Abîme de Cetro

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L’histoire

David, 14 ans, ne connaît pas l’insouciance de l’adolescence.
Sa vie est rythmée par le harcèlement perpétuel dont il est victime, les humiliations et les coups que lui dispensent ses pairs sans compter. Le monde qui l’entoure n’a que mépris pour lui, et c’est dans l’indifférence générale qu’il vit un cauchemar au quotidien.
Il ne doit son salut mental qu’à ces moments où, seul, il se retire dans un petit bois abritant un étrange gouffre, sorte de puits naturel apparemment sans fond.
Il se déleste là, dans la profondeur et l’obscurité de la terre, de ses chagrins et ses mauvaises pensées.
Mais que recèle vraiment ce gouffre, nommé par les locaux le « chaudron du mal »? Quels effets auront sur lui ces descentes quotidiennes sous la surface?

Mon avis

Retrouver la plume de Cetro est un plaisir tant il traite de manière particulière certains sujets parfois graves. Et une fois de plus avec ce dernier roman qu’est Abîme, on se retrouve face à de nombreuses découvertes sur un sujet sensible grande cause nationale qu’est le harcèlement scolaire.

Je me suis lancée dans cette lecture avec une légère retenue comme cela m’arrive parfois mais doublement avec l’ami Cetro du fait de sa manière d’écrire. Et je me suis aperçue que j’avais bien fait car que de surprises. Il m’a fallu avoir fini de lire le livre et un peu de recul et de réflexion pour en avoir une perception juste.

L’histoire de David reste terrible à découvrir surtout la première partie qui n’est faite que de douleurs et est criante de vérité. Car on a tous vu ou vécu des situations de ce genre. Mais ce qui est beau dans ce livre est l’enseignement qu’on peut tirer face à tant de douleurs et apprendre à rebondir pour les victimes mais aussi à détecter et repérer de telles choses en tant que parents.

Une deuxième partie qui se veut plus sombre nous éloigne de l’insoutenable afin de nous emmener jusqu’à une fin terrible digne de grands thrillers.

Cetro a choisi de traiter ce sujet si douloureux d’une manière adroite en s’éloignant de la réalité et on découvre qu’il nous met face à de nombreux ressentis qui peuvent nous faire basculer dans les prises de conscience.

Un récit impitoyable, obscur et déchirant dans une ambiance noire et oh combien lourde pour un roman fantastique, thriller psychologique bien mené, haletant, rythmé, bouleversant.

J’ai vraiment aimé ce moment de lecture et le talent d’analyse de l’auteur est appréciable.

Un ensemble réussi dans toute sa splendeur que je vous conseille.

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Du Feu de l’Enfer de Sire Cédric

L’histoire

Manon maquille les cadavres, Ariel maquille les voitures. Elle est thanatopractrice, il est délinquant. Ils sont frère et soeur. Un jour, l’une des combines d’Ariel tourne mal
et Manon se retrouve complice malgré elle. Lorsque les assassinats les plus sordides s’accumulent autour d’eux, traçant un jeu de piste sanglant vers une secte satanique, le capitaine Raynal s’intéresse à leur cas. Commence alors une traque qui brouillera
les limites entre alliés et prédateurs et mettra à l’épreuve les liens du sang.
Sire Cedric revient en chef d’orchestre du suspense et des frissons, avec un nouveau
concerto qui fait la part belle au souffle du vent dans la nuit noire et aux gémissements des corps torturés. Subtil et maîtrisé, ce conte d’horreur moderne allie à la justesse d’une réflexion sur les relations familiales les retournements de situation les plus ébouriffants.

Mon avis

J’avais hâte de me jeter dans le tout dernier roman de Sire Cédric car je reste une fidèle depuis son tout premier livre. Connaissant suffisamment la plume magistrale de l’auteur, j’y suis allée sans la moindre retenue. Difficile de ne pas adhérer à une écriture aussi affutée et précise.

Si je devais utiliser un seul mot pour parler de ce livre, ce serait action car Du Feu de l’Enfer est un livre qui va vite et au cours duquel il ne faut pas s’attendre au moindre moment de calme. Au contraire, ce sont les nombreux rebondissements à grand renfort de vitesse qui donnent un tel rythme à l’action ce qui laisse peu de temps au lecteur pour connecter aux faits arrivant et notamment à l’accumulation de cadavres.

