Entretien avec l’auteur Monia Boubaker

Il est de ces auteurs soutenus et suivis depuis leur début qui se retrouvent un peu comme à la maison sur le blog. Monia Boubaker fait définitivement partie de ceux là et il était temps de dresser un petit bilan avec elle. Je vous laisse découvrir ses confidences.

Monia Boubaker

1) Nombreux sont les lecteurs à avoir fait ta connaissance en tant que blogueuse littéraire. Après ta nouvelle Dangereuses Apparences et ton premier roman L’Affaire Bella Rosa nous te retrouvons parmi les auteurs très prometteurs. Peux-tu nous expliquer comment et pourquoi en es-tu arrivée à l’écriture ?

J’ai renoué avec l’écriture lorsque j’ai créé mon blog littéraire, Ô hasard des mots, en septembre 2014. J’ai redécouvert le plaisir d’écrire avec les chroniques ; rapidement des idées de textes me sont venues et puis ma route a croisé un jour ce concours de nouvelles « Je deviens écrivain » : je n’ai pas hésité bien longtemps ! Ma nouvelle « Dangereuses apparences » est alors née, et avec elle, le personnage de Mélina, avec qui j’ai voulu ensuite me lancer dans l’aventure du roman policier.

2) Dans L’Affaire Bella Rosa, tu nous plonges dans un excellent polar et une première enquête de Mélina Corneille avec laquelle nous faisons connaissance. Étais-tu partie sur l’idée de créer un personnage de premier plan ou avais-tu d’autres idées au départ ?Racontes nous comment est-il né ?

Le concours de nouvelles passé, j’ai réalisé que j’avais envie de développer le personnage de Mélina, d’écrire une autre histoire où elle serait l’héroïne. L’envie du roman policier a vite surgi et quelques mois après, je posais les premiers mots du chapitre 1. Puis, au fur et à mesure de l’écriture de « L’affaire Bella Rosa », l’idée de faire de Mélina Corneille un personnage récurrent d’une série d’enquêtes s’est vite imposée.

3) Ce roman a été très travaillé sur beaucoup de points comme l’ambiance, le rythme,les personnages, le suspense et on sent véritablement que tu n’arrivais pas en terre inconnue. Comment expliquer cet effet ? Avais-tu la majorité des idées en tête dès le départ ?

L’idée de cette enquête m’est venue après un séjour en Toscane qui a été un peu différent de ce que j’attendais 😉 Ces petites déconvenues m’ont donné l’idée du point de départ d’une histoire que j’ai fait évoluer en enquête policière. J’ai ensuite travaillé des personnages assez particuliers pour refléter le lieu peu accueillant où Mélina choisit de poser ses valises.

4) Où vas-tu chercher ton inspiration ?

En premier lieu, je dirais dans mes voyages et mes différentes expatriations. Ce sont des expériences tellement enrichissantes qui nourrissent aujourd’hui d’une certaine façon, mes écrits. Ensuite, les scènes de la vie quotidienne peuvent être très inspirantes, il suffit parfois de peu : une rencontre, un lieu, une ambiance, un objet… !

5) As-tu une méthode de travail? Prends-tu des notes ?

Oui, je note dans un carnet toutes mes idées puis une fois l’histoire définie, je travaille sur son déroulé du début à la fin. À l’écrit toujours, je détermine les étapes importantes et les indices ; réalise des fiches personnages et un plan détaillé. Une fois que tout est clair, je commence à écrire, mais sans jamais déterminer le contenu de chaque chapitre. Je me laisse porter par l’histoire et par les personnages. En cours d’écriture, il y a finalement souvent des changements qui s’imposent ici et là ; une action, une réaction ou un dialogue imprévu amène parfois à modifier quelques paramètres ou à reconsidérer tel ou tel tournant de l’histoire. Ma façon de travailler évolue aussi, j’apprends de chaque écrit et des conseils précieux qui me sont donnés.

6) Te voilà prête à te lancer dans une nouvelle aventure. Peux-tu nous en parler et nous dire comment tout cela est arrivé ?

Après avoir auto-édité « L’Affaire Bella Rosa », je ne voulais pas laisser tomber ce qui me tenait vraiment à cœur : tenter ma chance auprès des maisons d’édition. Après plusieurs mois d’envois de manuscrits suivis de lettres de refus, j’ai fait un dernier envoi, à NL Éditions, que je venais de découvrir. Trois mois après, c’est avec un immense bonheur que je signais mon premier contrat !

Je trouve que cette phrase de Paulo Coelho, « Ne vous découragez pas, c’est souvent la dernière clé du trousseau qui ouvre la porte » s’applique plutôt bien ici 🙂 Il faut toujours persévérer !

7) Maintenant parlons projets. Quels sont-ils et qu’est-ce qui attends tes lecteurs dans les mois qui viennent ?

Avec l’aide de mon éditeur et de l’un de ses collaborateurs, je suis actuellement en train de retravailler « L’Affaire Bella Rosa ». Il y a beaucoup d’améliorations à apporter ; c’est un travail conséquent mais très enrichissant grâce auquel j’apprends énormément. Je n’ai pas encore de date à vous communiquer, mais la première enquête de Mélina Corneille paraîtra bientôt aux formats papier et numérique pour un tout nouveau départ !

Ensuite, dès ce travail achevé, je me hâterai de reprendre l’écriture de la deuxième enquête!

8) Tu es aussi une lectrice acharnée et je te sais fidèle de polars. D’où te vient cette préférence de genre ?

Depuis toute jeune, je suis attirée par les enquêtes, les histoires à suspense ; de plus ma mère est aussi une lectrice assidue de polars et thrillers : j’avais donc un bon exemple sous les yeux ! 😉

J’aime être plongée dans l’action, saisie par le suspense, tout autant que réfléchir à la psychologie des personnages, aux indices, et échafauder des hypothèses… ! Bien que je lise d’autres genres de littérature de temps à autre comme de la littérature indienne, japonaise ou de la chick-lit, le polar reste mon genre favori, je ne peux m’en passer ! On y trouve désormais tellement de styles différents ; pour moi c’est une littérature d’une richesse incroyable, où peuvent se mêler psychologie, réflexion, analyse, émotion, suspense, humour, voyages… Le polar réunit tout ce que j’aime.

9) Peux-tu nous confier quelles sont tes influences littéraires et tes auteurs favoris ? Pourquoi ?

J’ai grandi en lisant Conan Doyle, Raymond Chandler, Lawrence Block, Agatha Christie, John Dickson Carr, Mary Higgins Clark, Sue Grafton, pour ne citer qu’eux. Ces grands talents m’ont clairement inspirée et influencé mon univers littéraire. Je suis toujours très attirée par les histoires de détectives privés, de disparitions, et aime particulièrement les personnages marginaux.

