Ce que je n’oserai jamais te dire de Bruno Combes

L’Histoire

« Joy, veux-tu être ma femme ? »
« Oui, je le veux ! », a répondu Joy à Guillaume avec une ferveur égale à la profondeur de l’amour qu’elle lui porte.
Et pourtant, le soir même du mariage, alors que la fête bat son plein, Joy s’évanouit dans la nature.
Guillaume, d’abord fou d’inquiétude puis ravagé par le doute, se perd en conjectures. La gendarmerie n’a rien trouvé de suspect, il semble que la mariée aurait elle-même décidé de partir.
Quand le prêtre qui les a unis lui dévoile la vérité, Guillaume est effondré. Car cette révélation, si elle témoigne d’un courage et d’une générosité sans pareils, remet en cause toutes ses certitudes d’amoureux passionné. Pourra-t-il pardonner à Joy de lui avoir caché ses tourments… et aura-t-il la force de lui tendre la main ?

Mon avis

J’avais découvert l’auteur Bruno Combes avec ses romans Le Secret de la Montagne Noire (2 tomes) et il fallait donc découvrir ce petit dernier qu’est Ce que je n’Oserai Jamais te Dire. J’ai été longue à porter mon attention sur le travail de Bruno car de nombreux lecteurs et lectrices surtout donnaient de ses livres une image faussée et vous savez pertinemment que le genre histoire d’amour n’est pas ma tasse de thé. Je me suis vite aperçue qu’il n’y avait pas que ça car l’auteur nous offre beaucoup de surprises et un style bien à lui que j’avais hâte de retrouver car il m’avait véritablement marqué avec ses précédents romans et je n’ai pas attendu longtemps avant de me plonger dans cette nouvelle publication.

Pour cette histoire, un début faisant son effet car Joy disparait et choisit d’abandonner Guillaume le soir de leur mariage. Dès ce moment là, les lecteurs sont pris au piège qui se referme sur eux avec une seule question , pourquoi , ce qui instaure un sentiment de dépendance pour avoir la réponse.

Le talent de Bruno Combes nous permet de nous attacher aux personnages, à leur histoire et tous les faits qui jalonnent leur vie. Mais l’auteur ce n’est pas que cela car il joue parfaitement avec nos émotions et notre ressenti, en clair il fait de nous ce qu’il veut, il nous manipule à sa manière.

Le point positif reste véritablement le style de l’auteur. D’un livre à l’autre, on retrouve une écriture simple et efficace qui a fait son succès. Mais néanmoins une double narration pourra en déstabiliser certains bien que la plume délicate de Bruno sache exprimer les choses.

Entre mystères,recherches et une atmosphère assez pessimiste, on découvre que l’action est omniprésente du début à la fin. l’auteur entretient à merveille la raison de la disparition de Joy.

Il semblerait que de nombreux lecteurs aient eu un vrai coup de cœur pour les petites introductions au début de chaque chapitre. Il faut reconnaitre que c’est adroit pour la structure générale. Cela permet une mise en condition des lecteurs pour ce qui nous attends dans les lignes et pages suivantes.

L’histoire nous offre aussi l’opportunité de voyager et ainsi de nous évader, c’est donc mission accomplie pour l’auteur.

Un livre qui m’a fait passer un très bon moment de lecture avec un style qui me marque à chaque fois.

Un récit riche en suspense pour un roman au charme indéniable qui est à recommander.

Du Feu de l’Enfer de Sire Cédric

L’histoire

Manon maquille les cadavres, Ariel maquille les voitures. Elle est thanatopractrice, il est délinquant. Ils sont frère et soeur. Un jour, l’une des combines d’Ariel tourne mal
et Manon se retrouve complice malgré elle. Lorsque les assassinats les plus sordides s’accumulent autour d’eux, traçant un jeu de piste sanglant vers une secte satanique, le capitaine Raynal s’intéresse à leur cas. Commence alors une traque qui brouillera
les limites entre alliés et prédateurs et mettra à l’épreuve les liens du sang.
Sire Cedric revient en chef d’orchestre du suspense et des frissons, avec un nouveau
concerto qui fait la part belle au souffle du vent dans la nuit noire et aux gémissements des corps torturés. Subtil et maîtrisé, ce conte d’horreur moderne allie à la justesse d’une réflexion sur les relations familiales les retournements de situation les plus ébouriffants.