La structure générale reste parfaite pour vous amener dans l’ambiance de dingue et l’atmosphère dont vous vous rendrez compte très vite. Sire Cédric ne perd pas de temps à nous remplir des pages de descriptions mais sait nous garder brillamment dans l’action. Un seul conseil, attachez votre ceinture !

L’auteur nous apporte toujours autant de bonnes scènes bien sanglantes qui ont fait son succès et c’est sans doute dans ces moments là qu’on sent le mieux son plaisir d’écrire. Mais il est intéressant cette fois-ci de le voir exploiter le milieu des intouchables, un sujet oh combien d’actualité mais que chacun verra à sa manière.

Sire Cédric joue toujours aussi parfaitement avec ses lecteurs car il a su créer un gros effet de surprise au fil des pages, il a pris le temps de bien nous manipuler pour nous préparer à cette surprise et croyez-moi c’est véritablement brillant.

Il en devient presque inutile de parler du suspense dans un livre d’une telle intensité. On l’imagine facilement car entre le rythme, l’action, l’atmosphère et l’ambiance générale ce sera toujours dans le sens ascendant.

Si vous aimez les thrillers intenses, alors Du Feu de l’Enfer est fait pour vous.

Un livre puissant qui en retournera plus d’un, une belle réussite !

La Preuve par Neuf de Jérôme Dumont

La Preuve par Neuf

Résumé

Lorsque Jacqueline Miremont décide, à 77 ans, de divorcer, Gabriel Rossetti comprend instantanément qu’il s’agira d’un dossier pas comme les autres. La vieille dame cherche avant tout à se prémunir de l’appétit vorace de ses enfants, prêts à tout pour mettre la main sur leur héritage.
Quand les choses s’accélèrent et prennent une tournure dramatique, il n’y a plus de place pour le doute : un sinistre complot se met en place.
Entre la menace d’une mise sous tutelle et un divorce qui s’annonce orageux, Gabriel et Amandine devront déployer tous leurs talents d’enquêteurs et faire appel à leurs vieux amis pour mettre à jour les secrets de la famille Miremont.
La neuvième enquête de Rossetti & MacLane : vous ne regarderez plus vos enfants de la même façon…

Mon avis

Vous avez pris l’habitude de retrouver régulièrement sur le blog les chroniques de cette série Rossetti & MacLane dont je suis totalement fan depuis la toute première enquête. L’auteur Jérôme Dumont a souhaité me consulter avant publication et avoir mon avis, j’ai donc lu La Preuve par Neuf récemment tout en le téléchargeant ce matin.

Que de plaisir à retrouver Gabriel, Amandine et toute la bande pour cette nouvelle aventure et je me suis jetée dedans tête baissée car inutile de retenir le plaisir en me disant que de nombreuses surprises m’attendaient comme à chaque fois.

L’histoire s’ouvre sur la visite d’une petite mamie de 77 ans qui débarque en consultation au cabinet de Gabriel pour divorce ce qui, il faut bien le dire n’est pas le plus fréquent à cet âge. Jacqueline Miremont explique d’abord le pourquoi de sa décision et je dois avouer qu’à ma première impression, j’ai trouvé ça pompeux. Je me demandais où se situait l’énigme.Je suis tout simplement tombée dans le piège de l’auteur qui d’entrée de jeu manipule le lecteur tout en finesse.

Après nous découvrons véritablement de quoi relève l’énigme en question et je dois dire que Jérôme aborde là un sujet d’actualité et qui se voit régulièrement. Et cela nous met face à des sentiments de colère de voir de quoi certains sont capables pour l’appât du gain.

L’auteur nous propose donc à nouveau une histoire “à domicile” comme dans le précédent roman l’Arlésienne. J’ai déjà fait la suggestion à l’auteur d’alterner un peu les lieux des différentes enquêtes entre le “à domicile”, en déplacement, en vacances…..