Je suis une inconditionnelle de Jonathan Kellerman que je lis depuis de nombreuses années. Les enquêtes qui se déroulent à Los Angeles sont toujours extrêmement bien ficelées, et mettent en avant l’étude du comportement et des façons de penser des suspects/coupables puisque le personnage principal est psychologue (métier que l’auteur a d’ailleurs exercé). Ce que je trouve vraiment très intéressant. Et puis je me suis énormément attachée aux deux personnages principaux, Alex Delaware et Milo Sturgis. Je les retrouve à chaque fois, comme je retrouverais de vieux amis 🙂

Plus récemment, je suis devenue adepte des enquêtes de Cormoran Strike et Robin Ellacott, personnages des polars de Robert Galbraith. Ce que j’aime particulièrement : le fait que les enquêtes se passent à Londres, ville inspirante pour laquelle j’ai un fort attrait ; un rythme assez lent qui amène une ambiance bien particulière, le chemin de vie sinueux et difficile du fameux Cormoran Strike.

J’ai aussi découvert l’année dernière Alexis Aubenque, qui fait maintenant partie des auteurs que je suis et que je ne vais pas lâcher de sitôt !

10) Pour finir, une tribune libre qui t’appartient. Qu’aimerais-tu rajouter ou dire à tes lecteurs ?

Tout d’abord un grand merci à toi pour m’avoir proposé cette interview !

Je tiens également à remercier très chaleureusement tous les lecteurs qui ont découvert la première affaire de mon enquêtrice gourmande et fouineuse dans sa version auto-éditée : merci infiniment pour vos messages d’encouragement, vos compliments ; ils me vont droit au cœur et me donnent une énergie incroyable. Je vous donne rendez-vous tout bientôt pour découvrir la nouvelle « Affaire Bella Rosa », et bien sûr, pour la suite des aventures de Mélina Corneille !

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Entretien avec Frédéric Bezies

Après un précédent entretien en Mars 2013, il était temps de faire le point avec l’ami Frédéric que beaucoup d’entre vous connaissent sur différents sujets ainsi que son parcours. Voyons un petit peu ce qu’il a à nous dire.

Frédéric

1) Bonjour Frédéric, te revoilà sur les pages du blog après l’entretien que nous avions déjà fait ensemble en 2013 mais depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts alors on se lance ?

Déjà trois ans. Comme le temps passe vite. Allons-y !

2) Tu as sorti il y a quelques mois ton dernier roman Un Mois d’Octobre Sans Fin, peux-tu nous parler de l’histoire et du travail de documentation et de recherches que cela a nécessité ?

C’est un roman qui a été mon travail scriptural principal de l’année 2015. J’avais toujours eu envie d’écrire une uchronie – un genre qui repose sur le principe de la réécriture de l’Histoire à partir de la modification d’un événement du passé. Étant donné que la plupart des récits de ce genre s’attaque à la deuxième guerre mondiale, j’ai eu envie de m’attaquer à la Grande guerre.

Le plus dur a été de rester raccord avec les inventions qui peuplent notre vie quotidienne pour respecter le monde créé pour l’occasion. Étant donné que c’est une uchronie, il a fallu que je fasse une gymnastique mentale pour mettre de côté mon humble culture historique.

Pour la documentation, j’ai complété mes connaissances avec quelques recherches bien placées. D’ailleurs, dans le texte, il y a des renvois vers des évènements ayant réellement existés, comme le désastreux traité de paix de Brest-Litovsk de mars 1918.

Même si le travail d’écriture s’est concentré sur 6 mois en cumulé, on peut dire qu’une grosse semaine a été consacrée à la vérification des faits, à la recherche d’informations. Pas énorme donc.

3) D’où te viens cette passion que tu as pour l’histoire ?

J’ai toujours été curieux, au sens noble du terme. Je pense que le déclic, j’ai dû l’avoir vers 6 ou 7 ans, avec une série qui a bercé l’enfance de nombreux quadragénaires : « Il était une fois l’homme ». Sans oublier des séries françaises historiques de qualité comme « Les Rois Maudits » avec Jean Piat (1972) que j’ai connu lors d’une rediffusion. Ou encore « Les Brigades du Tigre » et ses introductions en image d’Épinal.

Sans oublier des documentaires comme « De Nuremberg à Nuremberg » de Frédéric de Rossif, et la bande son de Vangelis.

J’ai longtemps voulu exercer le métier de professeur d’histoire géographie. Mais vu que je ne suis pas d’une patience surpuissante, j’ai bien fait de ne pas aller jusqu’au bout de mon rêve. Je compense avec les documentaires historiques sur Arte ou sur National Geographic Channel.

4) Tu as lancé, il y a un certain temps un concept original intéressant de courtes chroniques sur de nombreux sujets que tu publies sur ta page auteur chez Atramenta. Quel sont les projets à ce sujet ?

Mon projet « Allez, sans rancunes » ? Au début je comptais faire un recueil d’une quarantaine de textes. Mais étant donné que j’ai été assez occupé en début d’année, j’ai décidé d’en faire un projet pour l’année 2016. Le dernier tome qui couvrira octobre à décembre 2016 est en cours de préparation.

J’ai aussi comme projet de terminer un récit fantastique que j’ai commencé en janvier 2016 et qui traine des pieds. Ouille 😦

5) Maintenant passons au blogueur que tu es. Tes pages outre le fait qu’elles viennent de fêter leurs 11 ans sont devenues avec le temps une référence dans le monde du libre. Peux-tu nous dresser le bilan de la situation actuelle des distributions, logiciels et utilisations par le grand public sachant que l’avenir du libre reste incertain tant par les obstacles politiques que les difficultés à convaincre ?

Une référence est un bien grand mot. Je ne suis qu’un blogueur comme un autre. Mais il est vrai que j’ai tendance à ouvrir mon « claque-merde » et sortir la poussière d’en dessous les tapis où certaines personnes l’entassent avec minutie.

La situation des distributions ? Comment rester clair ? C’est le merdier le plus total. Il faudrait un sacré coup de balai pour faire disparaître les productions excrémentielles des créateurs de distributions inutiles, et souvent finies à l’urine frelatée.

Il y a un trop pleins de distributions à destination bureautique. Entre les redondances, les ressucées, on pourrait bien voir disparaitre au moins une dizaine voire une vingtaine de distributions sans grande perte en terme de diversité.

Sur le plan de la logithèque, le logiciel libre a fait ses preuves techniques, mais le plus souvent l’interface est à… pleurer !

Le plus gros problème est la vente liée qui a été entérinée récemment par la cours de justice européenne. Les OS libres en bureautique ? Cela restera un marché de niche. Malheureusement, car MS-Windows 10 est sûrement l’une des versions les plus détestées de MS-Windows par ses manipulations, sa volonté de s’installer même contre l’avis de l’utilisateur ou de l’utilisatrice. Ou encore le gros doigt d’honneur envers le respect de la vie privée… Mais il faut dire que Facebook a été un précurseur dans ce domaine !

Je ne vois pas le libre se développer sur le bureau de l’utilisateur lambda sans une prise de conscience qu’il faut arrêter les conneries, comme la démultiplication des distributions au nom de la liberté de redistribuer des logiciels modifiées comme inscrite dans les canons du logiciel libre, et spécialement dans la quatrième liberté qui déclare : « la liberté de distribuer aux autres des copies de vos versions modifiées (liberté 3) ; en faisant cela, vous donnez à toute la communauté une possibilité de profiter de vos changements ; l’accès au code source est une condition nécessaire. »

Pour les trois autres, je te renvoie à cette page de la Free Software Foundation : https://www.gnu.org/philosophy/free-sw.fr.html

Comme je l’avais précisé dans un billet coup de gueule, sur certains plans, le logiciel libre tourne au religieux, dans le sens le plus péjoratif du terme. Cf l’article à l’adresse suivante : http://frederic.bezies.free.fr/blog/?p=14513

6) Quels sont les différents projets que tu as en tant qu’auteur, blogueur, lecteur ?

