Une petite séance en vrac estivale

En cette période estivale, faisons un peu le point sur plusieurs choses qui pourront être autant d’idées de lecture pour certains ou certaines d’entre vous.

Ma dernière lecture

Une promo que j’avais voulu découvrir car résumé tentant. Un début d’histoire intéressant qui est le seul point positif de ce livre car après avec une absence totale de matière, on tourne en rond car il se passe trop peu de choses et la consistance n’est pas là. Une véritable déception !

Mes dernières acquisitions

Ce sera du sans surprise pour vous, voyons ce que j’ai acquis ces dernières semaines.

Ce polar de Sébastien Chaminade, je l’ai découvert par hasard. Son résumé accrocheur et sa cover qui fait son effet ont de quoi attirer les lecteurs d’autant plus qu’il est proposé gratuitement en ce moment alors c’est peut-être l’occasion de faire une bonne découverte.

Sorti le 21 Juin, c’est sans surprise que cette nouvelle aventure de Dimitri Boizot se retrouve sur ma liseuse. Fidèle de la saga de Patrick Philippart, je n’en loupe jamais un tant ce dernier sait brillamment nous proposer des histoires palpitantes.

Un auteur que j’ai découvert avec son premier roman Du Sang sur Le Parquet (gratuit en ce moment) dont je vous avais parlé ici. Sang Complications est son tout dernier thriller sorti il y a peu et participant au concours des Plumes Francophones. Je suis impatiente de découvrir l’évolution de Patrick Delouvée qui a su convaincre  brillamment.

Isabelle Rozenn-Mari fait partie de ces auteurs auxquels je reste fidèle depuis ses débuts et c’est donc inévitable que son dernier roman sorti en Juin soit sur ma liseuse. J’ai hâte de m’y plonger pour découvrir les surprises que l’auteur nous réserve mais chacun sait que les PALS diminuent rarement et ont plutôt tendance à augmenter lol. Un nom d’auteur dans le cercle de l’autoédition !

Chacun de vous doit commencer à connaitre les auteurs auxquels je reste fidèle et Cédric Charles Antoine en fait partie. L’enfant des Arbres sorti début Juin a été téléchargé dès sa sortie et l’auteur a tellement bien su se créer un important réseau de lecteurs que toute nouvelle publication de sa part ne passe pas inaperçue. Avec cet auteur j’aime les surprises car il a une manière bien à lui de nous en réserver.

Mes pré-commandes

Aucune

Information

Comme vous le voyez je vais avoir du mal à faire diminuer ma PAL en espérant que d’autres nouveautés ne pointent pas le bout de leur nez dans un avenir très proche. Bref, je fais mon maximum pour chacun.

Je préfère rappeler que lorsque je parle d’acquisition, il est question de téléchargement payé par mes soins. Le jour où je ne pourrais pas , je le signalerai aux auteurs concernés ou qu’il sera question de livre reçu gratuitement (chose rare chez moi), cela vous sera précisé dans les chroniques.

Ressembler à ces si nombreux blogs littéraires qui abusent de la possibilité d’avoir des livres gratuitement et pour certains de manière exigeante en demandant des versions brochées n’est pas ma philosophie. Un véritable soutien à un auteur doit comprendre la partie financière impérativement.

Publicités

Tribune Libre avec Isabelle Rozenn-Mari

Aujourd’hui, Agnès me laisse les clés de son blog… ce qui veut dire que je ferai à la fois les questions et les réponses… Quel honneur, quelle joie !
J’investis les lieux à pas feutrés, puis finis par me diriger hardiment vers la salle du trône. Calife à la place du Calife, j’en ai toujours rêvé ! Je m’installe enfin sans vergogne à la place tant convoitée, puis jette un œil alentours. Personne… J’y suis, j’y reste ! Du moins, le temps d’un petit interrogatoire serré entre me, myself and I. Tant pis pour vous, vous l’aurez voulu…

Bonjour Isabelle, je suis ravie de te recevoir. Pour commencer, pourrais-tu te présenter ? Que te vaut l’honneur d’être présente aujourd’hui sur le blog de Destination Passions ?
Oui. Bonjour… alors, me présenter, ça n’a jamais été facile pour moi. Que dire, par quoi commencer ? L’angoisse… Déjà, si je suis là, c’est parce que je suis écrivain. Romancière, auteur, autrice. Les mots ne manquent pas pour désigner une femme qui écrit des livres. Pour ma part, j’écris depuis que j’ai huit ans. J’ai toujours aimé les mots, et par-dessus tout, les histoires. En grandissant, j’ai trouvé tout naturel de laisser s’exprimer une imagination naturelle débordante. On me disait rêveuse. Voilà, j’assumais enfin ce côté anticonformiste de ma personnalité, et ça n’a pas changé depuis !
J’ai rencontré virtuellement Agnès et son blog un an après m’être lancée dans l’aventure de l’autoédition. C’est elle qui m’a contactée après avoir lu mon premier roman, écrit bien des années auparavant : l’Héritage des Damnés. Depuis lors, elle se force à lire chacun de mes bouquins et fait semblant de les adorer. Je fais moi aussi semblant de la croire pour lui faire plaisir, mais je ne suis pas dupe !

Trêve de plaisanterie Isabelle, l’écriture de romans, c’est une chose sérieuse. Recentrons nous. Tu as écrit combien de livres à ce jour ?
Laisse-moi le temps de compter sur mes doigts (on ne peut être à la fois littéraire et matheuse, ce n’est tout simplement pas possible). Une série de trois livres jeunesse (de la fantasy sur fond de légende arthurienne dans le monde réel), un, deux, trois, quatre romans surnaturels, avec romance et suspense insoutenable, un conte de Noël, et mon nouveau roman qui est comme d’habitude, inclassable. Ça fait neuf.