Autant vous le dire tout de suite, du Rossetti & MacLane reste du Rossetti & MacLane toujours aussi addictif et on retrouve parfaitement les mêmes ingrédients qui ont fait le succès de cette série.

Entre l’humour et les réparties si connues de Martinez, on déguste la qualité d’écriture, la maitrise parfaite et la finesse de l’auteur qui fait de nous lecteurs ce qu’il veut. Gabriel nous montre cette fois-ci une truffe bien aiguisée et un instinct bien vissé.

L’exploitation du suspense mélangé à l’humour donne un ensemble brillant par son style et ses idées et savoureux à souhait !

Un seul regret, la présence réduite de Martinez qui pouponne et de Ange, deux des personnages que j’apprécie particulièrement.

Ne manquez pas cette nouvelle enquête, c’est du cuisiné aux petits oignons.

Bonne lecture

5 ans déjà !

C’est en effet le 9 Avril 2012 que je lançais le blog qui a déjà bien évolué et j’étais loin de me dire que 5 ans après il serait toujours là. J’ai fait en sorte de partager avec vous ma passion de la littérature même si je garde une petite marge pour aborder parfois d’autres sujets.

Une année qui m’a permis de faire de nouvelles découvertes tant du côté auteurs que blogueurs ainsi que des éditeurs.

J’ai continué à me battre plus que jamais pour mon indépendance revendiquée voici déjà quelques années et je ne reviendrais pas en arrière.

J’ai pour objectif de continuer de la même manière:

– indépendance

– transparence

– affirmation

– honnêteté et sincérité

– faire le tri dans les followers sur Twitter (l’idée de privatiser la page me chatouille régulièrement)

– consacrer du temps qu’à ceux et celles qui le méritent.

– apporter quelques petites nouveautés d’aménagement dans le temps

Exceptionnellement cette année, pas de cadeaux offerts pour fêter cet anniversaire par manque de temps.

Merci à l’ami Fred Bezies un blogueur et ancienne connaissance sur le web qui dérange parfois mais qu’on aime tel qu’il est sans lequel rien ne serait arrivé car c’est sur ses pages que j’ai été cherché la motivation pour lancer le blog.

Merci à tous ceux qui contribuent de près ou de loin au succès de ce blog

Merci à tous les blogueurs et auteurs qui peuvent citer Destination Passions dans leurs articles ou se faire le relais d’opérations spéciales.

Merci à tous les followers sur Twitter.

Merci pour tous vos mails d’encouragement.

Merci à tous ceux et celles offrant régulièrement des cadeaux aux lecteurs

En vrac, merci à Christelle, Isa, Alice, Lionel, Monia, Enzo, Cédric (les 3 se reconnaitront), Michael, Wendall, Jérôme, et tant d’autres…..

Et bien évidemment merci à tous mes lecteurs et lectrices pour leur fidélité en participant à ce blog tout au long de l’année par leurs commentaires.

Merci à tous pour votre confiance !

Entretien avec l’auteur Monia Boubaker

Il est de ces auteurs soutenus et suivis depuis leur début qui se retrouvent un peu comme à la maison sur le blog. Monia Boubaker fait définitivement partie de ceux là et il était temps de dresser un petit bilan avec elle. Je vous laisse découvrir ses confidences.

Monia Boubaker

1) Nombreux sont les lecteurs à avoir fait ta connaissance en tant que blogueuse littéraire. Après ta nouvelle Dangereuses Apparences et ton premier roman L’Affaire Bella Rosa nous te retrouvons parmi les auteurs très prometteurs. Peux-tu nous expliquer comment et pourquoi en es-tu arrivée à l’écriture ?

J’ai renoué avec l’écriture lorsque j’ai créé mon blog littéraire, Ô hasard des mots, en septembre 2014. J’ai redécouvert le plaisir d’écrire avec les chroniques ; rapidement des idées de textes me sont venues et puis ma route a croisé un jour ce concours de nouvelles « Je deviens écrivain » : je n’ai pas hésité bien longtemps ! Ma nouvelle « Dangereuses apparences » est alors née, et avec elle, le personnage de Mélina, avec qui j’ai voulu ensuite me lancer dans l’aventure du roman policier.

