Les mauvais exemples de l’autoédition

Un article totalement imprévu que je viens tout simplement de vous préparer sur un sujet dont il est bon de parler et que j’ai évoqué brièvement hier en vous demandant votre avis par une question sur Twitter.

Aborder le sujet de l’attitude de certains auteurs dans leur communication peut être sensible car certains d’entre eux débarquent dans l’autoédition avec un melon à la place de la cervelle. Déjà futur prix Goncourt ! Ceux là n’ont rien à faire dans ce milieu et vont droit dans le mur. Ils le comprendront bien à un moment où la chute n’en sera que plus brutale mais ce ne sera pas faute d’avoir été avertis.

Il y a également ceux qui ont une mauvaise gestion des retours et là ça peut donner lieu à de véritables corridas dans les commentaires comme par exemple des attaques gratuites envers d’autres auteurs ou lecteurs car ils n’acceptent pas la moindre remontrance concernant leurs livres qui bien évidemment sont toujours les meilleurs et ont toutes les qualités. Quand vous mettez l’art et la manière de leur dire les choses et que la réaction à l’autre bout est une agression, vous vous dites sans doute que vous avez perdu votre temps à lire une daube voir votre argent pour une merde ou un torchon dont l’auteur n’ira jamais loin.

Les exemples que j’ai, l’auteur Pascale Marie Quiviger qui de son côté avait organisé un trafic de commentaires concernant ses livres en échange de commentaires de livres non lus et non achetés mais Amazon semble y avoir mis fin car je leur avais signalé ce trafic.

L’auteur Chrystal Jones alias Nadia alias Myriam.L alias…….. change fréquemment de nom et nécessite de sortir avec le bouclier car c’est un volcan qui n’accepte tout simplement aucune critique négative à propos de ses livres. Des livres illisibles tant il y a de fautes d’orthographe et d’après elle aucune. Un personnage qui n’a aucun avenir dans l’autoédition et ne va pas tarder d’atterrir mais ça va lui faire mal. Une véritable actrice qui se trouve très maligne dans sa stratégie d’attirer l’attention y compris en attaquant et dont l’angoisse est l’indifférence donc on peut la remercier de nous donner la solution.

Il y a également ceux que j’appellerais les collants. Bien que m’appuyant que sur mon exemple personnel , je suppose qu’ils fonctionnent pareil partout. Dès que vous lisez leur livre, il ne vous lâche plus. Il suffit que j’affiche un livre dans la rubrique lecture en cours pour que certains de leur auteur se précipitent, s’abonnent au blog, à la page twitter et m’envoient des messages à répétition. Qu’est ce qui dit à l’avance que je vais aimer le livre et le trouver bon au niveau du travail ? Donc les auteurs que cet exemple de situation peut concerner, sachez le bien, si je n’aime pas un livre, je ne m’abonnerai pas à vos pages ni ne lirai d’autres livres de vous.

Je dois dire que quand je trouve un livre mauvais, j’essaie de m’abstenir de tout commentaire afin d’éviter toute forme d’attaque.

Je commençais à penser à l’idée de supprimer la petite rubrique “Lecture en cours” sur la colonne de droite et le signalement des livres que j’entame sur Twitter car je me prends fréquemment des réflexions genre: – c’est quand que tu lis mon livre ? – tu lis cette daube ? – y’en a d’autres qui sont mieux – pas terrible comme lecture etc…..mais je ne le ferai pas car si certains viennent pour me juger sur mes lectures et mes avis toujours argumentés c’est qu’ils n’ont rien compris au film et leur chute n’est pas loin. Un intestin capricieux, ça peut être mauvais !

Tant qu’un auteur n’aura pas l’attitude qu’il est indispensable d’avoir, bonne gestion, bonne réaction, bonne communication, bon comportement, soigner son image publique il a peu d’avenir et encore moins de chance avec moi.

La toile est grande…………

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11 commentaires sur « Les mauvais exemples de l’autoédition »

  1. Pour le trafic de commentaires, j’ai apporté ma petite pierre à l’édifice en postant quelques remarques sur des textes de commentaires qui empestait le copié-collé à 15 kilomètres à la ronde.

    Quant au melon, c’est quand même une insulte pour l’excellent fruit en question. Plus dure sera la chute pour les personnes dont l’ego est à peine plus petit que le super-amas de la Vierge, dont fait partie… la Voie Lactée.