Un de ces romans a tout particulièrement connu un grand succès, tu peux nous en parler ?
Oui, il s’agit de « Souviens-toi Rose… ». Je l’ai sorti en 2015 et il a gagné le prix des lecteurs Amazon, l’équivalent des Plumes Francophones aujourd’hui. Il a été lu à ce jour par plus de 30.000 personnes. C’est l’histoire d’une jeune femme, Rose, romancière célèbre aux Etats Unis, qui revient sur les terres de son enfance, en Bretagne, pour hériter d’une maison familiale. Un manoir. Rose a tout oublié de ses jeunes années. Ses parents sont décédés lorsqu’elle avait huit ans. Après cela, black-out. Dès son arrivée, les langues se délient, mais une atmosphère étrange et palpable rend les lieux particulièrement angoissants. Que cache le passé de Rose, pourquoi un homme trop proche de la vérité est-il assassiné dans sa maison dès son retour ? La maison est-elle vraiment hantée ? Voilà ce que Rose devra découvrir tout en essayant de conserver sa santé mentale intacte…

Tout un programme ! Pourquoi dis-tu que tes livres sont inclassables ?
Surnaturel, thriller, suspense, romance. Je mélange tous les genres que j’aime. Il n’y a pas encore de nom pour ce type de mélange. Mais je suis sûre que ça viendra !

Essayes-tu de faire passer des messages à travers tes livres ?
Oui ! Et à mon sens, c’est ce que font tous les romanciers. Qu’il s’agisse de métaphores ou de messages moins sibyllins, il y a toujours un enseignement à tirer d’un livre. Ça n’aurait pas de sens de lire sans cela. Même si les lecteurs n’en ont pas toujours conscience.
De mon côté, derrière des scènes parfois effrayantes, il y a toujours l’espoir. La vie est faite de hauts et de bas. Elle peut être effrayante et e elle est parfois dure. Mais je veux croire qu’après la pluie, il y a toujours le soleil. Et puis il y a l’amour. Sans l’amour, pour moi, la vie n’a pas de sens. Je ne parle pas que de l’amour romantique, mais de l’amour dans un sens plus élargi. Le monde en a cruellement besoin. Il est capable de soigner tous les maux. Et ce sont ceux qui en ont manqué qui posent le plus de problèmes dans notre société. Je parle aussi parfois de choses plus profondes et plus personnelles comme la vie après la mort. Tout simplement parce que j’y crois. Je peux aussi parler des blessures émotionnelles que nous héritons de nos parents, de nos ancêtres.

Mais pourquoi le surnaturel ?
Je pense que la vie dissimule de nombreux mystères et cela attise ma curiosité naturelle. Je lis avec passion les articles en rapport avec les NDE (Near Death Experience), la réincarnation, les âmes jumelles, l’éveil de la conscience. Je médite, je dévore les livres de développement personnel écrits par des sages tels que Deepak Chopra, et depuis peu, je m’intéresse à la physique quantique.
A mon sens, le surnaturel n’est pas si éloigné de notre réalité que l’on pourrait le croire.

OK. Hum… Tu es donc un peu perchée…
Sûrement un peu, mais il faut l’être pour écrire des romans, lol. Plus sérieusement, je mène une vie tout ce qu’il y a de plus normale. Je peux aussi être parfaitement terre à terre, et j’ai un sens pratique inégalable. Mais j’ai besoin de cette part de fantaisie dans ma vie. Et encore une fois, nous ne pouvons pas continuer à vivre tout en ignorant la part de mystère qui entoure notre création. C’est mon avis, et je ne force personne à le partager.

Quelle est ton actualité ? Tu parlais tout à l’heure d’un nouveau livre ?
Oui. Il est en ligne depuis quelques jours seulement. Il s’appelle « Maddie, si tu savais… ». Je rompt avec mes habitudes pour ce livre. Il est écrit à la première personne, au présent, et alterne le point de vue des deux personnages principaux qui vont se rencontrer : Matthieu et Maddie. Dès le premier regard, c’est le coup de foudre. Mais Matthieu va vite comprendre que la vie de Maddie est en danger car Il connaît son avenir (au lecteur de découvrir comment…). Dès lors, il n’aura qu’une obsession : la prévenir pour la sauver. Mais bien évidemment, tout ne sera pas si simple… Maddie est un personnage que j’aime particulièrement. Elle évolue durant le roman. Au début, elle est dans sa zone de confort, elle n’a pas envie d’ébranler ses certitudes, ni la façon dont elle voit la vie. Mais l’arrivée de Matthieu va tout bouleverser. Elle a réussi à m’épater ! C’est un peu bizarre de parler d’une héroïne comme si elle était réelle. Mais à force de faire vivre et parler ses personnages, on finit par y croire ! D’ailleurs, quand je finis un livre, j’ai l’impression de quitter des amis. C’est parfois un peu difficile, j’ai l’impression de les abandonner !
Aux lecteurs à présent de lire le livre pour découvrir si Matthieu va réussi à la sauver, et comment…
Les premiers retours sont bons. Des lecteurs m’écrivent déjà pour me dire qu’ils n’ont pas réussi à dormir avant d’avoir fini le livre, ça fait toujours plaisir !