En tant qu’auteur : finir mes chroniques et le récit fantastique.

En tant que blogueur : voir les 12 ans de mon blog. Continuer d’ouvrir ma gueule pour provoquer des problèmes de péristaltisme à certaines personnes incapables de voir plus loin que le bout de leur appendice nasal.

En tant que lecteur : lire en français le dernier Harry Potter que j’ai déjà lu en anglais… Pour vérifier que j’ai tout compris.

7) On découvre régulièrement certaines de tes lectures de l’autoédition sur tes pages. Parles-nous un peu plus de tes goûts littéraires, des auteurs que tu lis ?

Pour l’auto-édition, j’ai mis un arrêt à sa lecture suite à des dérives que je considère comme inacceptables. J’y reviendrai dans le point suivant. En dehors des auteur(e)s que j’ai découvert, je ne fais plus aucune recherche dans ce domaine. Mon dernier coup de cœur a été l’eptalogie en huit volumes de Kylie Ravera « La tentation du pseudo-réciproque ».

Mes goûts littéraires ? Des policiers de temps en temps. La SF comme celle d’Isaac Asimov – cf le cycle de Fondation – les œuvres de Robert Silverberg – Les déportés du Cambrien, Les monades Urbaines ou encore Roma Aeterna ou encore les œuvres des auteurs anglophones comme George Orwell, Aldous Huxley ou Ray Bradbury.

Ensuite, ça dépend des conseils qu’on peut me donner. Mais je peux passer un mois sans lire une ligne. C’est dommage, mais ça arrive.

8) Lisant sur ta Kindle, tu as souvent pris position par rapport à certains fonctionnements/comportements de l’autoédition. Peux-tu nous faire le bilan de ta vision des choses en ce qui concerne les auteurs indépendants ?

J’utilise aussi bien ma kindle que ma tablette tactile avec l’application idoine. Déjà, comme j’ai pu le dire récemment, le contenant compte énormément. Un livre électronique malformé ou encore un pdf importé dans le magasin kindle, c’est poubelle sans autre forme de procès.

J’aime à avoir mes repères quand je lis un livre. Si on propose une table de matières, autant qu’elle soit utilisable pour pouvoir sauter à un chapitre donné. Si c’est pour faire tapisserie, cela dessert l’auteur(e).

Ce serait comme d’avoir une voiture avec uniquement des emplacements airbag sans les dits airbags dans la carosserie. La comparaison est un peu excessive, mais l’idée est là.

Il y a aussi autre chose qui a le don de me faciliter le péristaltisme au point de me forcer à monopoliser les toilettes : les auteur(e)s qui sont dans l’attaque dès qu’on ose critiquer en argumentant leurs œuvres.

Je sais que c’est douloureux d’être critiqué, mais il faut le dire. On trouve des torchons – et encore je suis méchant envers les morceaux de tissus qui sont utiles – où les fautes d’orthographe et de grammaire sont aussi nombreuses que les mots contenus dans les pages.

Je sais bien qu’un logiciel comme Antidote coûte relativement cher. Mais si cela évite de se faire descendre en flammes par une personne un peu pointilleuse… Et puis, ça fait plus sérieux. Je ne suis pas parfait sur le plan orthographique et grammatical, mais j’essaye de limiter la casse au maximum quand je publie un texte.

Il faut arrêter aussi de se leurrer : ON NE GAGNE PAS SA VIE avec l’écriture. Sauf cas rarissimes, la plupart des auteur(e)s ont une activité professionnelle en parallèle pour payer leurs steaks.

Je te renvoie à cet article de Neil Jumonsi qui met les pieds dans le plat, et ça déplait à pas mal de monde. http://page42.org/artiste-precaire-conte-moderne-et-bien-ficele/

Ce qui m’ennuie le plus, ce sont les auteur(e)s qui prennent un cucumis melo monstreux qui ferait passer un dirigeable comme l’Hindenbourg (qui a cramé en mai 1937 et dont les derniers instants ont servi de couverture au premier album d’un petit groupe des années 1970, Led Zeppelin) pour une balle de golf.

Je ne citerai pas de noms, mais quand certains auteurs disent aux critiques d’aller jouer sur l’autoroute… Ou encore d’essayer les noeuds coulants autour du cou… Il est vrai que certains auteurs en question s’amusent à pondre du trash en parlant en terme cru de triolisme et de la conséquence d’une stimulation orale complète d’appendice caudal humain.

Sans oublier le copinage, les commentaires de complaisance, les comptes sur les réseaux sociaux pour faire avancer la cause en oubliant qu’une plateforme comme Amazon, c’est 300 000 publications par trimestre, tout genre confondu… Bref, un sacré panier de crabes. Ce sont les raisons qui m’ont poussé à mettre de côté temporairement la lecture d’auteurs auto-édité en dehors des personnes que je suis régulièrement.

Tant qu’une nécessaire grande purge n’aura pas lieu, ça fera très mal, et on tirera l’image que l’auto-édition est capable du meilleur comme du pire, mais que c’est dans le pire qu’elle est la meilleure.

Ma conclusion est simple : cessez de rêver et soyez responsables !

9) Tribune Libre : tu connais la coutume sur le blog, le dernier propos afin de terminer un entretien reste libre. Alors entre un scoop, un coup de gueule de Méchant Fred, un message à transmettre à tes lecteurs, des remerciements quelconques à qui que ce soit, une info à transmettre, des projets supplémentaires à rajouter bref la parole t’appartient.

J’ai plusieurs points à aborder. D’abord ma vision de l’auto-édition. C’est un comité de lecture géant pour les éditeurs. Pourquoi se compliquer la vie à lire des manuscrits plus ou moins pourri alors que les personnes lisant de l’auto-édition font le travail pour vous ? Je suis prêt à parier que les chasseurs de têtes des grands éditeurs regardent les 15 à 20 premières places de catégories qui les intéressent sur Amazon ou Kobo, et font leurs marchés.

Deuxième point ? Je voudrai remercier les personnes qui me font la gentillesse de me suivre depuis plus ou moins longtemps, que ce soit sur mon blog ou sur ma chaîne Youtube. https://www.youtube.com/user/fredbezies

Sans oublier Péhä qui est un dessinateur de talent avec qui j’ai lancé – sur sa proposition – un projet de BD à publication mensuelle dont je suis le scénariste. Je vous conseille son blog où on peut voir ses créations : https://lesptitsdessinsdepeha.wordpress.com/

Troisième et dernier point ? Soyez curieux. Sortez des chemins battus, spécialement dans le domaine de la musique. Ne vous laissez pas imposer la sousoupe des Kevin Bonnet, Rémi Ranguin, Gandhi Djuna ou encore de Stefani Joanne Angelina Germanotta. Oui, votre moteur de recherche préféré sera votre ami.

Fouillez jamendo, altermusique ou bandcamp. Vous ne serez pas déçu !

