Triste état des lieux…..

Deux phénomènes sont là et il était bon de les évoquer au moment où la situation me semble ne pas évoluer ni bouger du tout pour le premier et progresser pour le deuxième.

Quotidiennement, je tombe au cours de mes surfs sur de nombreux cas de violations de droits d’auteur et de traducteur concernant les livres dits du domaine public. Pratiquement toutes les plateformes proposant ce genre de livres y ont recours et sont constamment sur la corde raide.

On pourrait penser que tant que les ayants droits ne font pas les démarches de se plaindre et réclamer ce qui leur est dû envers les différentes plateformes ces dernières sont à l’abri des procédures mais néanmoins pas dans le respect de la loi ce qui peut pousser les autorités à un seuil de tolérance mais là je dis non, la loi est la même pour tout le monde !

Un simple exemple, on trouve partout sur le web et gratuitement, l’Appel de La Forêt, le livre le plus connu de Jack London. Cette œuvre est effectivement libérée de droits d’auteur mais pas de ceux de traducteur. La seule version circulant sur le web quel que soit l’endroit où vous le preniez est une traduction non libre de droits et ce n’est qu’un exemple! Un autre ? Tous les Sherlock Holmes de Conan Doyle font hélas partie de ces œuvres dont les droits de traduction sont constamment violés pour ne citer que ces deux exemples mais les autorités ferment les yeux y compris la Hadopi totalement insensible au sujet.

L’autre phénomène qui a vraiment pris de l’ampleur ces derniers mois est le champ de foire que sont devenus les commentaires de livres.

On assiste à de véritables attaques entre auteurs ou de lecteurs à auteurs ou l’inverse mais encore tout simplement entre lecteurs. Lorsque cela est écrit, ça peut aider en tant que preuves mais il arrive que ce soit beaucoup plus sournois comme les attaques postés en “réponse” à un commentaire donc pas en tant que commentaire même.

On peut voir également des attaques se traduisant par des clics utiles ou inutiles en fonction des commentaires concernés sans compter les différents trafics de commentaires comme l’achat, les arrangements parfois dans le seul but de nuire alors que le rôle d’un commentaire est de guider les lecteurs dans leur choix de lecture et mais aussi l’auteur dans la poursuite de son parcours littéraire. Je vous avais d’ailleurs signalé les cas de deux auteurs Pascale Marie Quiviger qui organisait un trafic de commentaires entre auteurs et Chrystal Jones se cachant derrière le pseudo ou prénom Nadia et faisant beaucoup parler d’elle mais dans le mauvais sens donc méfiance !

Et derrière tout ça, on peut voir aussi le classique effet de groupe qui peut faire des ravages sans compter les nombreux commentaires de livres non confirmés achetés mais aussi les usurpations d’identités ou ceux et celles se cachant derrière une autre identité.

Bref, des commentaires qui sont devenus un véritable champ de foire pour combats de coqs. Les différentes mesures de changement devraient arriver car une nouvelle gestion des commentaires est prévue dans un avenir proche.

Il est temps car il y en a ras le bol de ses différentes agressions suite à la publication d’un commentaire ou une publication de livre pour un auteur.

Ces fouteurs de m…. n’en sortiront pas vainqueurs et encore moins grandis doublement s’il s’agit d’auteurs. Il est temps que certains prennent conscience qu’en cherchant à bruler les étapes, ils vont droit dans le mur et leur parcours littéraire risque d’être beaucoup plus court que prévu.

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13 commentaires sur « Triste état des lieux….. »

  1. Mon commentaire ne va pas plaire, mais je ne comprends pas le principe des droits d’auteur et de traducteurs sur le post-mortem. Mise à part permettre l’existence de rentes pour des personnes qui étaient parfois dans les organes génitaux de l’auteur au moment de la création de l’oeuvre, quel intérêt ?

    L’Hadopi ? L’usine à gaz mise en place par les lobbys du film et du disque pour maintenir leurs rentes en ne voulant pas voir qu’il fallit changer de modèle économique ? Elle s’en contrefout des livres, c’est pas son problème !

    « Je vous avais d’ailleurs signalé les cas de deux auteurs Pascale Marie Quiviger qui organisait un trafic de commentaires entre auteurs et Chrystal Jones se cachant derrière le pseudo ou prénom Nadia et faisant beaucoup parler d’elle mais dans le mauvais sens donc méfiance ! »

    Des personnes, dont Michel Audiard auraient attribué l’adjectif qualificatif qui en argot désigne le sexe féminin, qui ne méritent pas qu’on s’attarde sur leurs oeuvres et qu’Amazon ferait bien de bannir pour en faire des exemples.

    C’est le pire de ce qui peut se produire via l’auto-édition scripturale. Quand Amazon et compagnie se mettront à faire du ménage, nombres d’auteur(e)s n’auront plus que leurs yeux pour pleurer, et je ne serais pas le premier à verser la moindre larme.