Super ! Quels sont tes rapports avec tes lecteurs justement ?
Rares, mais intenses ! Entre deux romans, je me terre dans ma caverne pour vaquer à mon quotidien et écrire. Je suis très peu sur les réseaux sociaux car je ne trouve pas le temps pour cela. Quand je sors un nouveau livre, à chaque fois, je me dis que les lecteurs m’ont forcément oubliée. Quel plaisir et quelle surprise quand je constate que ce n’est pas le cas ! Il y a quelques jours, alors que je remerciais une lectrice d’avoir partagé sur sa page FB l’annonce de la sortie de mon livre, elle s’est montrée étonnée, voire choquée, que je lui adresse la parole, comme si j’étais une rock star ! Pour le coup, c’est moi qui ai été intimidée par sa réaction. Mais qu’est-ce que c’est touchant !

J’ai cru comprendre que tu avais mal vécu les premiers commentaires négatifs sur tes livres. As-tu réussi à prendre du recul depuis ?
Alors, oui. J’ai beaucoup pleuré au début. Quand on écrit, on donne beaucoup de soi. Et parfois, les lecteurs ne se rendent pas compte à quel point leurs propos peuvent être cruels et injurieux. Ils perdent de vue, derrière leur écran, qu’ils s’adressent à une personne dotée de sensibilité (et les romanciers tout comme la plupart des artistes en ont, je pense, un peu plus que les autres), et qui a consacré beaucoup de son temps et de son énergie à livrer cette part d’elle-même.
Aujourd’hui, ça ne me fait toujours pas plaisir. J’ai toujours un petit pincement au cœur. Mais j’ai compris qu’on ne pouvait pas plaire à tout le monde. C’est aussi ce que les lecteurs doivent intégrer quand ils disent « je ne comprends pas que ce livre ait connu un tel succès, moi, je n’ai pas aimé ». Nous sommes tous différents, nous n’avons pas les mêmes points de vue, et heureusement. C’est ce qui fait notre diversité, même si au fond, nous voulons tous la même chose : être heureux. Mais nous ne poursuivons pas le même chemin. Nous ne rencontrons pas les mêmes personnes et nous avons tous des expériences différentes. Soyons tolérants…
Par contre, certaines critiques sont très constructives et j’en tire souvent des enseignements pour m’améliorer.
Je profite de mon passage sur le blog d’Agnès pour la remercier : c’est elle qui m’a convaincue de poursuivre l’écriture quand j’étais au plus bas après certaines critiques assassines. Je n’aurais peut-être pas continué sans elle !

Merci pour elle. Il est vrai que même si elle reste dans l’ombre, elle est d’un grand soutien pour de nombreux auteurs de l’autoédition.
En parlant d’autoédition, quelle est ton ressenti par rapport à elle ?
Il est bon. Comme pas mal de mes collègues, je n’aurais jamais été lue sans elle. Je ne vais donc pas cracher dans la soupe. Maintenant, je ne vais pas te mentir, c’est quand même compliqué de percer dans cet univers. Il y a beaucoup de personnes qui écrivent de nos jours. La concurrence est rude ! En tant que lectrice, je suis parfois tombée sur de véritables bijoux de l’autoédition, et pour autant, leurs auteurs n’ont jamais connu le succès. C’est parfois injuste. J’ai parfois aussi lu des livres qui ont connu le succès, et qui à mon sens, n’avais pas autant de qualités que les autres. Mais ils avaient trouvé leur public. Ce que je respecte.

Est-ce que cela a été un tremplin pour toi, je veux dire, dans l’édition classique ?
Oui. Et Non.
« Souviens-toi Rose… » a été sollicité. Mais j’ai refusé à l’époque de perdre mon indépendance. Je ne dis pas que je suis contre. C’est à étudier au cas par cas. Mais il ne faut pas non plus se voiler la face. Peu d’auteurs inconnus percent réellement dans l’édition classique aujourd’hui. Ou alors, il faut une promotion énorme autour d’eux. Or, les maisons d’édition n’ont pas les moyens de le faire. Ça passe ou ça casse. Je pense qu’il y a eu pas mal de déceptions. Mais je reste optimiste néanmoins. Tout est possible ! Il faut juste garder les pieds bien ancrés au sol et ne pas se dire qu’on est le nouveau JK Rowling.
J’ai accepté un contrat pour les deux premiers tomes de ma série jeunesse « Les Enfants de Dana ». Malheureusement, la maison d’édition a fermé récemment les portes de son antenne jeunesse, et le troisième tome ne sortira pas en librairie. Je crois qu’en fait, je suis plus déçue pour mes lecteurs que pour moi. Cette série n’a pas été beaucoup lue, mais elle a suscité un énorme engouement de la part de ses lecteurs. Ils ne pourront pas avoir un 3ème tome conforme aux deux premiers. Je trouve ça vraiment dommage. Je suis donc retournée à l’autoédition pour cette série également…

Un mot de la fin ?
Je remercie Agnès de m’avoir permis de m’exprimer sur son blog à ma manière. Je ne pensais pas que ça me plairait autant. Cela me conforte dans mon choix de rester, du moins pour le moment, indépendante. Je pense que cela me convient bien ! J’espère que je n’ai pas été trop longue…
Bisous à mes lecteurs, et bonjour aux autres !
A bientôt…

Son site

Son Facebook

Son Twitter

Tribune Libre avec Mickaël Paitel

Mickaël Paitel inaugure cette nouvelle rubrique Tribune Libre sur le blog que je vous proposerai régulièrement en laissant les commandes du blog à ceux et celles qui ont des choses à dire.

 

Aujourd’hui, Agnès me confie la clé du blog !