2) Dans L’Affaire Bella Rosa, tu nous plonges dans un excellent polar et une première enquête de Mélina Corneille avec laquelle nous faisons connaissance. Étais-tu partie sur l’idée de créer un personnage de premier plan ou avais-tu d’autres idées au départ ?Racontes nous comment est-il né ?

Le concours de nouvelles passé, j’ai réalisé que j’avais envie de développer le personnage de Mélina, d’écrire une autre histoire où elle serait l’héroïne. L’envie du roman policier a vite surgi et quelques mois après, je posais les premiers mots du chapitre 1. Puis, au fur et à mesure de l’écriture de « L’affaire Bella Rosa », l’idée de faire de Mélina Corneille un personnage récurrent d’une série d’enquêtes s’est vite imposée.

3) Ce roman a été très travaillé sur beaucoup de points comme l’ambiance, le rythme,les personnages, le suspense et on sent véritablement que tu n’arrivais pas en terre inconnue. Comment expliquer cet effet ? Avais-tu la majorité des idées en tête dès le départ ?

L’idée de cette enquête m’est venue après un séjour en Toscane qui a été un peu différent de ce que j’attendais 😉 Ces petites déconvenues m’ont donné l’idée du point de départ d’une histoire que j’ai fait évoluer en enquête policière. J’ai ensuite travaillé des personnages assez particuliers pour refléter le lieu peu accueillant où Mélina choisit de poser ses valises.

4) Où vas-tu chercher ton inspiration ?

En premier lieu, je dirais dans mes voyages et mes différentes expatriations. Ce sont des expériences tellement enrichissantes qui nourrissent aujourd’hui d’une certaine façon, mes écrits. Ensuite, les scènes de la vie quotidienne peuvent être très inspirantes, il suffit parfois de peu : une rencontre, un lieu, une ambiance, un objet… !

5) As-tu une méthode de travail? Prends-tu des notes ?

Oui, je note dans un carnet toutes mes idées puis une fois l’histoire définie, je travaille sur son déroulé du début à la fin. À l’écrit toujours, je détermine les étapes importantes et les indices ; réalise des fiches personnages et un plan détaillé. Une fois que tout est clair, je commence à écrire, mais sans jamais déterminer le contenu de chaque chapitre. Je me laisse porter par l’histoire et par les personnages. En cours d’écriture, il y a finalement souvent des changements qui s’imposent ici et là ; une action, une réaction ou un dialogue imprévu amène parfois à modifier quelques paramètres ou à reconsidérer tel ou tel tournant de l’histoire. Ma façon de travailler évolue aussi, j’apprends de chaque écrit et des conseils précieux qui me sont donnés.

6) Te voilà prête à te lancer dans une nouvelle aventure. Peux-tu nous en parler et nous dire comment tout cela est arrivé ?

Après avoir auto-édité « L’Affaire Bella Rosa », je ne voulais pas laisser tomber ce qui me tenait vraiment à cœur : tenter ma chance auprès des maisons d’édition. Après plusieurs mois d’envois de manuscrits suivis de lettres de refus, j’ai fait un dernier envoi, à NL Éditions, que je venais de découvrir. Trois mois après, c’est avec un immense bonheur que je signais mon premier contrat !

Je trouve que cette phrase de Paulo Coelho, « Ne vous découragez pas, c’est souvent la dernière clé du trousseau qui ouvre la porte » s’applique plutôt bien ici 🙂 Il faut toujours persévérer !

7) Maintenant parlons projets. Quels sont-ils et qu’est-ce qui attends tes lecteurs dans les mois qui viennent ?

Avec l’aide de mon éditeur et de l’un de ses collaborateurs, je suis actuellement en train de retravailler « L’Affaire Bella Rosa ». Il y a beaucoup d’améliorations à apporter ; c’est un travail conséquent mais très enrichissant grâce auquel j’apprends énormément. Je n’ai pas encore de date à vous communiquer, mais la première enquête de Mélina Corneille paraîtra bientôt aux formats papier et numérique pour un tout nouveau départ !

Ensuite, dès ce travail achevé, je me hâterai de reprendre l’écriture de la deuxième enquête!