    1. Il est certain que quand l’heure du grand ménage viendra, certains seront surpris de l’atterrissage et puis comme tu dis si souvent Fred, si tous les c… étaient sur orbite, la terre aurait pas fini de tourner.

      1. La phrase est tiré du film policier « Le Pacha » (1968) : « Je pense que le jour où on mettra les cons sur orbite, t’as pas fini de tourner. »

        Quand aux personnes qui utilisent des pseudos multiples, il y a un service de dénonciation d’abus sur Amazon. Si tu ne préviens pas Amazon de tes doutes pour qu’ils fassent une enquête, rien ne bougera.

  2. Bonjour,
    Ce que vous dites est très juste… Pour les auteurs « honnêtes », qui attendent simplement qu’un lecteur anonyme achète son livre et donne son avis, espérant que ce dernier ne serait pas trop négatif, c’est assez injuste de constater ce trafic de commentaires.
    Par ailleurs, c’est un tout autre point, mais je suis souvent sidéré de voir sur Amazon, par exemple, une grande oeuvre, passée dans le domaine publique d’ailleurs, recevoir des commentaires terribles, accompagnée d’une unique étoile sur cinq. C’est une question de goût me direz-vous et chacun est libre de donner son avis… Mais quand on se penche de plus près sur les commentateurs, on remarque que l’un d’entre eux aura mis 5 étoiles à un auteur récent qui aura choisi Amazon Kindle comme éditeur, et dont le livre est bourré de fautes d’orthographe, par exemple. Là, je ne comprends plus…
    Lorsqu’on commente un Zola, un Flaubert, Balzac, Bazin, Mann… peut-on se permettre de juger une telle oeuvre aussi froidement alors qu’ils étaient des génies de la littérature, et nous de simples lecteurs, surtout pour ensuite mettre cinq étoiles à un texte à peine écrit en français?
    Ce n’est que mon point de vue… Chacun est libre de juger une oeuvre comme il l’estime.
    Après, en effet, vous avez raison, il y a de quoi rager en imaginant de nouveaux auteurs s’encenser mutuellement pendant que d’autres, plus honnêtes, attendent que l’un de ses lecteurs appose un commentaire positif ou négatif.
    Concernant les droits de traduction, je n’étais pas au courant et je vous remercie de partager cette information avec vos lecteurs. Effectivement, c’est une question que je ne m’étais même jamais posée et j’ose espérer que pour la plupart, il en est de même pour les « fraudeurs » qui, une fois avertis, y prendront garde!
    Vivement que les choses changent!
    Bien cordialement.
    H.S.

    1. Il est certain qu’on ne peut contester les gouts et les couleurs ! Néanmoins un commentaire qu’il soit bon ou mauvais se doit d’être utile aux auteurs en étant argumenté ce qui les aide à se corriger dans la poursuite de leur parcours et d’évoluer. Mais la plupart du temps, de trop nombreux lecteurs postent des commentaires orientés sur l’histoire du livre et non sur le travail de l’auteur. Ils sont donc inutiles car trop rarement argumentés genre j’aime j’aime pas.
      Concernant les œuvres du domaine public, il peut y avoir aussi fréquemment des commentaires qui concerne davantage la qualité d’édition ce qui peut valoir de temps en temps des une étoile car les éditions de mauvaise qualité sont légion concernant les œuvres gratuites. Les fautes d’orthographe d’un auteur sont à prendre en compte mais ne doivent pas être un obstacle à un commentaire positif car un auteur de l’auto-édition peut toujours s’améliorer et on doit lui donner cette chance là surtout quand il commence. Le seul souci est de savoir comment un auteur gérera émotionnellement les retours négatifs et lorsque certains prennent ça comme des agressions, c’est ce qui déclenche ces combats de coqs et règlements de comptes. L’auteur Chrystal Jones signant ses commentaires sous le pseudo/prénom Nadia réagit très mal aux retours négatifs et lance différentes attaques de plusieurs manières donc méfiance !

  3. C’est triste, en effet, Agnès. Surtout, quand on voit des auteurs faire de la publicité en commentaire sur le livre d’un autre auteur pour se mettre en avant. Les lecteurs n’ont vraiment pas besoin de ça.
    Quant aux droits d’auteurs et traducteurs, je n’en démordrai pas. Ce n’est, ni plus ni moins, qu’une question d’argent. Tant que tout le monde trouve son compte dans l’histoire…

    1. Exact Christelle ! Je n’ai pas voulu évoquer non plus les fréquents auteurs qui dans les commentaires des autres auteurs font leur propre pub quand ce n’est pas leurs proches. C’est d’un manque de respect sans limite et le début de la fin pour ces auteurs aux pratiques plus que contestables..