C’était son idée de départ, comme elle l’indiquait dans un précédent billet intitulé :
« Ça fait déjà 7 ans »

« Mon initiative sera de mettre à disposition une page du blog au premier auteur ou blogueur qui se signalera par email ou page contact. Pour parler de son actualité, de sa vision des choses…. bref, l’auteur ou blogueur fera ce qu’il voudra. Seule condition, pas d’auteur ou blogueur de livres du genre érotisme».

J’accepte ces conditions. Alors, c’est parti !

Interview « selfie », Mickaël s’interroge lui-même.

Bonjour Mickaël, sois le bienvenu sur le blog d’Agnès. Tu fais donc les questions et les réponses, c’est atypique ça !

— Ce serait malvenu de n’être pas le bienvenu ! Pour répondre à ta question, il faut se distinguer des autres, créer son propre univers, un terme que je n’aime pas du tout ! Il y a des galaxies d’auteurs plus talentueux les uns que les autres.

Quelle est ton actualité ?

— Je viens de publier mon 9ème roman « une retraite sous de mauvais auspices » qui a eu fin avril, son heure de gloire dans le Pays du Léon. Un article lui a été consacré dans le Télégramme de Morlaix, l’ultime récompense après 2 ans de travail.

L’article a-t-il pesé sur les ventes ?

— Oui, significativement pour une commune de 3500 habitants ! Des plouescatais venaient sonner chez moi. Des touristes de Loudéac qui avaient lu l’article sont venus m’acheter deux exemplaires. Ça n’arrêtait pas jusqu’à la première rupture de stock. Mon voisin, qui m’avait aperçu en train de tondre ma pelouse, m’a interpellé puis invité à boire le café. (plus d’une heure passée ensemble). « Alors comme ça, vous écrivez, etc. ». Mon médecin m’a également félicité ! Puis, il y a fallu signer des dédicaces ! C’est une expérience assez perturbante. Je sentais le regard du lecteur sur la page blanche que j’allais griffonner. Je m’en sortais en offrant une citation personnelle. Par exemple :
Ceux qui ont pris leur retraite ne voient pas l’avenir sous les meilleurs auspices.
(c’est celle-ci qui m’a inspiré le titre du livre.) Ou bien encore :
« J’adore voir ma couturière chaussée de talon-aiguilles »
Puis, je signe. Distiller des jeux de mots, faire rire en général, est presqu’une obligation morale. J’ai créé une bonne vingtaine de citations. En revanche, le livre numérique n’a réalisé à ce jour aucune vente !

Comment l’explique-tu ?

— Je l’explique par le surnombre de publications (environ 100 000 ebooks par mois uniquement sur Amazon), l’absence de conseils professionnels pour la couverture, les couleurs ? L’illustration a été réalisée par une amie autiste qui vit à Chelles en région parisienne. Je crois, qu’en tant qu’auteur auto-édité, qu’il faut justement se faire connaître dans sa commune, viser le département, puis éventuellement la région… Je n’ai pas cette ambition. Quand je lis d’autres auteurs, il y a de quoi douter de son talent d’écriture. Il m’est arrivé de jalouser le succès de certains comme Cetro, de me complexer en me disant que ce que je faisais n’était finalement pas terrible. J’aime l’auteur Christelle Morize. Je perçois sa sensibilité et dans ses livres, les descriptions sont précises ! Elle n’est pas nombriliste, référence d’autres livres sur Babelio. Je trouve cela tellement rare !
Chacun d’entre-nous essaye d’imposer en publiant un livre, sa patte personnelle comme l’empreinte unique d’un pied sur le sable, en espérant que son éphémère existence ne sera pas effacée par la marée montante.

Je te sens un peu découragé, désabusé.

— Fataliste, oui. C’est la vie, il y a ceux qui percent ou pas. Ce qui compte, c’est que le livre existe et libre au lecteur de faire son choix. Comme nos aliments, nous pouvons sélectionner des romans nés sous serre, des chansons en culture raisonnée ou bio ! Attention aux artistes remplis de pesticides qui détériorent nos tympans ! Angèle avec sa chanson « balance ton quoi » ou Maître Gims ! Comme certains romans restés dans l’ombre, un pan de la chanson française est éclairé à la bougie et connaît peu les projecteurs. C’est paradoxalement celle dont les textes sont souvent les plus qualitatifs : Jean-Louis Murat, Cyril Mokaiesh, Adrien Soleiman, Miossec, CharlElie, Gontard, Romain Camille (ce dernier rame avec moins de cent visionnages !)

Le problème reste la visibilité et les gens n’achètent que les articles culturels exposés en tête de gondole.

Pense-tu que, ces dernières années, les ventes du livre papier régressent ?

— Oui, Internet y est pour beaucoup, les liseuses aussi. Lire un roman demande davantage d’effort que de picorer des informations ou surfer sur les réseaux sociaux. Pourtant, la liberté qu’offre le web ouvre bien des portes ! Elle permet de contourner d’autres réseaux faits de copinages qui jusqu’à lors verrouillaient le système. Par exemple, elle fait vaciller certains journaux traditionnels qui manipulent parfois l’information en faveur du pouvoir politique en place. En contrepartie, ces journaux reçoivent de généreuses subventions ! Malin, non ? J’aimerais bien, moi aussi, avoir des subventions pour mon activité !

Tu ne vis pas de ta plume. Justement, pour conclure, parle-nous de ton métier de gérant et de crêpier.

