense sera un enfant terrible. Un peu l’enfant que l’on ne désirait pas, mais qui vous apporte beaucoup de bonheur. J’avais un autre projet en route quand une de mes filles m’a demandé un roman fantasy. Et pour être tout à fait honnête, je n’étais pas emballé à l’idée de me lancer dans ce genre. J’adore la fantasy, je suis fan de Potter, du seigneur des anneaux, de dragons, des D & D et même des jeux fantasy, mais de là à écrire un roman !

Et puis, il y a tellement de romans de ce type ! J’avais l’impression que tout avait été fait. J’aime surprendre, et je crois que si « un genou à terre » s’est bien vendu c’est parce qu’il était différent. Finalement, comme elle insistait, je me suis lancé, sans idée précise. J’avais juste quelques buts, les mêmes que pour le premier roman : m’amuser, surprendre et laisser mon imaginaire faire le reste.

Les premières pages couchées sur le papier m’interpelaient et me plaisaient. Mais je craignais de me laisser influencer par mes lectures passées, les films, les Bd et les dessins animés.

Je voulais quelque chose de nouveau, un truc qui me dépayse, sans les éternelles guerres, mais avec tous les ingrédients du rêve. Étrangement, j’ai trouvé cela captivant et de chapitre en chapitre je me suis surpris, au point de rêver de mes personnages. Je ne veux pas en dire trop, pour ne pas dévoiler le monde que j’ai créé. Les premiers retours que je reçois sont encourageants. Attendons de voir si la magie opère !

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6) As-tu déjà été approché par des éditeurs traditionnels ?

Non pas à ce jour, mais cela ne me surprend pas. Je sais que d’autres auteurs autoédités se sont tournés vers les maisons d’édition en leur envoyant un courrier et leur manuscrit. Ils ont certainement bien fait, mais je doute beaucoup de ce que je fais, et je ne m’en sens pas la force.

Il existe des chasseurs de têtes, mais il faut croire que la mienne n’est pas destinée à être accrochée en trophée dans un salon !

Je n’ai rien contre le monde de l’édition, mais l’auto-édition m’apporte une liberté à laquelle je me suis attaché.

7) Parlons maintenant de l’auto-édition, après ta nouvelle expérience du salon du livre et tout ce qui s’est passé pour toi, quels conseils donnerais-tu aux personnes ayant un projet d’écriture, mais hésitant sur la démarche de l’auto-édition ?

Foncez ! Pas tête baissée, pas n’importe comment, mais tentez l’aventure !

Le premier conseil, celui que tous les auteurs du salon ont relevé, est le soin apporté au manuscrit. Surtout concernant l’écriture, rien n’est plus déprimant que de lire « une belle histoire, mais trop de fautes, je ne note que deux étoiles ». Votre manuscrit ne s’en remettra pas. Il existe des professionnels de la correction, certes ils sont chers, et pour un premier roman cela semble décalé. Mais, d’autres proposent leur service pour des prix raisonnables. Sinon, faites relire par votre entourage, des amis !

Lisez les blogs, ils vous seront utiles pour la mise en page et la mise en ligne de votre ouvrage.

J’insisterai sur votre 4e de couverture, elle va être le reflet de votre roman, soignez là.

La couverture également, si vous emballez un bonbon au gout fantastique dans du papier journal, personne ne l’achètera. Soignez-la !

Si vous voulez des contacts, envoyez-moi un mot sur ma page Facebook auteur, je vous mettrai en relation.

8) Peux-tu nous donner ta vision de l’aide apportée aux auteurs indépendants par les nombreux blogs ?

Tout d’abord, ils vous permettent de rencontrer d’autres auteurs et des lecteurs. Mais, et je t’en remercie Agnès, te permettent de faire parler de ton roman.

Je crois bien que tu as été la première à rédiger un article sur mon livre.

Les blogs permettent de créer des liens, certes virtuels, mais solides.

Ils sont une source d’information, de partage et d’échange, dont il ne faut pas se priver.

Un autre élément qui m’a paru vraiment important, c’est de confronter son roman avec des lecteurs avertis. Les bloggeurs et Youtubeurs sont souvent passionnés, ils aiment les livres, les histoires. Leurs nombreuses lectures, parfois dans un genre, leur donnent une légitimité qu’il faut respecter et accepter.

D’autre part, un autoédité ne dispose pas d’un outil marketing, les blogs seront certainement sa meilleure vitrine.

9) Quels sont tes projets à venir ?

J’ai commencé la suite de la légende des Klungs, je n’ai pas l’intention de faire attendre le lecteur. Je trouve cela pesant et décevant, mais je devais m’arrêter au premier tome sinon j’aurai écrit un pavé de 800 pages.

Comme je l’ai précisé plus haut, un autre roman est en cours, plus littéraire, j’ai écrit trois chapitres, mais ce ne sera pas mon projet suivant. Je le laisse de côté pour l’instant, il faut encore que j’améliore mon style, avant d’y revenir.

Par contre, une idée a germé, un thriller. Idem, ce sera pour répondre à une demande, mais de mon épouse cette fois. Les thrillers sont légion, et il faut que je fasse quelques recherches afin de vérifier si cette idée a déjà fait l’objet d’un roman. Je ne pense pas, mais je veux en avoir le cœur net.

10) Un message à transmettre ? Des remerciements à émettre ? Des infos à partager ? Il t’appartient de conclure à ta manière cet entretien,

Tout d’abord merci pour cette interview et ton invitation à y répondre. J’aurai beaucoup de gens à remercier, mes premiers lecteurs qui m’ont encouragé à écrire, ceux qui me suivent et me soutiennent. David Forrest, pour le travail excellent sur les deux couvertures. Je vous invite à visiter sa page Kouvertures.

L’écriture est un plaisir solitaire qui prend tout son sens lorsqu’on le partage. Alors tentez l’aventure !

Wendall

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11 commentaires sur « Wendall Utroi vient nous parler du salon du livre »

  1. Et dire que j’ai failli aller au salon du livre pour y rencontrer des amis auteurs.
    Je connais tous ces auteurs indépendants, Jacques et Jacquelines Vaudroux. Leurs romans sont excellents. Des auteurs très sympathiques, qui plus est.
    « Le dompteur de pluie » ! J’ai hâte de le découvrir.
    Merci pour cet article Agnès. Si tu le permets, je vais le partager sur Facebook.

    1. Merci Rozenn-Marie,
      Je crois que j’ai eu un peu de chance… Je prends cela comme ça vient. Le côté fun c’est que tout est à refaire à chaque roman. Ca fonctionne on ne sait pas pourquoi, ce sont les lecteurs qui ont la réponse et qui détiennent le pouvoir. C’est toute la beauté de la chose.

    1. Merci. Pourquoi pas, mais pas certain que je sois retenu par Amazon pour 2016, d’autres succès pointeront certainement et c’est tout le charme de l’autoédition. Mais si j’y vais ce sera avec plaisir.

  2. Le soutien dans la continuité à des auteurs est une chose importante pour ces derniers et il était intéressant que l’ami Wendall nous fasse part de sa nouvelle expérience avec le salon.
    Merci encore à lui !

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