Billet d’humeur, tous aux abris !

Au contact quotidien avec des auteurs, éditeurs, blogueurs, lecteurs, je vois ce qui se passe, je constate de nombreuses choses que j’accumule dans ma petite cervelle et il était temps de faire remonter ces choses à la surface. Les nombreuses lectures que je fais sur ma liseuse et tant d’autres restant en attentes font que je lance rarement un débat.

Je profite donc de cet article pour pousser un gros coup de gueule contre certains auteurs qui ne savent rien faire d’autre que se regarder le nombril et gonfler un peu le torse au moindre propos positif les concernant. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce genre d’auteur est plus fréquent qu’on le croit et quand vous regardez dans l’autoédition, c’est une invasion.

Tirons un bilan de ces constatations

Un auteur insuffisamment déployé avec peu d’expérience au niveau de sa communication en venant à vous par tous les moyens parfois ne saura faire qu’une chose : vous parler de SON univers. Mais jamais il ne se dira, je devrais peut-être m’intéresser à l’univers de l’autre pour que je puisse espérer sincèrement un petit intérêt avec le temps pour ma propre planète.

Comme le dit si bien l’article de Stéphane Beau vers lequel je vous renvoie, les auteurs en eux-mêmes restent décevants au niveau de leur comportement et communication. On dirait une basse-cour qui piaille ou se lançant dans des parties de lèche-cul à n’en plus finir entre courbettes, emails, compliments, soutien, partage, remerciements sans oublier une seule chose : se regarder le nombril et parler d’eux !

Ca on le sait, c’est ce qu’ils savent faire de mieux ! Mais par exemple des auteurs curieux de connaitre d’autres univers que le leur c’est chose rare sur le web ne serait-ce que pour discuter et partager sans qu’il soit forcément question d’EUX.

Qu’espèrent-ils tous ces nombrilistes de la capsule ? Que toute personne avec laquelle ils rentrent en contact se mettra à genoux devant eux et se précipitera sur leur prose ? Moi j’en ai rien à foutre de leur prose ficelée de façon intestinale et qui ne vous vaudra qu’une bonne visite chez le toubib. Pourquoi s’acharner si certains en ont rien à faire de ce que vous pensez de leur crotte ? Es-ce utile de dépenser de l’énergie à faire de nombreux emails aux uns et aux autres pour les informer de telle ou telle chose avec au passage quelques petits conseils d’”amis” ? Ils ne semblent avoir rien compris et un seul conseil s’impose pour eux : retourner à la case départ et tout réapprendre à l’exception des cas désespérés…..

Comme certains auteurs me l’ont déjà fait remarquer après une partie de lèche-cul de leur part et comme le dit encore si bien Stéphane Beau, il leur était devenu difficile de cerner le blog, pour leur univers bien sûr….. Mais après l’avoir clamé haut et fort et publié un peu partout, je tiens à leur rappeler que je reste une bloggeuse indépendante et que moi seule décide de ce qui s’y passe. S’ils viennent me réclamer de la visibilité, un conseil passez votre chemin car votre problème reste toujours le même : vous regarder le nombril !

S’intéresser à l’univers de l’autre en s’oubliant soi-même peut annoncer un bon début d’aventure littéraire mais l’inverse annonce une kata. A méditer !

D’un point de vu perso, d’autres nombrilistes agissent de manières différentes mais toujours avec le même problème. Sur Twitter par exemple, réguliers sont les auteurs ou éditeurs à s’abonner à ma page et voyant que je ne m’abonne pas en retour, se désabonnent par la suite ce qui est le cas le plus classique. Ce qui est assez à la mode en ce moment, je reçois pas mal de mentions dans des tweets d’auteurs qui parlent de leur boudin en me citant. Manière de solliciter l’intérêt ? Ils peuvent aller se faire voir car tout ce qui est directement ou indirectement du lèche-cul ne me fera pas réagir.

Un petit clin d’œil sympa à Mickaël Paitel qui m’avait branché sur le sujet au moment ou je commençais à organiser mes propres idées pour cet article initialement prévu il y a une bonne quinzaine. Je ne voudrais pas le faire rougir mais Wendall Utroi reste un exemple dans le soin qu’il apporte à son image, son comportement et sa communication. Pour les prises de conscience , un ancien article plein de bons petits conseils.

Ceux qui se sentiront concernés par l’article peuvent passer leur chemin !