— On s’éloigne du livre. C’est un travail qui génère une pression insoupçonnable. Quand, en quinze minutes, 18 clients se sont installés dans la salle, mieux vaut garder son sang-froid. La clientèle la plus agréable ? Les Belges (Wallonie), les Chtis, les Allemands. Les Français sont les plus pénibles du monde ! Ce sont les seuls qui souvent râlent, demandent des changements dans l’élaboration des galettes ou des desserts :
« Je veux cette crêpe, mais avec une boule vanille à la place de celle au chocolat ou sans Chantilly. Je peux avoir une complète avec le blanc d’œuf bien cuit ? Je réserve la table, vous savez celle près de la cheminée ».
Il y a pire ! Dehors, il y a une sonnette pour les handicapés qui peuvent demander de l’aide. Certains sonnent à 11 h 55 ! Ils ont faim. Si on ne répond pas, ils téléphonent. La restauration est une magnifique école pour connaître l’humain, qui déteste le refus.
« Vous n’avez plus de tables disponibles ? Pourtant, j’en vois deux de libres là-bas ! »
Oui, monsieur, mais elles sont réservées.
Ils râlent, vocifèrent, menacent de mal nous noter sur tripadvisor ! Heureusement, il y a aussi de formidables compatriotes. Cette façon d’être, à la Française, est atypique car si nous sommes si pénibles, c’est parce que nous aimons le bon et le beau.

Merci Mickaël pour cette interview et cette note positive !

— Il faut être positif. N’oubliez pas que ce sont les bisous qui sauveront le monde ! Maintenant, allez décompresser les amis, rire un peu, avec les purigrinations, heu, les panarigrations, zut, les pérégrinations de mon héroïne Louise Rigodec, une Tatie tatillonne plutôt vacharde mais attachante !

Merci Agnès pour ta confiance. Je rends les clés du blog.

Son blog

Son Twitter

Petite séance blabla ensoleillée

Depuis le temps que je ne vous en avais pas proposé, je voulais dresser un petit bilan par de l’information, des idées bref du blabla voir pêle-mêle.

Ma dernière lecture

C’est sans surprise vu que je reste fidèle  depuis ses débuts à la saga de l’auteur Jérôme Dumont. Je viens justement de vous le chroniquer dans l’article précédent. Déjà impatiente du T12 !

Mes dernières acquisitions

Suivant tous les livres d’Alexis Arend depuis ses débuts, ce dernier roman sorti il y a quelques jours ne fait pas exception à la règle. Je vous conseille d’en lire le résumé pour être vite convaincus. Encore un grand coup d’Alex !

Franchement, comment éviter un nouveau livre de l’ami Cetro ? Un de ces auteurs de l’autoédition qui a su se faire un nom. Encore du lourd avec ce roman noir sorti fin avril. Je vous le conseille indéniablement.

Dès qu’il s’agit d’un nouveau livre d’Alice Quinn, on s’attaque à l’une des pionnières de l’autoédition classée dans l’inévitable pour moi au même titre que tous ceux auxquels je reste fidèle. Si vous voulez aller à la découverte de confidences de l’auteur concernant ce livre, je vous conseille de consulter l’entretien d’Alice Quinn que j’avais réalisé lors de la sortie du livre.

Découvrir un nouveau livre de Cédric Charles Antoine est toujours plein de surprises et d’aventures. Il aime faire voyager ses lecteurs et ces derniers ne s’en plaindront pas. Encore du beau du grand à ne pas manquer !

Mes pré-commandes

Aucune

Information

– Histoire de vous prévenir, j’ai pris pour habitude quand je publie des covers d’inclure un lien dessus de redirection vers Amazon.

– J’ai relevé le niveau de gestion des abonnés au blog. Tout abonnement doit comporter une adresse email ou une page communautaire que je connais. Dans le cas contraire je fais le ménage ! Je vous suggère de me prévenir par l’intermédiaire de la page contact afin d’éviter que votre abonnement soit annulé.

– Vous avez remarqué que je vous signale régulièrement sur Twitter les exemples de prix excessif de livres sans contrat que j’ajoute automatiquement à l’article sur le sujet. Je ne le fais pas par plaisir pour nuire aux auteurs concernés mais pour les aider. Mon avis et le vôtre ne peuvent que leur apprendre une meilleure gestion de leurs publications.

C’est tout pour cette fois-ci !

Quitte ou double de Jérôme Dumont

Résumé

Alors que son propre couple est en crise, Gabriel Rossetti est consulté dans un divorce hors normes : Anne-Sophie Bonifassi, riche héritière de Battaglia constructions en a assez de tolérer les frasques de son mari, par ailleurs directeur général de la puissante entreprise.
Animée par une volonté de vengeance insatiable, cette nouvelle cliente veut humilier son mari à tout prix.

Rossetti va devoir prendre ses responsabilités, tant en ce qui concerne sa vie personnelle que ce dossier explosif dans lequel Olivia Coste, sa meilleure ennemie, se retrouve face à lui. Un combat sans merci qui prendra vite un tournant dramatique.

La onzième enquête de Rossetti & MacLane : une intrigue pétrie de rebondissements, des protagonistes prêts à tout jouer, à quitte ou double.

Mon avis

Comme beaucoup de lecteurs fidèles de cette saga, retrouver toute la bande de Rossetti et MacLane fut un immense plaisir comme à chaque nouvelle aventure.

M’attendant à des surprises, j’y suis allé de manière un peu réservée dès le début et je dois dire que j’avais tort tant les surprises sont nombreuses.

Une nouvelle enquête qui permet une présence et une mise en valeur des personnages habituels ce qui plaira à certains.

Avec cela, l’auteur mise sur l’humour très présente ce qui ne peut que rendre les lecteurs addicts de cette intrigue passionnante qui tient en haleine jusqu’à la fin.