Je finirai avec une citation de Ian Fraser Kilmister alias Lemmy Kilmister, figure du rock qui nous a quitté fin 2015 :

« People don’t read any more. It’s a sad state of affairs. Reading’s the only thing that allows you to use your imagination. When you watch films it’s someone else’s vision, isn’t it? »

Une traduction rapide :

« Les gens ne lisent plus. C’est un triste état de choses. La lecture est la seule chose qui vous permet d’utiliser votre imagination. Lorsque vous regardez des films, c’est la vision de quelqu’un d’autre, n’est-ce pas? »

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Nouvel entretien, on fait le point avec Alice Quinn

Cela faisait un certain temps que je n’avais pas organisé d’entretien. J’ai jugé utile de faire le point avec Alice Quinn sur son parcours. Je vous laisse découvrir tout cela.

KODAK Digital Still Camera

Bonjour Agnès, et merci pour ton invitation…

1. Tout le monde a entendu parler de l’amie Rosie alias Cricri mais revenons aux sources. D’où te viennent ton inspiration et tes différentes idées pour avoir créé et façonné un tel personnage ?

C’est gentil ton « tout le monde… » Rosie apprécierait la dérision… Mais enfin c’est vrai que dans le monde virtuel des romans numériques, elle a fait son petit nid. Il est temps qu’elle s’y habitue ! C’est chaud et douillet, même si rien n’est éternel…

Le personnage de Rosie s’est imposée à moi il y a quelques années, d’abord parce que (et ça pas mal d’auteurs te le diront) on écrit souvent pour lire quelque chose qu’on cherche et qui n’existe pas encore dans les romans qu’on trouve. À l’époque, un personnage du lumpen prolétariat (gros mot inventé par Brecht) qui plus est femme mono parentale, qui plus est vivant en caravane en France grâce aux subsides du rsa difficile à trouver. En tout cas moi, je n’en avais jamais lu. Mais bon, ça pouvait vite virer au misérabilisme. Et justement, j’en avais un peu ma claque de la version « les misérables » que je vivais un peu au quotidien, j’avais besoin de rire, de m’évader dans la bonne humeur, fut-elle forcée par mes lectures.

Alors après avoir épuisé Westlake, Laurence Block, Hiaasen, Camilleri, Paasilinna, Exbrayat, Simonin, et autres San Antonio, (liste loin d’être exhaustive dans le genre, mais je ne suis pas là pour faire un catalogue, mais puisque j’ai ouvert cette parenthèse on remarquera qu’il y a pas mal d’auteurs étrangers traduits dans le genre polar de comédie, et pour les français, ils sont un peu anciens. Enfin depuis 2 ou 3 ans, on en trouve un peu plus, heureusement.), je me suis demandé si je ne pouvais pas prendre mon héroïne des temps modernes et au lieu de la décliner version Fantine, en faire une gagnante malgré tout, une sorte de femme de ménage au black avec une ribambelle de gosses, pas un rond, grande gueule, généreuse et démarrant au quart de tour avant de réfléchir. Et si je la rendais sexy et très jeune, pour en rajouter un peu dans la jubilation ?

Et si grâce à elle je prenais une revanche (gentille et rigolote) sur la vie ? Et si j’essayais de raconter des histoires invraisemblables dont elle serait l’héroïne sans peur et sans reproches, mais complètement irresponsable et à côté de la plaque ? En ancrant le tout sur un fond social qui nous tisserait en filigrane un portrait de la France d’aujourd’hui ? Mais attention, léger, léger ! À vrai dire, pour saisir ce portrait il faut le chercher tout au fond, mais il est là, puisque j’appuie toutes mes divagations sur de vrais faits divers… 

Mais qu’on ne s’y trompe pas. Rosie Maldonne ne sort pas seulement de mon imagination. D’abord j’ai rencontré des femmes qui lui ressemblaient un peu partout, et en réunissant les pièces du puzzle, j’en ai fait un seul personnage. Mais j’ai aussi des lecteurs qui me disent régulièrement : « On connait quelqu’un, c’est tout à fait Rosie Maldonne ! » Donc il en existe plein des comme elle. Ce qui la rend plus réaliste que certains le pensent. Là je fais allusion aux critiques qui soulignent le manque de réalisme du roman. Mais j’aime bien penser qu’on a encore le droit d’écrire des choses qui ne sont pas forcément réalistes, non ?

2. Voici quelques mois, nous avons découvert Rosie se Fait La Belle avec lequel Rosie faisait son retour. Quel a été l’accueil par les lecteurs et avec le recul du précédent Palace en Enfer, quel est le regard porté sur ce « T2 » par la gente littéraire?

Pour l’instant Rosie se fait la belle est encore en période de recherche-radar de son lectorat. Mais les lecteurs et bloggeurs du premier qui l’ont lu ont bien aimé cet opus 2, (voir les commentaires sur Amazon) et ils attendent le 3ème avec impatience, ce qui ne saurait tarder…

3. Certains lecteurs se poseront probablement la question, peux-tu nous expliquer pourquoi avoir choisi de recommencer à zéro avec cette publication alors que l’éditeur Michel Lafon t’avais signé pour un palace en Enfer ?

Disons pour simplifier que d’un commun accord nous avons décidé de ne pas poursuivre ensemble. Les détails seraient fastidieux et si je me lance j’en aurais pour des heures et en plus je regretterais mes propos. Et mémé Ruth m’a appris à ne jamais essorer le linge pas net en public… Rire

4. Tu viens de l’autoédition et tu as déjà vécu de grands moments grâce au succès rencontré de tes livres et aux multiples sollicitations de salons, prix, concours…Avec le recul nécessaire, peux-tu nous développer le regard que tu portes sur l’autoédition, ce qu’il y a de bien, ce qu’il y manque ?

L’autoédition a complètement changé par rapport à « avant » les années Amazon. Et l’opinion générale sur l’autoédition a changé aussi.

C’est devenu une porte de passage salutaire pour les auteurs. C’est merveilleux d’avoir un ouvrage qui, soit qu’il ait été refusé ou qu’il soit parti au pilon, soit que l’auteur ait envie d’éviter la case « refus », puisse tout de même trouver un lectorat, sans que cela ne coûte rien à l’auteur en question. Ça va tellement vite que les auteurs, les jeunes ont déjà oublié ce que ça pouvait être avant… Si on se trouvait dans ce cas de figure, c’était soit l’édition à compte d’auteur (c’est à dire le racket organisé) soit aller voir un imprimeur et être obligé d’imprimer un nombre de livres ce qui coûtait très cher et vous obligeait ensuite à revendre ce stock un livre après l’autre.

Donc, ce point positif est énorme. À additionner à l’avantage de la suppression des intermédiaires pour rencontrer son lectorat. Le lecteur est là, il a accès s’il le veut directement à votre livre. Sans passer par les diffuseurs, la presse, les libraires, les distributeurs, etc. Il y a toutes sortes d’autres avantages à l’autoédition mais ils changent et évoluent vite. Disons que ces deux points sont énormes et restent les must de l’autoédition ;

Passons aux points négatifs : votre livre n’est pas en librairie, quand vous en parlez autour de vous, vous êtes considéré comme un Alien, la presse vous ignore complètement, donc cet environnement est un peu frustrant et pour peu que vous soyez en manque de reconnaissance ou fragile du point de vue de l’estime de soi, ça n’aide pas vraiment…

Donc pour se lancer d’ans l’autoédition, il faut avoir du courage, aimer entreprendre et bosser énormément, avec parfois un retour qui renvoie une image pas toujours valorisante. Si on aime par dessus tout l’indépendance, cela reste quelque chose de formidable.