Mon avis

J’avais hâte de me jeter dans le tout dernier roman de Sire Cédric car je reste une fidèle depuis son tout premier livre. Connaissant suffisamment la plume magistrale de l’auteur, j’y suis allée sans la moindre retenue. Difficile de ne pas adhérer à une écriture aussi affutée et précise.

Si je devais utiliser un seul mot pour parler de ce livre, ce serait action car Du Feu de l’Enfer est un livre qui va vite et au cours duquel il ne faut pas s’attendre au moindre moment de calme. Au contraire, ce sont les nombreux rebondissements à grand renfort de vitesse qui donnent un tel rythme à l’action ce qui laisse peu de temps au lecteur pour connecter aux faits arrivant et notamment à l’accumulation de cadavres.

La structure générale reste parfaite pour vous amener dans l’ambiance de dingue et l’atmosphère dont vous vous rendrez compte très vite. Sire Cédric ne perd pas de temps à nous remplir des pages de descriptions mais sait nous garder brillamment dans l’action. Un seul conseil, attachez votre ceinture !

L’auteur nous apporte toujours autant de bonnes scènes bien sanglantes qui ont fait son succès et c’est sans doute dans ces moments là qu’on sent le mieux son plaisir d’écrire. Mais il est intéressant cette fois-ci de le voir exploiter le milieu des intouchables, un sujet oh combien d’actualité mais que chacun verra à sa manière.

Sire Cédric joue toujours aussi parfaitement avec ses lecteurs car il a su créer un gros effet de surprise au fil des pages, il a pris le temps de bien nous manipuler pour nous préparer à cette surprise et croyez-moi c’est véritablement brillant.

Il en devient presque inutile de parler du suspense dans un livre d’une telle intensité. On l’imagine facilement car entre le rythme, l’action, l’atmosphère et l’ambiance générale ce sera toujours dans le sens ascendant.

Si vous aimez les thrillers intenses, alors Du Feu de l’Enfer est fait pour vous.

Un livre puissant qui en retournera plus d’un, une belle réussite !

La Preuve par Neuf de Jérôme Dumont

La Preuve par Neuf

Résumé

Lorsque Jacqueline Miremont décide, à 77 ans, de divorcer, Gabriel Rossetti comprend instantanément qu’il s’agira d’un dossier pas comme les autres. La vieille dame cherche avant tout à se prémunir de l’appétit vorace de ses enfants, prêts à tout pour mettre la main sur leur héritage.
Quand les choses s’accélèrent et prennent une tournure dramatique, il n’y a plus de place pour le doute : un sinistre complot se met en place.
Entre la menace d’une mise sous tutelle et un divorce qui s’annonce orageux, Gabriel et Amandine devront déployer tous leurs talents d’enquêteurs et faire appel à leurs vieux amis pour mettre à jour les secrets de la famille Miremont.
La neuvième enquête de Rossetti & MacLane : vous ne regarderez plus vos enfants de la même façon…

Mon avis

Vous avez pris l’habitude de retrouver régulièrement sur le blog les chroniques de cette série Rossetti & MacLane dont je suis totalement fan depuis la toute première enquête. L’auteur Jérôme Dumont a souhaité me consulter avant publication et avoir mon avis, j’ai donc lu La Preuve par Neuf récemment tout en le téléchargeant ce matin.

Que de plaisir à retrouver Gabriel, Amandine et toute la bande pour cette nouvelle aventure et je me suis jetée dedans tête baissée car inutile de retenir le plaisir en me disant que de nombreuses surprises m’attendaient comme à chaque fois.

L’histoire s’ouvre sur la visite d’une petite mamie de 77 ans qui débarque en consultation au cabinet de Gabriel pour divorce ce qui, il faut bien le dire n’est pas le plus fréquent à cet âge. Jacqueline Miremont explique d’abord le pourquoi de sa décision et je dois avouer qu’à ma première impression, j’ai trouvé ça pompeux. Je me demandais où se situait l’énigme.Je suis tout simplement tombée dans le piège de l’auteur qui d’entrée de jeu manipule le lecteur tout en finesse.