Jérôme Dumont joue brillamment avec ses lecteurs en les emmenant sur de nombreuses hypothèses en entretenant un suspense de haute qualité avec également des rebondissements à foison.

Mais je dois avouer honnêtement que depuis son arrivée dans l’histoire mon pif de lectrice partait vers un des personnages et ça a été dans le mille !

La grande richesse de Jérôme sont les dialogues qui apportent beaucoup aux personnages et à l’intensité de ses histoires.

Fidèle de l’auteur depuis ses débuts, je l’ai vu évoluer et il est vrai que maintenant il est à un niveau d’écriture d’une telle qualité que cela lui permet certaines libertés pour exceller d’une manière brillante.

Même si encore aujourd’hui mon aventure favorite reste Une Enquête Cannoise (T2) je dois avouer que celle-ci vient lui faire de l’ombre sérieusement.

Une réussite à ne pas manquer pour un sacré bon moment de lecture !

Entretien avec Alice Quinn

Pour fêter les 7 ans du blog, découvrez ce nouvel entretien avec Alice Quinn.

Je la connais depuis la sortie de son premier roman en numérique : Un palace en enfer. Elle vit dans le midi, entourée de sa famille et de ses chats. Après avoir connu un franc succès avec sa série de comédies policières, elle a changé de registre et nous a concocté des intrigues policières historiques dans le Cannes de la Belle Époque pour en extraire l’atmosphère d’une société pleine de contraste.
Je me fais une joie de lui poser quelques questions à l’occasion de la sortie de son nouveau roman : Le portrait brisé.

 

Peux-tu présenter ton roman en un court pitch ?

Il s’agit d’un roman policier historique. C’est un tome 2, mais il peut se lire indépendamment du premier tome. Une courtisane, Lola Deslys, une aristocrate déclassée, Miss Fletcher et un écrivain, Maupassant, se battent pour sauver de la peine de mort une jeune orpheline accusée du meurtre de son séducteur, un banquier puissant.

Mais plus précisément, il s’agit de quoi ?

Il y a quelques années, je faisais des ateliers d’écriture dans la ville de Cannes avec des lycéens, en compagnie de profs d’histoire et de lettres. Nous nous baladions dans les rues de Cannes et je découvrais alors les villas de la belle époque.
La ville était au XIXe envahie tous les hivers par les gens les plus riches et les plus puissants d’Europe, par les têtes couronnées, le Gotha.
Ils entraînaient évidemment dans leur sillage un monde interlope composé de domestiques, d’escrocs, d’opportunistes, de terroristes, d’artistes, et de courtisanes. (liste non exhaustive 😉
C’est là que j’ai eu l’idée de faire naître dans la vieille ville de Cannes en 1863 l’héroïne d’un roman qui se passerait à la belle-époque. Une jeune fille pauvre, mais ambitieuse refusant la condition des femmes de l’époque, ce qui la conduirait à devenir une «cocotte».
Étant donné la place prépondérante des Anglais à l’époque à Cannes, il me fallait un personnage anglais et quand j’ai découvert l’existence de cet étrange demi-monde où l’on rangeait les femmes qui n’avaient plus leur place dans la société, j’ai eu l’idée d’un personnage féminin qui serait une aristocrate anglaise déclassée, qui deviendrait la gouvernante de Lola. C’est l’idée de ce contraste qui m’a amusée.
Ces deux femmes, Lola Deslys et Miss Fletcher, vont rencontrer Maupassant.
Il faut savoir que Maupassant est venu régulièrement tous les hivers à Cannes à partir de 1884, jusqu’aux premiers jours de l’année 1892 qui lui ont été si funestes, puisqu’il a perdu la raison et qu’il a fait une tentative de suicide dans la maison qu’il louait, le chalet de l’Isère. Cette maison existe toujours et on peut même y faire un séjour, puisque c’est actuellement un charmant hôtel.
J’avais dès lors la construction totale dans ma tête de cette trilogie.
Premier tome: 1884. Deuxième tome: 1888. Et le troisième tome verrait la chute de Maupassant.
Dans le tome 1, La lettre froissée, nous assistons à la rencontre des trois personnages principaux, et comme ils sont tous trois épris de justice, nous les accompagnons dans leur lutte pour rendre sa dignité à une jeune femme de chambre trouvée assassinée dans le parc d’un palace où elle travaillait.
Mais aujourd’hui je dois vous parler du deuxième tome : Le portrait brisé. Puisqu’il sort le 23 avril.
Cannes janvier 1888. La ville est secouée par un scandale financier qui entraîne la faillite de nombreux notables. C’est dans ce contexte troublé qu’un banquier est retrouvé assassiné. Aux yeux de la police, la coupable idéale est Anna, une jeune fille que l’homme avait tenté de séduire. Emprisonnée, Anna ne peut compter que sur Miss Fletcher, aristocrate ruinée et sur Lola, courtisane aux mœurs dissolues, pour l’innocenter. Avec l’aide de Maupassant, l’homme de lettres, elles vont lutter pour éviter la guillotine à leur jeune protégée. L’improbable trio se lance dans une course contre la montre qui va le conduire du monde feutré de la grande bourgeoisie jusqu’à un terrifiant asile d’aliénés sur une île une nuit de tempête fatale. Plongez dans un secret de famille bien gardé, au cœur d’une société où les mensonges règnent en maître et où la fortune est, bien souvent, une garantie d’impunité…

D’où est venue ton idée ?