5. Maintenant parlons projets. Je crois savoir que ça fourmille et tu jongles entre différentes choses comme les traductions, un nouveau livre etc…. Peux-tu nous en parler en détail ?

En ce moment ça bouge tellement et si vite autour de moi que mes projets sont en pleine ébullition et je serais bien en peine d’en parler, car la forme en change tout le temps. Donc ne parlons pas de la forme, parlons de ce qui est sûr : Rosie 3 est en cours de traduction et AmazonCrossing, mon éditeur américain me suit sur l’aventure. Le même Rosie 3, L’OMBRE DU ZÈBRE, sortira en France sous peu et à partir du mois d’avril j’en publierai gratuitement sur mon blog et sur ma page Facebook un chapitre par semaine jusqu’à sa sortie.

Je suis actuellement en plein cœur de l’écriture de mon Rosie 4.

Et il y a d’autres projets que je garde plus secrets pour des raisons de superstition pure !!!

6. Quelles sont tes conditions idéales pour écrire ?

Un bon fauteuil ou un bon canapé, bref une position confortable. Le chat pas trop loin. Une boisson réconfortante à proximité. 😉

7. Que deviennent Les Editions Alliage que tu avais monté ?

J’ai été obligée de réduire de plus en plus l’action des éditions Alliage. L’idée de départ était de les faire fonctionner un peu comme une coopérative, afin de donner un outil de possibilité d’édition numérique à des auteurs qui de ne se sentaient pas de se lancer tout seuls. Mais deux facteurs ont créé un engorgement de travail pour moi : le succès de Un palace en enfer et mon accident. Bref, je n’y arrivais plus. Donc petit à petit j’accompagne les auteurs qui avaient été édités sous mon label afin qu’ils parviennent à prendre en charge leur auto-édition. Je leur apprends le savoir faire et je leur donne les outils de leur indépendance. Ce que je trouve très sain finalement.

8. Parlons d’un point qui a son importance car c’est le moment des conseils. Quels seraient ceux que tu donnerais à une personne désireuse de se lancer dans l’écriture par l’autoédition ? Gestion, idées, écriture, communication…

C’est marrant parce qu’au début, je donnais souvent le conseil de « foncer ». Or à présent, je donnerais celui de ne rien précipiter, de prendre le temps de peaufiner. Car j’ai constaté que de nombreux débutants, « foncent » un peu trop vite, justement et ont le sentiment après avoir mis le point final à leur livre, d’avoir achevé le travail, sans réaliser qu’en fait ils n’en sont qu’au début de la deuxième partie. Relire, faire relire, relire, faire relire, et encore corriger, puis tenter d’orchestrer la sortie de son livre si possible…

Je donne des conseils, mais je me rends compte que je suis toujours en train d’apprendre et qu’il y a tellement de choses encore qu’il me reste à assimiler. Finalement, je suis très mal placée pour donner des conseils, tout simplement. À la rigueur sur des points précis, parfois, en m’appuyant sur mon expérience, mais tout bouge tellement vite. Oui, j’en reste aux fondamentaux. Donc mon conseil : passez le plus clair de votre temps à lire et à écrire. Et le moins de temps possible sur les réseaux sociaux…

9. Parle nous de tes lectures. Quels sont les derniers livres que tu as lu et celui en cours ?

Je ne peux pas citer ici tous les auto-édités talentueux que je lis et que j’adore parce que je vais forcément en oublier un donc je saute directement à la case de celui en cours : Quand Satan Raconte La Terre au Bon Dieu de Mark Twain. Un délice. Actuellement sur ma table de chevet. A côté de Histoires de Pat Hobby de Scott Fitzgerald et du dernier Dany Laferrière.

10. Un message à transmettre ? Une info à ajouter ? Des remerciements à exprimer ? C’est la coutume sur le blog pour ces entretiens, on termine toujours par de libres propos.

Super ! Je veux profiter de cette plage « libre propos » pour envoyer ce message :

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Je suis en perpétuel étonnement, ravissement et état de gratitude envers les lecteurs qui aiment Rosie Maldonne, que je remercie donc ici. C’est grâce à eux, que je peux continuer à écrire et à vivre dans un bonheur partagé avec ma Rosie.

Merci à Agnès et à sa passion, pour cet espace de discussion et ses questions qui m’ont permis de faire le point.


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Et reste à consulter, le tout premier entretien d’Alice sur le blog en mai 2013

Wendall Utroi vient nous parler du salon du livre

Après la sortie récente de son dernier roman, Wendall Utroi fait une halte pour nous raconter le Salon du Livre auquel il a été invité et nous donner quelques nouvelles.

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1) Wendall, je crois que tu es arrivé au salon du livre les yeux pleins d’étoiles pour cette nouvelle expérience, Racontes-nous ton arrivée et la découverte du salon,

Bonjour Agnès, et bonjour à tes lecteurs.

Effectivement, je me suis présenté là-bas avec mon épouse, le soir de l’inauguration. L’ouverture était à 17h et nous étions devant les portes une demi-heure avant l’ouverture. Je ne voulais pas en perdre une miette. Tout d’abord, je tiens à préciser que c’était une première pour moi.

Que dire ? C’est grand, très grand, immense ! Des allées, des petites, des longues, des larges … un labyrinthe. La caverne d’Ali baba du livre !

Comme nous étions un peu en avance, et que je ne voulais pas déranger l’équipe d’Amazon, nous avons donc déambulé : hébétés, stupéfiés. De la bande dessinée, des livres enfants, régionaux, anticipation, fantasy, des romans, des stands à perte de vue.

Les grands distributeurs et les principales maisons d’édition se taillaient la part du gâteau, mais les autres en nombres attiraient le chaland.

Puis, les couleurs blanches et bleues du stand Kindle sont apparues. Bien situé, immanquable !

Je n’ai pas osé me présenter tout de suite, ils discutaient en petits groupes et par timidité, ou par peur de déranger, j’ai tiré ma femme par le bras, pour filer dans une allée à droite. Je ne te cache pas qu’elle s’est moquée de moi !

Elle en a profité pour faire l’acquisition d’un premier roman, Maxime Chattam. Chaque stand ou presque affichait la liste des auteurs en dédicace ainsi que la date et l’heure. Quand elle a vu ça, elle a craqué !

Nous sommes retournés quelques minutes plus tard sur le stand Amazon, il y avait un peu plus de monde, et cela m’a rassuré. Mais soudain, surprise de taille, un panneau de 2m50 supportait ma photo ! Quelle horreur ! Ils n’ont pas fait ça ?

Je savais que j’étais invité avec d’autres auteurs, mais je ne m’étais jamais imaginé que j’aurais droit à cette mise en avant. Un vrai choc, je t’assure.

Finalement, nous nous sommes avancés et l’accueil a été très chaleureux.

