Entretien avec l’auteur Arnaud Codeville

Prévu depuis longtemps et reporté voici enfin cet entretien avec l’auteur Arnaud Codeville.

Arnaud Codeville

Je vous laisse découvrir ses confessions.

1) Arnaud, qui est le sympathique auteur que l’on connait ?

Alors je suis Arnaud CODEVILLE, j’ai 36ans. Je vis près de Valenciennes dans le Nord. Je suis marié et père de deux enfants. Je suis informaticien de profession depuis un bon dix ans. On me connait surtout en tant qu’auteur de romans de terreur/fantastique. « La tour de Sélénite » paru en 2015 et « 1974 » en avril 2016.

2) On t’a vu arrivé dans l’autoédition de manière fulgurante avec La Tour de Sélénite, pourquoi ce choix de l’indépendance ?

C’est un choix murement réfléchi. J’ai lu des dizaines de témoignages de personnes qui s’étaient lancé dans l’écriture et avaient été soit arnaqué, avaient rencontré des galères avec leurs droits, une communication des plus minimes. Bref, tout ça je savais le faire de par mon métier. J’ai donc eu décidé de partir pour cette formidable aventure. J’ai eu la chance d’avoir une amie auteure que j’avais rencontrée par hasard dans un salon et elle m’a filé un sacré coup de main (surtout pour les démarches administratives).

3) Après ton premier roman qui fut un succès, tu as sorti 1974 toujours dans le même genre. Comment expliques-tu ton attachement à ce genre thriller/horreur ?

Depuis tout petit, je regarde des films d’horreur. Le premier, c’était Vendredi 13 avec ma sœur Sylvie, je devais avoir 8 ans. Au lycée, j’ai rencontré une bande de potes avec qui je faisais du jeu de rôles. Et c’est là que tout s’est enchainé. J4écrivais des scénarios pour mes parties, et pour puiser des inspirations, je me suis mis à la lecture intensivement. J’ai découvert Lovecraft, Stephen King et Tolkien. Je pense que c’est à partir de ce moment que je me suis découvert une passion pour l’écriture.

4) Où vas-tu chercher toutes tes idées pour écrire ? Explique-nous un peu tes méthodes de travail.

J’en sais rien… J’ai des flashs dans la tête. J’écris un plan ou des fois j’ai la structure dans mon esprit. Et ensuite, je développe. Il m’arrive par moment de m’endormir en pensant à une scène que je viens d’écrire et ensuite, je la rêve ou plutôt j’en fais des cauchemars. Et au saut du lit, je réécris la scène selon mes souvenirs.

5) Comment définirais-tu le plus 1974 ?

C’est un Thriller Terreur/ Fantastique avec une pointe de polar (mais léger).

6) De ton premier roman à ton dernier, on a senti une évolution dans ton travail. Comment l’expliques-tu ?

Mon premier roman n’était pas destiné au grand public. Je l’avais écrit pour mon père pour son anniversaire plutôt que de lui acheter un dvd à la con qu’il ne regardera qu’une fois. Ce sont mes potes qui m’ont persuadé d’en faire quelque chose. Donc une fois que la Tour a bien fonctionné, je me suis mis à écrire 1974, mais dans l’optique d’être lu par un plus grand nombre.

7) Maintenant parlons de tes influences littéraires. Quels sont les auteurs que tu lis et auxquels tu restes attaché ? Pourquoi ?

J’ai découvert il y a peu de temps Graham Masterton (et même rencontré en vrai d’ailleurs). C’est Valérie, une très bonne amie, qui m’a conseillé de le lire car nos styles se ressemblent énormément. Sinon j’adore toujours autant Lovecraft, mais je pense qu’il y a une part de nostalgie de mon adolescence là-dedans, et bien sûr Stephen King mais à ses débuts. Les derniers ne m’ont pas vraiment plu.

8) Quel est ton regard sur l’autoédition ?

J’y suis très attaché. D’ailleurs, je ne comprends toujours pas cette animosité qu’ont les gens vis-à-vis de ce mode d’édition. Les indépendants (je préfère cette appellation) doivent tout gérer. La comm’, la publication, relecture, la gestion de leurs commandes etc…Je suis toujours prêt à filer des tuyaux à ceux qui veulent tenter l’expérience.

9) Peux-tu en dire davantage quand à tes futurs projets ?

Je suis actuellement sur mon 3ème roman. Pour l’instant, il m’est impossible de dire une date de sortie précise car il est en plein chantier. Surtout je continue toujours la promotion de 1974 à travers des dédicaces et autres salons.

10) Tribune libre c’est la coutume sur le blog pour terminer les entretiens. Un message à faire passer ? Des remerciements ? Un scoop ? Un livre que tu as aimé ? ……..bref la parole t’appartient.

Un grand merci à mes lecteurs qui me suivent de très près. Je vous promets de faire un roman des plus terrifiants qu’il soit. Un grand merci au blog destination passion et à sa superbe admin.
Mon équipe de choc pour qui sans eux, mes romans ne seraient pas ce qu’ils sont aujourd’hui. Les groupes Facebook (Mordus de Thrillers, Mordus de lectures, Livres Addict et Lecture Passion).