En faisant mes recherches j’ai découvert qu’il y avait eu à Cannes une crise immobilière sans précédent.
De nombreuses familles ont fait faillite à l’époque à Cannes, mais certains personnages s’en sont bien tiré, notamment le banquier qui avait initié l’opération immobilière, qui est aussi le créateur du Crédit Lyonnais.
Je voulais également parler du phénomène des asiles d’aliénés à cette période. Le XIXe siècle a été un moment de bouleversements importants dans notre façon de voir et de penser la folie. Des tentatives ont été menées sur plusieurs fronts.
Comme il existe sur l’île de Lérins, située en face de la baie de Cannes, une propriété privée étonnante et énigmatique qu’on appelle Le Grand Jardin, et qui reste mystérieuse même pour de nombreux Cannois, sur laquelle on retrouve d’ailleurs peu d’archives, je me suis dit que ce serait l’endroit idéal pour y transposer la maison de fous dont j’avais besoin.
Et comme j’essaie de traiter cette trilogie à la façon des feuilletonistes du XIXe siècle ou de Wilkie Collins, je veille à utiliser les secrets de famille, des orphelines maltraitées et la notion de misère qui côtoie la grande richesse. Ce sont des thèmes récurrents dans les romans du XIXe, dont je tente de respecter l’esprit tout en y insufflant notre regard actuel.

As-tu des points communs avec tes héroïnes principales ?

Oui !!! Tout à fait. Je me reconnais en elles à plusieurs moments, et je mets des morceaux de moi, de mes indignations, de mes effrois, de mes faiblesses dans leurs réactions. Quand elles sont courageuses, disons qu’elles concrétisent à ce moment-là ce que j’aimerais être ou faire devant certains événements parfois. Mais il y a aussi les moments où elles m’échappent totalement, et où je ne me reconnais plus du tout en elles.
Maupassant a un peu de moi aussi. J’espère qu’il me pardonne de là où il est. Je pense que oui, car je le sens près de moi quand j’écris et je sens sa bienveillance.

Quelles sont tes recettes pour organiser ta structure de récit?

Je travaille des mois durant à laisser bouillonner mes idées, puis à les coucher sous forme de résumés de chapitres sur du papier, jusqu’à ce que tout ce qui pouvait paraître incohérent ou bancal prenne une vraie place dans un rouage parfait.
Alors, quand je me mets à l’écriture, cela se déroule dans un flot ininterrompu. En revanche, il me faut encore des mois pour la réécriture et les corrections. Et je fais relire aussi par des bêta-lecteurs, dont des historiens afin d’essayer de ne pas faire d’anachronisme. J’ai même une spécialiste de Maupassant, la créatrice du site Maupassantiana.com, qui accepte avec beaucoup de gentillesse de me relire au cas où des erreurs le concernant se seraient glissées dans le texte.

Peux tu choisir un extrait et nous l’offrir ici ?

Extrait du chapitre 11 :
« J’ouvris doucement la porte de la chambre d’Anna et je m’approchai du lit en prononçant son nom :
— Anna, Anna, réveille-toi.
La courtepointe apparaissait anormalement plate. Quand je fus tout près, ce fut pour constater que le lit était vide. Complètement vide. La petite tête brune d’Anna ne reposait pas là où elle aurait dû être, sur l’oreiller de dentelles roses.
Tout se brouilla soudain devant ma vue. En une seconde, je saisis le tragique de la situation. À la place d’Anna, il y avait du sang. Du sang par terre, du sang sur le lit, du sang sur une robe rose qui traînait sur la descente de lit. La robe qu’Anna portait la veille à son retour de sa sortie nocturne. Alors que la veille je n’y avais décelé aucune trace de sang !
La fenêtre était grande ouverte. Elle battait légèrement, faisant voleter ses voilages. Cet air froid me fit frissonner.
Je m’affolai, me demandant d’où venait tout ce sang. Où était passée Anna ? Que lui était-il arrivé ? Elle avait sûrement été enlevée par des malfaiteurs. Ceux-là mêmes qui l’avaient agressée la veille. Cela avait-il un rapport avec la mort de Cousin ? Elle devait être blessée. Ce sang sur sa robe… L’avait-on assassinée, elle aussi ? Notre Anna ? Non ! Ce n’était pas possible. Je frottai mon front, paniquée, refusant les images violentes qui envahissaient mon imagination.
Je courus à la fenêtre, me penchai. J’essayai de voir quelque chose, n’importe quoi, un tissu, un nuage de poussière, une carriole, des silhouettes. Mais le verger parsemé de quelques bâtisses, qui s’étendait à perte de vue derrière notre maison, ne présentait aucun mouvement suspect. Un paysan poussait une brouette et plus loin, deux jeunes filles porteuses de panières de linge babillaient en se rendant en ville.
Les agents de la sûreté ! Ils attendaient au salon ! Qu’allaient-ils penser de la scène ? Penseraient-ils qu’Anna s’était enfuie ? Il me fallait faire vite, avant eux, pour voir s’il y aurait un signe qui nous permettrait de la retrouver, de confondre ses ravisseurs.
Je fouillai la chambre fébrilement, en quête du moindre indice. Une lettre ? Un journal intime, peut-être, qui aurait pu éclaircir ce drame ? Je me penchai pour regarder sous le lit, j’ouvris la grande armoire, écartant les robes et les tissus, je soulevai les cahiers et les partitions. Rien qui changeât du gentil désordre habituel de cette chambre.
Tout en cherchant, j’entendis les agents hausser soudain la voix. Ils semblaient perdre patience. Je tremblai.
Je revins sur mes pas, tout près du lit, atterrée par le spectacle que je refusais d’admettre. La robe. Je ne savais pas s’il fallait que les agents la trouvent, ou non. Qu’allaient-ils penser en voyant ce sang ? Je ramassai le vêtement abandonné à terre, mais en le soulevant, un objet brillant, une sorte de lame, en tomba dans un bruit amorti par le tapis. Je me penchai et me saisis de l’objet.
C’était un coupe-papier, et il était ensanglanté.
Le sang était sec et formait une croûte noirâtre. Hébétée, j’eus le temps de lire les initiales HC gravées dans le métal, juste avant que le brigadier Rodot, excédé, n’ouvre brusquement la porte.
Il me surprit, le coupe-papier dans une main, la robe dans l’autre. Cette vision le mit hors de lui. Il cria :
— À moi ! L’oiseau s’est envolé ! »

Quel est ton prochain roman? Tes prochains projets?