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2) Entre l’équipe d’Amazon, de nombreux auteurs, mais aussi les lecteurs , tu as fais de nombreuses rencontres, Comment tout cela s’est passé ? Et quels souvenirs cela te laisse ?

J’ai tout d’abord fait la connaissance de l’équipe d’Amazon, tous très gentils. Quand on cite un grand groupe comme celui-ci, on s’imagine les tapis roulants, les commandes par milliers, la robotisation. J’ai rarement perçu dans une équipe autant de chaleur et de plaisir à travailler ensemble. Puis des visages qui ne m’étaient pas inconnus se sont présentés. Tout d’abord, Alice Quinn. Auteure à succès avec un palace en enfer. Elle fait partie des pionnières de l’auto-édition. J’avais lu plusieurs articles et vu une ou deux vidéos où elle expliquait son aventure. Elle semblait enjouée et débordait d’enthousiasme, j’ai appliqué plusieurs de ses conseils qui m’ont été bien utiles. Il fallait que je la remercie. Je me suis présenté et le courant est passé. Son enthousiasme sur les vidéos, n’est rien comparé à la réalité. Si vous voyez qu’elle dédicace, courez vite la rencontrer. Au passage, elle est éditée chez Michel Lafon.

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Alice Quinn

Un autre visage, plutôt deux sont apparus également, les époux Vandroux, Jacques-Line et Jacques. Leur blog, tenu de main de maitre par madame, m’avait été d’un grand secours. Pionniers également de l’auto-édition, forts de plusieurs succès, ils échangeaient leur expérience et n’étaient pas avares de conseils. Jacques a écrit plusieurs best sellers et navigue en tête des ventes avec plusieurs titres. J’aime beaucoup ce qu’il fait et vous le recommande chaleureusement. Il ouvre le chemin aux jeunes auteurs qui voudraient en faire autant. Non seulement ils sont des précurseurs sur notre territoire, mais ils se lancent à la conquête des states et du reste du monde suite à la traduction d’un de leur ouvrage. Je leur souhaite bonne chance !

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Jacques-line Vandroux                        et Jacques Vandroux

Plusieurs auteurs étaient invités de la maison au smiley, j’ai eu la chance de rencontrer Laurent Bettoni, un auteur que l’on ne présente plus, aux nombreux succès. fort de différentes expériences du monde littéraire, qu’elles soient en édition ou auto-édition, je vous conseille ses écrits et ses interviews, ils vous seront d’un grand intérêt j’en suis certain. Son amour de la littérature transpire dans tous ses propos. J’ai eu la chance de l’entendre lire un extrait d’un jeune auteur Aurel Angeli, je vous promets, un régal. La plume de ce jeune auteur sonne aux oreilles comme une mélodie et Laurent l’a sublimée.

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Les jurys du speed dating. Au premier plan à gauche Laurent Bettoni, et Alice Quinn à droite.

J’ai eu également le bonheur de croiser un Ovni : Cécile Chabot, auteur d’une saga « le cycle de Xhõl » : un polar maya. Pourquoi un ovni ? Pas, qu’elle ait deux grands yeux gris et une grosse tête, c’est que j’ai été impressionné, au fil des discussions, par sa manière de travailler. Rien n’est laissé au hasard, tout est minutieusement revu, préparé, soupesé : un travail d’orfèvre. Elle m’a gentiment proposé une interview sur son blog, je vous le conseille sans retenue. Elle s’entretient avec des auteurs en audio et par écrit, c’est d’une grande richesse ! Elle est d’une gentillesse incroyable et partage avec bonheur son expérience. Nous avons découvert une jeune auteure, je sais qu’à cette heure elle l’a déjà prise sous son aile.

D’autres auteurs étaient présents et je n’ai malheureusement pas pu échanger avec tous : Aurélie Valogne, Amanda Castello, les frères Bogdanov, Enzo Bartoli, Vanessa Dufrat, Charlie Bregman, Margot Malmaison, et bien d’autres, désolé pour ceux que j’ai oubliés.

Mais, une chose m’a marqué, comme une osmose, une chaleur, une joie commune de se retrouver. L’auto-édition est un monde solitaire, et échanger avec d’autres fait un bien fou. J’ai vraiment eu le sentiment d’appartenir à un mouvement, une communauté.

Cécile Chabot

Cécile Chabot

 

3) Tu es intervenu pour plusieurs initiatives durant le salon, racontes- nous un peu tout cela

Effectivement, plusieurs occasions m’ont été offertes : une table ronde, une interview, une séance de dédicace, le speed dating où l’on recevait un auteur qui en cinq minutes devait présenter son ouvrage et le défendre. Concernant la table ronde et l’interview, il s’agissait surtout de partager son expérience de l’auto-édition et de narrer sa propre aventure en quelques questions, réponses. L’exercice permettait de faire ressortir l’intérêt de l’utilisation de KDP.

J’ai bien aimé l’interview, et la séance de dédicaces. Cela m’a permis de rencontrer ma première fan. Une dame qui m’a toujours poussé à écrire, un moment délicieux.

Le speed dating reste le moment le plus magique. Nous étions des groupes de trois et j’avais la chance d’être en compagnie de Cécile Chabot et de Éric Bergaglia, le nouveau responsable KDP. Nous avons écouté une douzaine de candidats et je dois avouer que j’ai été séduit par de nombreux projets. Mais, malheureusement, sur plus de 50 candidats il ne fallait en retenir que trois. Ils avaient apporté le premier chapitre de leur travail, et certains m’ont littéralement bluffé.

Le niveau des manuscrits présentés était très bon, et pour certains excellent, il fut difficile de retenir 3 lauréats, et finalement, l’équipe d’Amazon en a nominé 4, plus deux prix spéciaux, un pour un texte libre, l’autre pour une BD.

L’annonce des résultats a été faite par les frères Bogdanov, et quelle prestation : culture, humour, humilité et encouragements. Des professionnels ! Je citerai deux auteurs qui sont sortis en tête, Dalila Heuse avec « La pudeur des sentiments » et Aurel Angeli avec « Ouverture en Lamineur »

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Les jumeaux Bogdanov avant la remise des récompenses, présentés par Anne-Laure Vial de Amazon.

4) Maintenant venons-en à l’auteur que tu es, Quelles ont été tes surprises ? L’accueil de tes livres ?

J’ai rencontré des lecteurs, et j’ai été vraiment surpris par leur retour de lecteurs. Cela fait vraiment un bien fou d’échanger autrement que par écrit avec eux. Même si, pouvoir le faire par écrit est déjà fabuleux, les voir en chair et en os, m’a vraiment encouragé à poursuivre. J’ai surtout échangé sur mon premier roman, le second n’est sorti que deux jours avant le salon.

Les auteurs ont besoin de cet échange avec les lecteurs, d’ailleurs je crois que malgré mon statut d’auto-édité, j’essaierais de participer à un salon ou deux dans ma région. Il faut que j’y réfléchisse et que je me renseigne sur la façon de m’y prendre, mais j’y pense.

5) Peux-tu nous parler un peu plus de ton nouveau roman « Le Dompteur de Pluie » ?