Après nous découvrons véritablement de quoi relève l’énigme en question et je dois dire que Jérôme aborde là un sujet d’actualité et qui se voit régulièrement. Et cela nous met face à des sentiments de colère de voir de quoi certains sont capables pour l’appât du gain.

L’auteur nous propose donc à nouveau une histoire “à domicile” comme dans le précédent roman l’Arlésienne. J’ai déjà fait la suggestion à l’auteur d’alterner un peu les lieux des différentes enquêtes entre le “à domicile”, en déplacement, en vacances…..

Autant vous le dire tout de suite, du Rossetti & MacLane reste du Rossetti & MacLane toujours aussi addictif et on retrouve parfaitement les mêmes ingrédients qui ont fait le succès de cette série.

Entre l’humour et les réparties si connues de Martinez, on déguste la qualité d’écriture, la maitrise parfaite et la finesse de l’auteur qui fait de nous lecteurs ce qu’il veut. Gabriel nous montre cette fois-ci une truffe bien aiguisée et un instinct bien vissé.

L’exploitation du suspense mélangé à l’humour donne un ensemble brillant par son style et ses idées et savoureux à souhait !

Un seul regret, la présence réduite de Martinez qui pouponne et de Ange, deux des personnages que j’apprécie particulièrement.

Ne manquez pas cette nouvelle enquête, c’est du cuisiné aux petits oignons.

Bonne lecture

Wanda de Wendall Utroi

Wanda

Résumé

Quand l’amour d’une mère s’estompe et s’efface,
Quand un père s’avère absent et lâche,
Tout peut arriver.

Quand la souffrance est votre seule amie,
Quand on n’a que la mort pour seul bagage,
On peut craindre le pire.

Je m’appelle Wanda, je vais avoir treize ans,
Aidez-moi !

Mon avis

Aborder une nouvelle publication de Wendall Utroi est toujours un moment spécial avec la plume qu’on lui connait. Cette fois-ci, il a choisi de nous surprendre en abordant un sujet sensible, le désarroi des adolescents en manque d’amour. Cela promettait…..

Je me suis lancé à la lecture de ce livre avec une certaine réserve comme je le fais bien souvent mais en pleine confiance vis à vis de son auteur que je soutiens depuis ses débuts.

On découvre le parcours de vie de Wanda, son vécu ainsi que son ressenti. En la voyant grandir et évoluer, on a mal pour elle car l’enfance maltraitée est un sujet lourd à lire mais Wendall Utroi a su traiter cela d’une main de maitre au point que l’on ressent véritablement son propre ressenti pour avoir su si bien façonner son personnage.

On retrouve les qualités de son auteur qui lui ont permis de se faire un nom dans l’autoédition. Une juste exploitation de ses personnages, un dosage parfait du suspense ainsi que ce qu’il veut faire des lecteurs. Il sait tellement bien jouer avec eux et les rendre addicts !

Une écriture qui reste simple et efficace et nous offre l’occasion de découvrir d’autres personnages secondaires et de ressentir de multiples émotions dont le traitement reste un des points forts de ce livre.

Le ton est toujours de grande qualité et beaucoup de choses sont travaillées avec soin et délicatesse. Beaucoup de qualités qui vous permettent d’aborder sagement un sujet aussi lourd. avec de nombreux effets de surprise.

J’ai trouvé adroit le décorticage de l’esprit de Wanda le personnage principal, c’est diablement bien travaillé.

Sans vouloir me répéter, on se retrouve face à un sujet lourd qui avec tant d’émotions et de justesse en fait un roman puissant et prenant qui vous fera vibrer du début à la fin.

Une fois de plus,une réussite pour cet auteur qui continue sur sa lancée.A lire absolument !

L’Impasse d’Estelle Tharreau

Résumé

Au cœur de Chanzy, ville minière en plein déclin, trois femmes, deux hommes et un enfant se partagent une cour baptisée « l’Impasse ». Tous ne survivront pas à la haine qui les lie. Revenu sur les lieux de son enfance, le policier David Bertal suivra, au fil des vengeances et des trahisons, le chemin qui le conduira à affronter les acteurs de son passé. Mais, entre doutes et remords, parviendra-t-il à déchirer le voile noir qui entoure la vie et les secrets de ceux qu’il a aimés autrefois ?