Bref, sachons faire le ménage entre nombrilisme,parties de lèche-cul, diarrhée et j’en passe pour faire de la place et placer notre énergie là ou elle est nécessaire.

Et yop, un coup de plumeau !

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21 commentaires sur « Billet d’humeur, tous aux abris ! »

  1. C’est amusant, tu me rappelles un de tes copains blogueurs qui nous fait parfois des petits coups de sang, mais je suis en accord avec toi, ne nous laissons pas manipuler par les lèches-cul et gardons notre objectivité.
    A pluche.

  2. Tiens donc, Anatolem, tu m’invoques ?

    Sinon, c’est vrai qu’il faut savoir pousser des coups de gueule par moment.

    Et le monde de l’auto-édition n’est pas mieux que celui du logiciel libre au final, surtout avec les personnes dont l’égo est si important que cela ferait éructer un trou noir supermassif d’indigestion.

    J’aime bien cette comparaison, même si je l’ai un peu trop utilisée 🙂

    1. Tu remarqueras que je n’ai pas cité ton nom 😀
      En tous les cas je suis d’accord avec vous deux il faut parfois pousser quelques coups de gueule, perso je me suis un peu calmé parce que j’en étais arrivé à avoir quelques soucis avec ma hiérarchie au boulot 😦
      A pluche.

  3. Comme tu as raison, Agnès ! Si tu voyais le nombre qui s’accroît sur la planète Facebook.
    Je comprend qu’il faille faire sa petite publicité, mais, de là, à s’élire les élu(e)s de cette nouvelle épopée du livre, il y a de la marge. 😉

  4. J’ai hésité à commenter ton article du fait que je suis directement cité. Je te remercie de ce compliment qui me touche, mais j’aimerais apaiser un peu les choses. Je sais que tu es intègre et tu l’as souvent prouvé.
    Mais, à l’heure, où, la communication prend une place importante, où le bourgeon de l’autoédition montre des signes d’éclosion, beaucoup se mettent à espérer. C’est logique !
    On peut lire à droite et à gauche que les grandes maisons d’édition dépensent des sommes importantes pour développer les ventes de leurs « poulains »… Hum ! disons, « étalons » !
    De nombreux blogs expliquent que l’auteur autoédité est un peu comme un couteau suisse. Il doit tout faire, avec au final peu de chance d’être lu, et encore moins l’élu, et que l’élément qui manque à sa réussite est le marketing.
    Dernièrement, le Salon du livre en a été le témoin (manif des auteurs), un mouvement prendre forme, une vaguelette, certainement annonciatrice d’une marée montante : le statut d’auteur ! C’est un sujet récurent, l’autoédition y est certainement pour beaucoup. Les auteurs édités de façon classique, sont loin d’être idiots et se rendent bien compte de ce qui se passe dans le « côté obscur ».
    À l’inverse, les maisons d’édition commencent à réfléchir. Il suffit de voir le nombre croissant d’auteurs autoédités, recrutés par les Majors. Ils le méritent, et pour beaucoup ils ont un long chemin derrière eux. Qui n’a pas entendu parler de la réussite de l’auteur de 5O nuances ?
    De ce fait, les alouettes, séduites par l’attrait du brillant, se mettent à croire au grand rêve.
    Et pour atteindre ces miroirs qui reflètent les lueurs de la réussite, on oublie le fond et on oublie la forme, on tente de vendre son œuvre, quitte à en oublier les codes de bonne conduite.
    Je ne blâme personne. Notre monde est ainsi fait. Vous pouvez écrire la plus belle chose qui soit, si personne ne la lit, elle reste la plus belle chose écrite non lue !
    C’est certainement la raison pour laquelle certains font le forcing, tentant le tout pour le tout.
    Je suis loin d’être aussi vertueux que tu le dis, et je me plie également au dictat du marketing, passant un message par ci ou par là pour vendre mes bébés.
    Mais, et c’est certainement le point qui te chagrine, je n’oublie pas que nos interlocuteurs sont des personnes en chair et en os, ni que les autres sont aussi dignes d’intérêt.
    Bravo pour ta franchise, elle reste intacte !

  5. Pour apporter mon grain de sel à la réflexion de Wendall, l’auto-édition mâche le boulot des éditeurs classiques, leur évitant de se casser les gonades pour trouver les auteur(e)s qui réussissent à vendre leur prose. Cf l’exemple récent d’Alice Quinn.