Volontiers. Un second bébé qui je pense sera un enfant terrible. Un peu l’enfant que l’on ne désirait pas, mais qui vous apporte beaucoup de bonheur. J’avais un autre projet en route quand une de mes filles m’a demandé un roman fantasy. Et pour être tout à fait honnête, je n’étais pas emballé à l’idée de me lancer dans ce genre. J’adore la fantasy, je suis fan de Potter, du seigneur des anneaux, de dragons, des D & D et même des jeux fantasy, mais de là à écrire un roman !

Et puis, il y a tellement de romans de ce type ! J’avais l’impression que tout avait été fait. J’aime surprendre, et je crois que si « un genou à terre » s’est bien vendu c’est parce qu’il était différent. Finalement, comme elle insistait, je me suis lancé, sans idée précise. J’avais juste quelques buts, les mêmes que pour le premier roman : m’amuser, surprendre et laisser mon imaginaire faire le reste.

Les premières pages couchées sur le papier m’interpelaient et me plaisaient. Mais je craignais de me laisser influencer par mes lectures passées, les films, les Bd et les dessins animés.

Je voulais quelque chose de nouveau, un truc qui me dépayse, sans les éternelles guerres, mais avec tous les ingrédients du rêve. Étrangement, j’ai trouvé cela captivant et de chapitre en chapitre je me suis surpris, au point de rêver de mes personnages. Je ne veux pas en dire trop, pour ne pas dévoiler le monde que j’ai créé. Les premiers retours que je reçois sont encourageants. Attendons de voir si la magie opère !

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6) As-tu déjà été approché par des éditeurs traditionnels ?

Non pas à ce jour, mais cela ne me surprend pas. Je sais que d’autres auteurs autoédités se sont tournés vers les maisons d’édition en leur envoyant un courrier et leur manuscrit. Ils ont certainement bien fait, mais je doute beaucoup de ce que je fais, et je ne m’en sens pas la force.

Il existe des chasseurs de têtes, mais il faut croire que la mienne n’est pas destinée à être accrochée en trophée dans un salon !

Je n’ai rien contre le monde de l’édition, mais l’auto-édition m’apporte une liberté à laquelle je me suis attaché.

7) Parlons maintenant de l’auto-édition, après ta nouvelle expérience du salon du livre et tout ce qui s’est passé pour toi, quels conseils donnerais-tu aux personnes ayant un projet d’écriture, mais hésitant sur la démarche de l’auto-édition ?

Foncez ! Pas tête baissée, pas n’importe comment, mais tentez l’aventure !

Le premier conseil, celui que tous les auteurs du salon ont relevé, est le soin apporté au manuscrit. Surtout concernant l’écriture, rien n’est plus déprimant que de lire « une belle histoire, mais trop de fautes, je ne note que deux étoiles ». Votre manuscrit ne s’en remettra pas. Il existe des professionnels de la correction, certes ils sont chers, et pour un premier roman cela semble décalé. Mais, d’autres proposent leur service pour des prix raisonnables. Sinon, faites relire par votre entourage, des amis !

Lisez les blogs, ils vous seront utiles pour la mise en page et la mise en ligne de votre ouvrage.

J’insisterai sur votre 4e de couverture, elle va être le reflet de votre roman, soignez là.

La couverture également, si vous emballez un bonbon au gout fantastique dans du papier journal, personne ne l’achètera. Soignez-la !

Si vous voulez des contacts, envoyez-moi un mot sur ma page Facebook auteur, je vous mettrai en relation.

8) Peux-tu nous donner ta vision de l’aide apportée aux auteurs indépendants par les nombreux blogs ?

Tout d’abord, ils vous permettent de rencontrer d’autres auteurs et des lecteurs. Mais, et je t’en remercie Agnès, te permettent de faire parler de ton roman.

Je crois bien que tu as été la première à rédiger un article sur mon livre.

Les blogs permettent de créer des liens, certes virtuels, mais solides.

Ils sont une source d’information, de partage et d’échange, dont il ne faut pas se priver.

Un autre élément qui m’a paru vraiment important, c’est de confronter son roman avec des lecteurs avertis. Les bloggeurs et Youtubeurs sont souvent passionnés, ils aiment les livres, les histoires. Leurs nombreuses lectures, parfois dans un genre, leur donnent une légitimité qu’il faut respecter et accepter.

D’autre part, un autoédité ne dispose pas d’un outil marketing, les blogs seront certainement sa meilleure vitrine.

9) Quels sont tes projets à venir ?

J’ai commencé la suite de la légende des Klungs, je n’ai pas l’intention de faire attendre le lecteur. Je trouve cela pesant et décevant, mais je devais m’arrêter au premier tome sinon j’aurai écrit un pavé de 800 pages.

Comme je l’ai précisé plus haut, un autre roman est en cours, plus littéraire, j’ai écrit trois chapitres, mais ce ne sera pas mon projet suivant. Je le laisse de côté pour l’instant, il faut encore que j’améliore mon style, avant d’y revenir.

Par contre, une idée a germé, un thriller. Idem, ce sera pour répondre à une demande, mais de mon épouse cette fois. Les thrillers sont légion, et il faut que je fasse quelques recherches afin de vérifier si cette idée a déjà fait l’objet d’un roman. Je ne pense pas, mais je veux en avoir le cœur net.

10) Un message à transmettre ? Des remerciements à émettre ? Des infos à partager ? Il t’appartient de conclure à ta manière cet entretien,

Tout d’abord merci pour cette interview et ton invitation à y répondre. J’aurai beaucoup de gens à remercier, mes premiers lecteurs qui m’ont encouragé à écrire, ceux qui me suivent et me soutiennent. David Forrest, pour le travail excellent sur les deux couvertures. Je vous invite à visiter sa page Kouvertures.

L’écriture est un plaisir solitaire qui prend tout son sens lorsqu’on le partage. Alors tentez l’aventure !

Wendall

Nouvel entretien avec comme invitée Christelle Morize

Ca fait un petit bout de temps que qu’il n’y avait pas eu d’invité sur le blog pour un entretien.

Christelle Morize, l’auteure venant de l’auto-édition et fidèle lectrice du blog a accepté de se dévoiler en nous en disant un peu plus sur son parcours.

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1) Racontes-nous un peu comment tu en es arrivée à l’écriture ?

J’ai toujours aimé écrire, d’aussi loin que je m’en souvienne. Mes professeurs de français, au collège comme au lycée disaient que j’avais une imagination débordante.

Vers l’âge de 20 ans, je me suis mise à écrire ce qui allait devenir « les morsures de l’âme ». Et puis, je me suis mariée. Ma passion a connu un stand by, le temps d’élever mes 4 enfants.

A l’époque, l’auto-édition n’existait pas, ce qui me ralentissait beaucoup. Surtout, quand votre entourage vous décourage avec des remarques quelque peu blessante du genre : « Sais-tu combien de personne cherche à percer dans ce métier ? Pourquoi toi » ou encore « Prend un pseudonyme, si ça ne marche pas, tu pourras garder la tête haute ».

Finalement, mon mari et une poignée d’ami(e)s m’ont encouragée à remanier le manuscrit qui dormait dans mon tiroir. Après la mort de mon père, j’ai changé le cours de l’histoire en y intégrant le personnage de Travis, le grand-père atteint du cancer.