Mon avis

J’avais découvert Estelle Tharreau avec son précédent roman Orages dont je vous avais parlé il y a peu et même si j’étais impatiente et curieuse de lire cette nouvelle publication, un zeste de réserve était là car devoir confirmer son talent pour un auteur après un joli succès n’est jamais le moment le plus facile. Sorti tout récemment aux Editions Taurnada, l’Impasse fait partie de leurs nouveautés à découvrir.

Le livre ouvre le bal sur quelques chapitres nous présentant l’impasse, ses habitants et l’ambiance y régnant. Passé ce début, on entre vite dans l’histoire avec les faits arrivant et une meilleure connaissance des personnages. Le ton est donné

Estelle Tharreau avait montré dans son précédent roman un côté très pointilleux sur les détails ce qui était véritablement à son avantage et montrait tout son talent. Avec cette toute dernière publication, on a véritablement affaire à du lourd avec un changement de niveau, une évolution importante du travail d’écriture de l’auteur et c’est tant mieux.

Même impression que certaines autres lectrices et blogueuses, l’auteur intègre de nombreux personnages et fait peser sur chacun d’eux des soupçons, cela m’avait marqué dans Orages et une fois encore dans l’Impasse. D’une certaine manière ça donne un côté ambiance cluedo au niveau des soupçons et c’est très bien joué.

L’intrigue oh combien excellente va également donner le sentiment que l’auteur a travaillé point par point le suspense, une qualité de travail rarement vue. C’est donc le côté pointilleux ressortant et dont je parlais.

Je me permettrais de reprendre une des phrases d’Anaïs car sa précision est indispensable : Indéniablement, le point fort de cette auteure est sa capacité à créer une atmosphère particulière à ses livres, ce qui donne une tonalité tragique au récit, tragique dans le sens que cette atmosphère nous fait ressentir une certaine tristesse, une sorte de spleen, durant notre lecture.

Estelle Tharreau garde une totale maitrise du ressenti de ses lecteurs, c’est flagrant et peu d’auteurs savent faire ça.

Un ensemble assez sombre dans lequel l’auteur exploite toujours avec merveille le ressenti de ses personnages, personne n’est oublié.

Entre tension et suspense savamment entretenus, difficile de ressortir étanche d’une telle histoire. Vous êtes tenus en haleine du début à la fin avec une efficacité redoutable.

Une confirmation pour cette seconde publication qui reste un véritable travail d’orfèvre.

Un grand moment de lecture !

Dans Les brumes du mal de René Manzor

Résumé

La mère de Tom est morte, et Tom a disparu.
Tom, mais aussi John, Michael et Lily. À chaque fois, une mère est assassi- née et son enfant enlevé, comme évanoui dans les brumes inquiétantes qui submergent si souvent la Caroline du Sud.
Dahlia Rhymes, agent du FBI spécialisée dans les crimes rituels, s’impose dans l’enquête. Tom est son neveu, et même si elle ne l’a jamais vu car elle a rompu toute relation avec sa famille, elle ne peut pas l’abandonner.
En retrouvant les marais et les chênes séculaires de son enfance, Dahlia retrouve aussi Nathan Miller, un ancien gamin des rues devenu un des meil- leurs flics de Charleston. Ensemble, ils se lancent à la recherche des enfants, sans autre indice que le témoignage d’un voisin, qui prétend avoir vu rôder autour d’une des maisons une shadduh, une ombre vaudoue.
Et si, pour une fois, le mobile n’était ni l’argent, ni le sexe, ni la vengeance, ni même l’amour ?

Mon avis

J’avais découvert l’auteur avec ses précédents succès que sont Les Ames Rivales et Celui dont Le Nom N’est Plus et sans surprise il me fallait aller à la découverte de Dans Les Brumes du Mal dont j’ai terminé la lecture voici quelques semaines (oui oui j’ai du retard dans les chroniques lol).

L’auteur nous propose une histoire passionnante avec une intrigue palpitante qui pourra surprendre en réunissant de nombreux ingrédients pour faire de ce thriller une réussite.