    Elle a gagné la puissance de feu d’une grande maison d’édition, mais je me demande si sur le long terme, ne serait-ce qu’en droit d’auteur, elle sera vraiment complètement gagnante. Même s’il y a une avance versée sur la création d’un manuscrit, il ne faut pas oublier que les droits d’auteurs ne sont versés que si l’avance est remboursée.

    Donc, à moins d’être une Amélie Nothomb ou un Guillaume Musso en terme de popularité, les droits d’auteurs que tu pourrais obtenir une fois l’avance remboursée, tu peux te les tailler en pointe…

    Pour l’auto-promotion, il faut éviter de s’y enfermer en 24/7. Pour la promotion de ma trilogie de SF, j’ai démarché quelques blogs avec plus ou moins de succès. Je sais très bien que je ne vendrais jamais des millions d’exemplaires. Pour le moment, mon troisième livre n’a connu qu’une seule vente électronique. Faudra juste que je me fasse de la promotion un peu plus poussée.

    Mais je sais très bien qu’être en mode auto-promotion constante est contre productif. Je peux voir de temps à autre des auteur(e)s dans l’hypermarché de ma ville, passant la journée avec une cinquantaine de livres qu’ils ont souvent payés de leur poche, espérant en vendre quelques-uns avec une dédicace.

    L’auto-édition est un milieu où le darwinisme est la règle. Pour un(e) gagnant(e), au moins cent perdant(e)s. À côté les télécrochets modernes sont à peine moins sélectifs.

  6. C’est tout le malheur de notre société qui devient égo-centrée et aucun endroit n’y échappe : de vrais ados (péjoratif dans ma bouche) a savoir qui a la plus grosse et ce n’est ni de l’intelligence ni de la modestie dont je parle.
    Un bon coup de gueule, c’est fait du bien !
    NB : vu le style, je pensais comme Anatolem 😉

  7. Je suis pour la libération des non-dits. Il faut dire mais en y mettant les formes. Pour la conscience, c’est une bonne chose. C’est vrai que nous sommes dans la société du selfie, du moi, voyez ma tronche ! Hier, dans un site touristique, c’était hallucinant ! Ils avaient tous un smartphone en main et j’en ai même vu un de couleur rose. Certains faisaient des selfies face à la mer. Je préfère lire le texte d’un auteur plutôt qu’il placarde son visage sur son mur. S’il est beau, il le sait et on lui dira « quel beau gosse » 34 like ! Super intéressant comme conversation ! Je propose d’aller plus loin. Faites des selfies de vos pieds, de vos oreilles et de…non, on va s’arrêter là. Je crois que l’impact des réseaux sociaux sur les ventes est faible, sauf dans le cas d’une campagne de pub payante sur Facebook. Chacun a le droit de rêver au succès mais la récurrence des messages d’auto promo me saoule. J’ai toujours dit que les réseaux sociaux étaient de formidables outils. Tel un marteau, on peut l’utiliser intelligemment pour planter un clou mais on peut aussi cabosser une voiture ! C’est l’usage qu’on en fait qui est (à mon avis) critiquable. Je fais donc le tri dans mes amis et il y en a de formidables ! Un nouvel ami m’écrit « bienvenue dans mon univers » ça me dresse les poils des avants bras. Et oui, de façon triviale, je m’en tape de ton univers dans la galaxie d’auteur. En quoi ton univers serait-il meilleur qu’un autre ? Tu as le monopole de l’originalité ? Il m’arrive souvent de lire des extraits de livres autoédités sur amazon.COM. Ainsi, je peux lire une dizaine de pages, textes qui me créent de terribles doutes au point de ne plus croire en mes propres textes. Restons modestes et n’oublions pas qu’au royaume des aveugles, les borgnes sont rois.

  8. Très intéressant. Le retour de tous ces auteurs qui se sont déjà cassé les dents. Cela va bientôt faire 3 semaines que je fais de la « promo » et je m’épuise car les retours sont très faibles.

    Ce qui fait douter c’est de voir les gens qui font du forcing et qui arrivent à vendre un peu. Cela fait réfléchir, on fini par se demander si ce ne sont pas eux qui ont raison. Mais à chaque fois je me dis que non. Ils visent le court terme et je ne suis pas du tout certain qu’ils se créent une base de fans de la sorte.

    Ton article fait également craindre de trop en faire. J’essaye de faire de la promo tout en apportant un plus, afin d’éviter de gonfler les gens. Cela ne ramène personne, mais en même temps personne ne semble déserter.