Je termine actuellement les corrections et relectures du tome 3 de cette trilogie, et je m’apprête à attaquer le tome 5 de ma série de comédies policières Au pays de Rosie Maldonne. Ce sera le dernier opus de cette série. Je dirai ensuite adieu à Rosie. La fin d’une belle aventure, mais tout a une fin dans la vie. Je suis beaucoup dans les fins en ce moment !!! 😉
J’ai envie ensuite d’explorer le genre théâtral, mais je ne sais pas si je vais y parvenir. C’est ce qui donne du sel à la vie. J’ai besoin de me confronter à chaque fois à des styles et des genres d’écriture différents…

Merci Alice pour nous avoir confié tes petits secrets sur ton roman. Je rappelle qu’on peut le trouver à la fois en numérique en Kindle mais aussi en Librairie, car il est édité par City Éditions.

Merci à toi Agnès, pour ton accueil chaleureux ! Merci pour ta ténacité, ton courage et ce blog que tu as créé et que tu animes avec passion… Et merci à mes lecteurs fidèles, et aussi aux nouveaux, aux curieux, aux passionnés… Bisou à tous…

Pour rencontrer la romancière et vous faire dédicacer votre livre :
Le samedi 27 avril : Polar sur la vile d’Antibes, à la Librairie Massena d’Antibes
Le 24 et 25 mai : Festival Roman Féminin à Paris, Espace MAS, 10/18 Rue des Terres au Curé, Paris 13
Le 31 mai, 1er juin et 2 juin : Festival du Livre de Nice, Jardin Albert 1er, Nice

Pour suivre Alice Quinn

Son profil facebook

Sa page auteur facebook

Sa page auteur Amazon

Son blog

Son Twitter

Son Pinterest

Son Instagram

 

Ca fait déjà 7 ans !

Quand j’ai lancé le blog et écrit le premier message le 9 Avril 2012, je me lançais dans une aventure dont j’ignorais le devenir. Et avec le temps, Destination Passions s’est créé son petit réseau de fidèles lecteurs et de nombreux contacts.

Cela a été l’occasion de faire connaissance avec de nombreux et sympathiques blogueurs/auteurs/lecteurs/artistes.

Ces derniers mois m’ont permis de faire quelques découvertes côté auteurs comme Patrick Delouvée.

Je persiste à revendiquer l’indépendance pour laquelle je me suis tant battue. Une philosophie de blog qui ne plaira pas forcément à tout le monde mais la porte est grande ouverte pour ceux qui n’accroche pas.

J’ai aussi passé l’année à assumer mon nouveau rythme tant de lecture que de publications. Vous en connaissez tous les différentes raisons….

Je reste fière d’avoir de tels fidèles lecteurs et ce petit réseau que nous sommes.

J’ai pour objectif de continuer de la même manière:

– indépendance

– transparence

– affirmation

– honnêteté et sincérité

– faire le tri dans les followers sur Twitter (l’idée de privatiser la page me chatouille toujours régulièrement)

– consacrer du temps qu’à ceux et celles qui le méritent.

– apporter quelques petites nouveautés d’aménagement dans le temps

– variation de sujets plus importante

Comme vous le voyez, pas de cadeaux pour cet anniversaire car j’ai voulu faire les choses un peu différemment cette année.

Mon initiative sera de mettre à disposition une page du blog au premier auteur ou blogueur qui se signalera par email ou page contact. Pour parler de son actualité, de sa vision des choses…. bref, l’auteur ou blogueur fera ce qu’il voudra. Seule condition, pas d’auteur ou blogueur de livres du genre érotisme.

Vous vous en doutez bien, j’aurais de nombreux remerciements à formuler.

L’ami Fred Bezies un blogueur et ancienne connaissance sur le web qui dérange parfois mais qu’on aime tel qu’il est. C’est sur ses pages que j’ai trouvé la motivation pour lancer le blog.

Merci à Jérôme, Isabelle, Christelle, Alice, les trois Cédric, Enzo, Michaël, Lionel, Monia, Olivier, Wendall ainsi que le petit dernier de la cavalerie Patrick Delouvée et tous ceux que j’oublie et qui se reconnaitront.

Merci à tous ceux qui contribuent de près ou de loin au succès de ce blog

Merci à tous les blogueurs et auteurs qui peuvent citer Destination Passions dans leurs articles ou se faire le relais d’opérations spéciales.

Merci à tous les followers sur Twitter.

Merci pour tous vos mails d’encouragement et de soutien dans les mauvaises périodes.

Merci à tous ceux et celles offrant régulièrement des cadeaux aux lecteurs

Et bien évidemment merci à tous mes lecteurs et lectrices pour leur fidélité en participant à ce blog tout au long de l’année par leurs nombreux et réguliers commentaires.

Merci à tous pour votre confiance !