Ensuite, j’ai publié le tome 1 sur un site d’auto-édition, découvert Amazon et l’aventure a commencé. J’ai découvert le plaisir d’être lu et apprécié.

2) Parmi tes livres, quel est celui dont tu es la plus fière et pourquoi ?

Je les aime tous. J’y ai mis tout mon cœur, pour chacun d’eux.

Mais s’il fallait choisir, je dirai « Le Sabre de Bès ». Pourquoi ? Tout simplement parce que j’ai beaucoup soigné les personnages, fouiné pendant des heures sur le net pour obtenir des renseignements capitaux. La mythologie égyptienne n’y est pas étrangère non plus. Je suis fan de cette période de l’histoire. Et quand un lecteur me demande en quelle année je suis allée au Caire, je le surprends en lui répondant « jamais ».

            

     

 

3) Notant que tu exploites différents genres (sentimental, policier…..), quel est celui dans lequel tu te sens le plus à l’aise ?

Je suis plus attirée par le policier ou le thriller. Je n’ai aucune difficulté à décrire une scène de crime alors qu’une scène d’amour me paraît un peu plus ardue pour moi. Ecrire une romance était un petit défi personnel. Je voulais savoir si j’en étais capable et je n’en suis pas déçue. « L’instruction du cœur » a attiré un peu plus de 1400 lectrices/lecteurs. Je vais donc écrire une suite, puisqu’il s’agit du tome 1 et en commencer une autre.

4) Parlons un petit peu de tes influences. Quelles sont-elles ?

Elles sont partout. Le cinéma, les séries TV ou même les activités de la vie courante. Une simple idée peut germer dans mon esprit. Si je patine trop sur le pourquoi du comment, j’abandonne très vite. Sinon, je mets en place un tableau des personnages principaux et secondaires.

Et puis, il y a mes auteurs préférés. Michael Connelly, Franck Thilliez pour ne pas les nommer. Les incontournables Jack Kerouac, Danièle Steel, Agatha Christie, Stephen King et beaucoup d’autres encore.

5) Voyons l’actualité numérique. Arrivant de l’auto-édition, quelle est ta vision des choses de l’évolution des modes de lecture ?

C’est comme toute chose. Il faut que ça évolue. Le livre papier restera toujours présent, mais la lecture numérique est une des plus belles inventions de notre époque. Aux Etats-Unis, ce stade semble avoir été dépassé, avec difficultés certes, mais les résultats sont là. En France, le phénomène prend un peu plus d’ampleur et je suis fière d’être parmi les premiers de ce grand tournant de la littérature, tout comme l’auto-édition.

6) Envisages-tu de te déployer davantage sur d’autres plateformes et si oui lesquelles ?

Oui, j’aimerai assez tenter Kobo pour atteindre les lecteurs de la FNAC et pourquoi pas envoyer un de mes romans à un éditeur (mais pas à compte d’auteur).

Il est vrai que sue Amazon, mes romans s’étendent un peu partout dans le monde. J’ai reçu des messages privés de lectrices du Canada, de l’Angleterre et dernièrement, des caraïbes.

7) Quel a été ton meilleur succès jusqu’à présent parmi tes livres ? Comment l’analyses-tu ?

Hormis « Le Sabre de Bès » qui est téléchargé régulièrement depuis sa sortie, « L’instruction du cœur 1 » a eu 1400 téléchargements environs alors que sa sortie date d’Août 2013. Sa vente en papier est aussi la plus forte.

Le fait que ce soit une littérature sentimentale peut expliquer l’engouement des lectrices. Il semblerait que l’histoire, qui n’est pas dans la science-fiction sentimentale, se caractérise comme contemporaine.

8) Parles-nous un petit peu de tes conditions d’écriture, de ton travail de documentation et de ton inspiration. Où vas-tu la chercher ?

Comme je ne travaille plus, je peux me permettre d’écrire à tout moment. Cela dit, j’ai une vie sociale que j’essaie de gérer au mieux avec ma passion.

La plupart du temps, je suis assise dans le coin bureau de ma chambre et je m’enferme dans mon monde. Souvent avec un peu de musique.

Pour mes recherches, Google est mon ami. Je rassemble tout ce dont j’ai besoin dans un fichier où se trouve déjà mon tableau des personnages. J’utilise souvent Google map pour m’imprégner des lieux puisque je ne peux pas décemment me rendre en Arizona ou au Minnesota. Je mets un point d’honneur à citer des rues réelles, restaurants, garages, magasins comme si j’étais sur place.

Quant à mon inspiration, comme je l’ai cité plus haut. Elle est partout. Prenons en exemple : le Sabre de Bès est né alors que je visionnai un épisode de la série Stargate que j’avais pourtant vu des dizaines de fois. Mais ce jour-là, ce fut le déclic. « Nuits macabres » mon thriller en cours, s’est tout naturellement imposé alors que je lisais un magasine sur la Cathédrale de ma ville.

9) Quels sont tes projets à venir ?

J’ai sur le feu, comme j’aime le dire, 4 romans en écriture.

  • L’instruction du cœur 2 dont la suite et fin sont bien ancrées dans mon esprit.

  • Nuits macabres, le thriller qui se déroulera dans ma ville. Il sera de la même trempe que le Sabre de Bès, donc, science-fiction oblige.

  • Le chef de famille, autre romance qui ne comptera cette fois qu’un tome.

  • Le combattant des ténèbres dont je suis encore sur les recherches.

10) De coutume pour terminer les entretiens sur le blog, libre à toi de faire passer un message, un scoop, une info, des remerciements, un lien, une adresse, un livre, un sentiment……….bref à toi la parole !

Je tenais à remercier les lectrices/lecteurs pour leur fidélité. C’est grâce à elle/eux que je me considère, aujourd’hui, comme une auteure. Quelqu’un a dit, j’ai oublié qui, l’important est d’être lu. C’est vrai. Mes romans voyagent beaucoup. J’en ai envoyé des dédicacés vers la Belgique et la Martinique ainsi qu’à travers la France.

Pour retrouvez toutes mes infos et futures couvertures, résumés de mes futurs romans, tout est à jour sur mon site ou sur Booknode

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L’invitée de ce nouvel entretien : Alice Quinn de “Un Palace en Enfer”

Alice Quinn

Bonjour et merci à Agnès d’avoir la gentillesse de m’accueillir sur cet espace.

Je suis encore un petit peu étonnée de ce qui m’arrive et donc je ne veux pas laisser manquer l’occasion de remercier ici tous les lecteurs qui adorent Un palace en enfer.

Je répondrai avec plaisir à vos questions.

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Entretien avec Frederic Bezies

J’avais l’idée de cette nouvelle rubrique d’entretiens depuis la création du blog pour vous permettre de connaitre davantage des personnes de différents horizons comme la littérature , l’informatique , la musique, les médias etc…Une rubrique qui reviendra régulièrement et pour laquelle je vais m’appliquer à trouver son rythme de croisière.

J’ai souhaité que Frédéric Bezies inaugure cette nouvelle rubrique car c’est grâce à ses pages que Destination Passions est né. Qu’il en soit remercié pour le temps passé à répondre à ces questions.

Bonne lecture !

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