    Je n’avais pas prévu que cela me prenne autant de temps au départ à agiter les bras en tous sens pour n’être vu que par d’autres auteurs qui font de même au milieu d’une foule indifférente.

    Dans 2 jours, je laisse tomber la pub à plein temps, qui a surtout consisté à m’occuper de mon blog et à essayer de me montrer humain, autre chose qu’une machine à vendre, mais les oreilles n’ont pas été nombreuses à se tendre.

    Dans 2 jours, je retourne à l’écriture. Malheureusement, pour mon premier livre je n’ai eu que de bons retours. À part une critique assassine, avant la sortie du livre, qui visiblement n’avait pas pris la peine de lire le premier paragraphe (tout ça pour ne pas dire qu’elle n’avait pas le temps).

    Je dis malheureusement car ce n’est pas comme cela que l’on peut s’améliorer.
    Je n’avais pas prévu que la promotion soit autant énergivore, et je comprends maintenant les auteurs qui n’écrivent plus, trop occupés à se montrer, même de façon non agressive.

    Bon, je vois que tout le monde se connaît ici, soyez gentil avec moi 😉 Ne tapez pas trop fort.

    1. Bienvenue parmi notre petit réseau Seb et t’inquiètes, ici personne ne mord n’est-ce pas la cavalerie ?
      Je prendrais le temps dans la semaine pour jeter un coup d’œil sur ton parcours et ton livre 🙂

  9. Bonjour à tous,
    je veux bien aussi donner quelques conseils (qui ne valent que ce qu’ils peuvent) à Seb et Clo pour lui éviter de s’épuiser.
    Bien sûr qu’il faut surtout réussir à préserver un peu (beaucoup passionnément) de temps pour écrire… 🙂

  10. En résumé, sans l’appui d’une maison d’édition à compte d’éditeur ou un portefeuille bien garni, cela revient à crier dans une foule de 10000 personnes en brandissant son livre (à un éditeur sur le podium): « moi, moi ! »

    1. En gros oui. Mais il ne faut pas rêver en terme de droits d’auteurs. Tu gagneras plus avec les avances qu’avec les droits d’auteurs calculés sur le prix de vente hors taxes. Quand on a 4%, c’est déjà pas mal.

      Tout en se souvenant que les droits ne sont versés que si les ventes permettent de combler l’avance versée.

      Bien entendu, je ne me base que sur ma propre expérience et ce que j’ai pu vivre avec Larousse.

        1. Oh, on ne peut parler correctement que de sa propre expérience, après tout. 😀

          Il ne faut pas s’illusionner. Seuls des gros(ses) vendeurs(euses) comme Amélie Nothomb ou encore Guillaume Musso vivent confortablement de leurs plumes. Les autres…

  11. L’auto-promotion, une perte de temps
    Je me permets d’apporter un modeste témoignage au post concernant l’auto-promotion tout azimuts à laquelle s’adonne certains auteurs de l’auto-edition et, il faut le reconnaître à laquelle je me suis adonné un certain temps. C’est le piège dans lequel, les nouveaux auteurs comme moi, tombent facilement. Car cette histoire d’auto-promotion nous est vantée sur le net comme la panacée incontournable pour se faire connaître et donc être lu.
    Avec le recul, je me suis rendu compte que le retour sur investissement « temps » était quasi-nul. Le temps passé à envoyé des posts, des mails, extraits, etc. c’est autant de temps que je ne passais pas à écrire.
    Depuis plus de six moi, j’ai donc changé de tactique et je m’en porte mieux. J’écris, je lis, je m’auto-édite (uniquement sur Amazon) …et cerise sur le gâteau, je vends (*).
    Les chiffres ne sont pas mirobolants (de 25 à 75€/mois) mais j’en suis extrêmement satisfait. Ils prouvent que, sans publicité, j’ai un lectorat et c’est le principal. Ces quelques euros, je les mets de côté pour dans quelques temps imprimer mes ouvrages à compte d’auteur (50 exemplaires pas plus) et ainsi avoir quelque chose de concret entre les mains pour la famille, les amis et tous ceux qui sont réfractaires aux Ebook.
    Lann Stereden
    (*) NB : sur ce sujet, mon retour d’expérience me permet d’affirmer qu’il y aurait beaucoup à dire sur l’impact que peut avoir un titre et une couverture.

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