8) Tu es aussi une lectrice acharnée et je te sais fidèle de polars. D’où te vient cette préférence de genre ?

Depuis toute jeune, je suis attirée par les enquêtes, les histoires à suspense ; de plus ma mère est aussi une lectrice assidue de polars et thrillers : j’avais donc un bon exemple sous les yeux ! 😉

J’aime être plongée dans l’action, saisie par le suspense, tout autant que réfléchir à la psychologie des personnages, aux indices, et échafauder des hypothèses… ! Bien que je lise d’autres genres de littérature de temps à autre comme de la littérature indienne, japonaise ou de la chick-lit, le polar reste mon genre favori, je ne peux m’en passer ! On y trouve désormais tellement de styles différents ; pour moi c’est une littérature d’une richesse incroyable, où peuvent se mêler psychologie, réflexion, analyse, émotion, suspense, humour, voyages… Le polar réunit tout ce que j’aime.

9) Peux-tu nous confier quelles sont tes influences littéraires et tes auteurs favoris ? Pourquoi ?

J’ai grandi en lisant Conan Doyle, Raymond Chandler, Lawrence Block, Agatha Christie, John Dickson Carr, Mary Higgins Clark, Sue Grafton, pour ne citer qu’eux. Ces grands talents m’ont clairement inspirée et influencé mon univers littéraire. Je suis toujours très attirée par les histoires de détectives privés, de disparitions, et aime particulièrement les personnages marginaux.

Je suis une inconditionnelle de Jonathan Kellerman que je lis depuis de nombreuses années. Les enquêtes qui se déroulent à Los Angeles sont toujours extrêmement bien ficelées, et mettent en avant l’étude du comportement et des façons de penser des suspects/coupables puisque le personnage principal est psychologue (métier que l’auteur a d’ailleurs exercé). Ce que je trouve vraiment très intéressant. Et puis je me suis énormément attachée aux deux personnages principaux, Alex Delaware et Milo Sturgis. Je les retrouve à chaque fois, comme je retrouverais de vieux amis 🙂

Plus récemment, je suis devenue adepte des enquêtes de Cormoran Strike et Robin Ellacott, personnages des polars de Robert Galbraith. Ce que j’aime particulièrement : le fait que les enquêtes se passent à Londres, ville inspirante pour laquelle j’ai un fort attrait ; un rythme assez lent qui amène une ambiance bien particulière, le chemin de vie sinueux et difficile du fameux Cormoran Strike.

J’ai aussi découvert l’année dernière Alexis Aubenque, qui fait maintenant partie des auteurs que je suis et que je ne vais pas lâcher de sitôt !

10) Pour finir, une tribune libre qui t’appartient. Qu’aimerais-tu rajouter ou dire à tes lecteurs ?

Tout d’abord un grand merci à toi pour m’avoir proposé cette interview !

Je tiens également à remercier très chaleureusement tous les lecteurs qui ont découvert la première affaire de mon enquêtrice gourmande et fouineuse dans sa version auto-éditée : merci infiniment pour vos messages d’encouragement, vos compliments ; ils me vont droit au cœur et me donnent une énergie incroyable. Je vous donne rendez-vous tout bientôt pour découvrir la nouvelle « Affaire Bella Rosa », et bien sûr, pour la suite des aventures de Mélina Corneille !

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Wanda de Wendall Utroi

Wanda

Résumé

Quand l’amour d’une mère s’estompe et s’efface,
Quand un père s’avère absent et lâche,
Tout peut arriver.

Quand la souffrance est votre seule amie,
Quand on n’a que la mort pour seul bagage,
On peut craindre le pire.

Je m’appelle Wanda, je vais avoir treize ans,
Aidez-moi !

Mon avis

Aborder une nouvelle publication de Wendall Utroi est toujours un moment spécial avec la plume qu’on lui connait. Cette fois-ci, il a choisi de nous surprendre en abordant un sujet sensible, le désarroi des adolescents en manque d’amour. Cela promettait…..

Je me suis lancé à la lecture de ce livre avec une certaine réserve comme je le fais bien souvent mais en pleine confiance vis à vis de son auteur que je soutiens depuis ses débuts.