        1. Sauf lorsque c’est sincère ! C’est toujours mon cas, et je suppose le tien également. J’apporte beaucoup d’importance aux commentaires des autres auteurs. Comme ceux que tu as eu la gentillesse de me laisser. Le problème vient de ceux qui le font de manière systématique et en y laissant bien en évidence un rappel sur leurs oeuvres ou sur leur dernier roman. J’aimerai avoir plus de temps pour vous lire tous, mais avec les derniers événements, le boulot ne me le permet pas. Vivement la retraite !

  4. Comme souvent, voici « un coup de gueule » mérité, mais peut-on éviter ce genre de chose ?
    Je n’en suis pas certain. Quel auteur n’a pas demandé à ses amis de lire son roman et de laisser un commentaire. Je l’avoue je l’ai fait pour un genou à terre, une petite dizaine ont dû répondre à ma demande. Mais, jamais je ne leur ai imposé une note ou un commentaire.
    Je ne crois pas que l’on puisse tromper longtemps le lecteur sur le contenu grâce aux commentaires. Il arrive un temps, où, les unes ou deux étoiles arrivent et où les lecteurs se posent la question sur le rapport entre le contenu et les notes.
    J’ai reçu ce type d’appréciation « je me suis fié aux commentaires et quelle déception ! »
    Pourtant je n’ai pas usé de subterfuges pour induire l’acheteur/lecteur en erreur, mais beaucoup ont aimé le roman, et d’autres pas du tout.
    Je n’ose imaginer ce que doit être le résultat lorsque l’auteur a payé ou mis en place un stratagème pour récolter des commentaires de manière malhonnête.
    Venons-en aux auteurs qui créent des profils pour casser les autres et faire tomber en flèche votre note. J’espère que ce type de profil est du domaine de l’infinitésimale, en tout cas je le souhaite.
    Il y a de la place pour tout le monde dans le domaine de l’écriture, que ce soit dans des genres et des styles différents, mais également lorsque cela correspond. Lire ce n’est pas acheter une voiture que l’on garde plusieurs années, ce sont quelques heures de voyage, assis dans un confortable fauteuil. Lorsque le roman est terminé, le lecteur passe à autre chose et au lieu d’être concurrents ou ennemis, nous devrions nous réjouir de la richesse de ce monde.
    Un auteur ou un lecteur, pour je ne sais quelle raison qui s’adonne à cela, se détruit à petit feu. Quelle gloriole ? Casser ou nuire aux autres n’a jamais aidé au développement personnel. C’est peut-être le souci que certains peuvent rencontrer en face d’un succès mitigé. Mon second roman n’a pas trouvé la réussite espérée, et alors ? Est-ce que je dois jalouser ceux qui flirtent avec le top dix ? Ou est-ce que le mieux n’est pas de se remettre en cause, de tenter de s’améliorer, de changer de cap, de style, de genre, de persévérer.
    Nuire aux autres et une perte de temps et c’est se donner une image de soi bien destructrice. Je ne sais pas si parmi les commentaires, certains émanent de ce genre de personne. Mais, si c’est le cas, je les plains.

  5. On peut toujours regretter le mauvais usage qui est fait d’un bon outil. Quel que soit cet outil, Amazon, Facebook, l’automobile, le rugby, il faut qu’il y ai des règles strictes, voir des cartons jaunes, des amendes, mais des failles demeureront toujours pour ceux qui se croient plus malins. Même sur Tripadvisor, j’ai un compte avec plus de vingt avis sur les restaurants et je n’ai jamais noté le mien ! Mince, vous savez que je suis dans ce métier. Vais-je avoir des opportunistes ?

    1. Comme le disait Fred les règles de l’autoédition doivent être établies et surtout s’appliquer sanctions comprises afin que ce milieu puisse fonctionner et convaincre le plus grand monde de manière sereine. Et une crêpe gratos pour toute la cavalerie !

  6. Je fais partie de ceux et celles qui ont eu des commentaires « assassins » sur mon second roman « la dame de compagnie » il est vrai que ce roman est en partie « à l’eau de rose » mais certains aiment… Ensuite, les ventes ont dégringolé, évidemment, car les mauvais commentaires sont en premières positions, les bons, à la fin. J’en ai été très attristée car j’étais attachée aux personnages que j’avais créés. Ensuite, j’ai cru bon de préciser les conditions morales dans lesquelles je me trouvais à cette époque. Je pense que c’était une erreur que je ne renouvellerai pas. Pour ce qui est de la publicité faite aux auteurs autoédités, je le fais fréquemment, car pour moi, c’est reconnaître qu’ils ont du talent et méritent d’être édités par une grande maison d’édition. Mais en aucun cas pour me faire de la publicité. J’écris seulement depuis que je suis à la retraite et j’ai encore beaucoup à apprendre. Les conseils, les avis je prends, je fais aussi beaucoup de fautes d’inattention, toujours trop pressée d’avancer, comme si j’allais mourir demain. J’ai aujourd’hui 65 ans, donc vous comprendrez que j’écris surtout pour le plaisir et si, par hasard, l’un de mes romans plait aux lecteurs, ils m’encouragent à continuer. J’ai fait un rêve…

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