On se retrouve face à une justesse de l’exploitation des personnages et des situations même si j’irais jusqu’à dire un certain vice de la part de l’auteur ce qui lui permet de mener à bien son jeu de manipulation du lecteur. Tout est habilement travaillé et à la lecture ça se sent véritablement.

On est happé par le tourbillon de l’ambiance noire et glauque avec de nombreux rebondissements et un tel suspense qui vous montreront la parfaite maitrise de René Manzor.

Avec une certaine simplicité et une efficacité assurée, l’auteur nous tient en haleine jusqu’au bout de cette histoire au scénario bien ficelé duquel il est difficile de s’échapper tel une toile d’araignée.

Quand au rythme, aucun temps mort, aucun répit pour le lecteur entre la puissance et l’intensité du début à la fin, avec une franche montée d’adrénaline sur un final aussi grandiose qu’inattendu !

Un roman ambitieux pour lequel les superlatifs ne manquent pas tant celui-ci est traversé d’un puissance rare.

Un thriller magistral jouissif que je vous conseille sans attendre !

Fanny N. d’Alice Quinn

Résumé

Fanny N. adore les bébés. En avoir un à elle, c’est le rêve de sa vie. Quand elle les regarde, au parc, dans leurs poussettes, avec leurs mamans, l’envie monte, monte… et peut-être aussi la jalousie. Car Fanny N. a 33 ans, mesure 1,59 m, pèse 100 kilos, et vit encore chez sa mère, qui l’infantilise totalement. Il faut dire que Fanny N. n’est pas tout à fait comme la majorité des jeunes femmes de son âge, avec son corps dévasté par des monstres et sa simplicité d’esprit proche de celle des petits dont elle s’occupe à la crèche. Alors les prétendants au titre de père ne se bousculent pas au portillon.
Que faire, dans ces conditions ? Que faire de cette tendresse qui la dévore au fil du temps ? Que faire de ces désirs frustrés, de cette douleur insupportable ? Que faire, lorsque l’envie devient obsession ? Barricadée derrière ses éclairs de lucidité, d’humour et d’autodérision, Fanny N. pourra-t-elle tenir encore longtemps ou finira-t-elle par exploser comme une bombe à retardement ?

Mon avis

Retrouver l’auteur Alice Quinn est toujours un bonheur mais il faut avouer que là je me suis lancé avec une certaine prudence vu le changement de cap. Je dois avant tout vous dire que le livre m’a été proposé par son auteur et que très exceptionnellement j’ai accepté. Merci Alice !

J’étais très curieuse de découvrir ce changement de direction d’Alice car avec l’art et la manière qu’elle a de manier la comédie et le policier, qu’allais-je découvrir ?

On assiste au parcours de Fanny N. qui vit tel qu’elle l’entends dans sa folie ce qui donne lieu à des scènes cocasses,choquantes,noires, voir très noires.

J’ai noté différentes choses donc faisons le tour.

On a droit par moment à un langage assez cru il faut bien l’avouer ce qui est une première surprise de la part de l’auteur mais qui gère ça de manière millimétrée. Son art des mots est toujours bien présent même dans un autre genre. Une grande qualité !

Au milieu de ce langage et son personnage principal qu’est Fanny, on y trouve de l’émotion et parfois un peu de rire. Perso, la scène du chien Momo m’a touchée.

On assiste à une chose que je qualifierai d’originale avec l’alternance d’un texte à la première personne et à la troisième personne quand il s’agit du phrasé de l’auteur qui exploite à merveille la schizophrénie de Fanny qui parle d’elle-même aux deux personnes. Ça peut en déstabiliser certains mais finalement on s’y fait très vite. Donc une petite prise de risque bien réfléchie de l’auteur.

Un ensemble très noir qui nous offre l’occasion de découvrir le côté obscur d’Alice Quinn qui propose un livre court certes mais peut être satisfaite de la mission accomplie et réussie !

En clair, j’ai passé un bon moment de lecture mais trop court.

Je vous conseille ce détour littéraire, c’est toujours bon quand les auteurs savent nous surprendre !

Un seul petit reproche concernant l’éditeur, un prix  trop élevé pour le nombre de pages.

Bonne lecture !