On découvre le parcours de vie de Wanda, son vécu ainsi que son ressenti. En la voyant grandir et évoluer, on a mal pour elle car l’enfance maltraitée est un sujet lourd à lire mais Wendall Utroi a su traiter cela d’une main de maitre au point que l’on ressent véritablement son propre ressenti pour avoir su si bien façonner son personnage.

On retrouve les qualités de son auteur qui lui ont permis de se faire un nom dans l’autoédition. Une juste exploitation de ses personnages, un dosage parfait du suspense ainsi que ce qu’il veut faire des lecteurs. Il sait tellement bien jouer avec eux et les rendre addicts !

Une écriture qui reste simple et efficace et nous offre l’occasion de découvrir d’autres personnages secondaires et de ressentir de multiples émotions dont le traitement reste un des points forts de ce livre.

Le ton est toujours de grande qualité et beaucoup de choses sont travaillées avec soin et délicatesse. Beaucoup de qualités qui vous permettent d’aborder sagement un sujet aussi lourd. avec de nombreux effets de surprise.

J’ai trouvé adroit le décorticage de l’esprit de Wanda le personnage principal, c’est diablement bien travaillé.

Sans vouloir me répéter, on se retrouve face à un sujet lourd qui avec tant d’émotions et de justesse en fait un roman puissant et prenant qui vous fera vibrer du début à la fin.

Une fois de plus,une réussite pour cet auteur qui continue sur sa lancée.A lire absolument !

Dans Les brumes du mal de René Manzor

Résumé

La mère de Tom est morte, et Tom a disparu.
Tom, mais aussi John, Michael et Lily. À chaque fois, une mère est assassi- née et son enfant enlevé, comme évanoui dans les brumes inquiétantes qui submergent si souvent la Caroline du Sud.
Dahlia Rhymes, agent du FBI spécialisée dans les crimes rituels, s’impose dans l’enquête. Tom est son neveu, et même si elle ne l’a jamais vu car elle a rompu toute relation avec sa famille, elle ne peut pas l’abandonner.
En retrouvant les marais et les chênes séculaires de son enfance, Dahlia retrouve aussi Nathan Miller, un ancien gamin des rues devenu un des meil- leurs flics de Charleston. Ensemble, ils se lancent à la recherche des enfants, sans autre indice que le témoignage d’un voisin, qui prétend avoir vu rôder autour d’une des maisons une shadduh, une ombre vaudoue.
Et si, pour une fois, le mobile n’était ni l’argent, ni le sexe, ni la vengeance, ni même l’amour ?

Mon avis

J’avais découvert l’auteur avec ses précédents succès que sont Les Ames Rivales et Celui dont Le Nom N’est Plus et sans surprise il me fallait aller à la découverte de Dans Les Brumes du Mal dont j’ai terminé la lecture voici quelques semaines (oui oui j’ai du retard dans les chroniques lol).

L’auteur nous propose une histoire passionnante avec une intrigue palpitante qui pourra surprendre en réunissant de nombreux ingrédients pour faire de ce thriller une réussite.

On se retrouve face à une justesse de l’exploitation des personnages et des situations même si j’irais jusqu’à dire un certain vice de la part de l’auteur ce qui lui permet de mener à bien son jeu de manipulation du lecteur. Tout est habilement travaillé et à la lecture ça se sent véritablement.

On est happé par le tourbillon de l’ambiance noire et glauque avec de nombreux rebondissements et un tel suspense qui vous montreront la parfaite maitrise de René Manzor.

Avec une certaine simplicité et une efficacité assurée, l’auteur nous tient en haleine jusqu’au bout de cette histoire au scénario bien ficelé duquel il est difficile de s’échapper tel une toile d’araignée.

Quand au rythme, aucun temps mort, aucun répit pour le lecteur entre la puissance et l’intensité du début à la fin, avec une franche montée d’adrénaline sur un final aussi grandiose qu’inattendu !

Un roman ambitieux pour lequel les superlatifs ne manquent pas tant celui-ci est traversé d’un puissance rare.

Un thriller magistral jouissif que je vous conseille sans attendre !