  2. Je reconnais certains comportements dans cet article. C’est évident que l’auto-édition, comme le fait de vouloir publier son oeuvre n’est jamais simple, toutefois, certaines pratiques sont contre-productives et c’est dommage que les auteurs ne s’en rendent pas compte plus vite !

  3. L’autoédition, c’est un rude travail pour l’auteur, c’est un chemin chaotique où il faut toujours se remettre en question, apprendre de ses échecs. On l’accepte ou on ne l’accepte pas. 😉
    Avec tout ce petit programme, on n’a pas le droit de péter plus haut que son cul, sinon, au bout d’un moment, ça frite. 😀
    Merci pour ton article, Agnès. :*

  4. Ah ! Ma femme a failli répondre aux commentaires négatifs reçus sur mon premier ebook. Je l’ai retenue avant que tout ça dégénère. Tu sembles me donner raison sur l’attitude à adopter.

    Humilité, retenue, politesse…

    1. Absolument Olivier ! Soigner son image et ses réactions publiques est essentiel vu les conséquences potentiellement dramatiques. Des retours négatifs ne doivent se partager que par voix privée ou dans son foyer et il est indispensable aussi de savoir prendre de la distance avec les retours. Désolée pour ta moitié;)

  5. C’est souvent la minorité qui fait du tort à la majorité. De tels comportements desservent l’ensemble des auteurs indépendants. Il faut trier le grain de l’ivraie, pas vrai ?

  6. En tout cas je tiens a vous remercier personnellement pour les étoiles du Pendu, c’est inespéré car je sais que je n’ai pas les bonnes connexions neuronales de l’écrivain talentueux. Mes amitiés et bonne continuations pour vos lectures et autres projets.

  7. Une question souvent de bon sens, mais ceux qui en sont amputés ont désormais un article pour remédier à leur manque.
    Un coup de gueule qui se comprend.
    Il y aura toujours des tricheurs, mais je suis confiant, on ne peut tromper les lecteurs qu’un court moment, et le retour de bâton dans ce cas doit faire très mal.

  8. Tu as raison de ne pas chroniquer les livres que tu n’as pas aimés. C’est également ma philosophie. D’abord, un auteur ne fait jamais exprès de rater un livre 🙂 Ensuite, il subsiste toujours une part de subjectivité dans le fait d’apprécier ou non une œuvre, et ce n’est pas parce qu’un chroniqueur n’aime pas un livre que ce livre ne plaira pas à d’autres. Il me semble plus constructif de parler des textes qui nous ont touchés et de les mettre en avant. Je préfère de loin ce type de partage « positif ». Casser pour casser ne conduit nulle part et ne grandit pas.
    Concernant les auteurs autopubliés qui exercent le pressing pour une lecture ou un article, je comprends leurs motivations, car ils savent qu’à de rares exceptions ils ne décrocheront jamais la presse nationale. Les blogueurs apparaissent alors comme leur seul possibilité de gagner un peu en visibilité. Mais le fait d’insister, très lourdement parfois, de s’énerver, de s’impatienter, de se montrer intrusifs et directifs est complètement contreproductif et nuit terriblement à l’image de l’autoédition. Comme le fait de soumettre à la lecture des textes truffés de fautes, mal mis en page et avec une première de couv. calamiteuse.
    Le professionnalisme, c’est proposer des livres qui en soient, et c’est savoir encaisser les critiques quand elles arrivent. Je ne vous dis pas celles que j’ai reçues pour « Les Corps terrestres ». Ça ne m’a pas fait plaisir, ça m’a souvent énervé lorsque j’ai vu qu’elles étaient rédigées par des gens qui voulaient juste me péter les genoux pour le plaisir ou par « concurrence », mais je n’ai jamais répondu.
    Il faut que les auteurs qui veulent durer un peu comprennent ça : personne n’est obligé de les lire ni d’aimer leurs textes. C’est la dure loi du métier 🙂

  9. Chroniquer ou pas, les livres qu’on n’a pas aimé? Cela m’évoque la remarque d’Henry Chapier, en 1992 dans l’émission de Ruquier « rien à cirer ». A propos de ses invités sur le divan, à l’époque, il avait dit qu’il n’invitait que les personnes qu’il aimait et ne parlait que des productions qu’il appréciait. « Si on a que de la bile à déverser, les gens n’aiment pas. Si je n’aime pas un film, un disque, un livre, je n’en parle pas ».

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