Concernant ma dernière lecture, je viens tout juste de terminer La baie des morts d’Azel Bury qui est énorme (je vous le conseille). J’attaque Feuilles de Michael Fenris.

Merci pour cette interview 

Les romans d’Arnaud Codeville :

tour

Adel Blanchard est un écrivain en perdition. Depuis quelques mois, sa vie ne se résume qu’à éviter les huissiers et à courir après son ex-femme pour voir ses deux enfants. Pour sortir la tête de l’eau, il accepte un poste de professeur de Lettres dans une faculté de Lille. Mais peu à peu, il ne peut s’empêcher de glisser dans la dépression. Un soir, alors qu’il est prêt à commettre l’irréparable, sa voisine de palier intervient miraculeusement et l’en empêche. Il voit en elle l’opportunité de démarrer un nouveau chapitre de sa vie, c’est donc naturellement qu’il participe au projet universitaire qu’elle organise avec un collègue : la restauration d’un phare en Loire-Atlantique.
Malheureusement, il ne se doute pas que ce périple le mènera au cœur de la terreur où il y laissera une partie de son âme…

Chronique ici

1974

À Sebourg, petit village du Nord de la France, c’est l’effervescence. Les pompiers mettent le feu au 16 de la rue Jean Jaurès.
La plupart des habitants se massent pour admirer le spectacle. Tous redoutent la vieille demeure et tous se réjouissent de la voir disparaitre à jamais du paysage et pour cause : elle serait hantée…
Parmi la foule de curieux, un homme assiste à l’incendie. Il est sans doute le seul à être aussi fasciné par l’agonie de la bâtisse…
Pour rien au monde, il n’aurait raté ce moment.

Chronique ici

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Son Twitter

La Maison du Pasteur de Christelle Morize

Résumé

Confronté à une série de meurtres aussi étranges que sanguinaires qui sévit dans sa petite ville, ressemblant curieusement à une ancienne affaire vieille de 20 ans, le shérif Steven Carter accepte de suivre le conseil d’un ami et fait appel à une équipe de chasseurs de fantômes pas comme les autres.

Mon avis

Commencer la lecture d’une nouvelle parution de l’auteur Christelle Morize est toujours avec beaucoup d’impatience. Cette fois-ci ce fût également avec une certaine retenue car la découverte de l’auteur dans l’exercice de la nouvelle.

L’histoire que l’on découvre est très intéressante dans le genre polar voir un zeste d’épouvante.Dès le début on est vite dans le bain avec de multiples meurtres, une ancienne affaire remontant à 20 ans et des histoires de fantômes, c’est un ensemble qui arrive avec de bons éléments dès le départ.

Avec une atmosphère oppressante et quelques scènes effrayantes, la feuille de route de la structure générale est parfaite car tout va de manière ascendante jusqu’à son apogée et le bouquet final.

J’ai beaucoup apprécié l’ambiance au sein de l’équipe de chasseurs de fantômes avec tantôt de l’humour bien à eux, tantôt un langage gras.

Les prénoms et noms de tous les personnages sonnent bien et sont très bien trouvés, le genre de détail sur lequel on ne s’arrête pas forcément et c’est un tort puisque cela a son importance.

Christelle a su brillamment nous offrir ce bon petit moment de lecture avec sa plume que l’on connait si bien maintenant. Son point fort comme bien souvent, le dosage des choses. Le temps apporte l’expérience et ça se voit.

En peu de pages, l’auteur nous a montré qu’elle était en mesure d’assumer un bonne petite histoire et c’était tellement bon que je n’imagine pas cette petite nouvelle sans suite ou du moins une autre enquête.

La Maison du Pasteur est passionnant, du bon boulot, alors filez vite découvrir cela pour quelques petits frissons et surtout un bon moment !.

Bonne lecture !

Les cauchemars d’Héloïse de Patrick Philippart

Résumé

Un soir de janvier. Chloé est sauvagement assassinée à l’institut de beauté où elle travaille, à La Baule. Le lendemain matin, son corps est découvert par sa patronne… dans le banc solaire.
Chloé Feuvrier était bien connue dans la région : quelques années plus tôt, elle avait été élue première dauphine de Miss France. Dans la foulée, elle avait publié un livre polémique sur «Les dessous pas très chics de Miss France». Il ne lui avait pas valu que des amis…
La police ouvre une enquête a priori difficile. Pourtant, dès le lendemain, le meurtrier est identifié. Pour le parquet, tout parait limpide. Les constatations ne laissent guère de place au doute : Chloé a été tuée à la suite d’une dispute amoureuse qui a mal tourné.
Dimitri Boizot est alors chargé par son rédacteur en chef d’aller recueillir, à La Baule, les témoignages des proches de la victime. Là, il est très vite amené à s’interroger. Et si, derrière des apparences si lumineuses, se cachait une tout autre vérité ?
Il comprend rapidement que les personnalités de la victime et de son meurtrier sont nettement moins lisses qu’il y paraît. Une plongée dans leurs vies respectives va faire ressurgir une brochette d’évènements et de personnages dont les rôles ne semblent vraiment pas très clairs…
Dans « Les cauchemars d’Héloïse », Dimitri Boizot va mener deux enquêtes de front. C’est ce qui fait l’originalité de ce sixième épisode de ses enquêtes. On y retrouve, bien sûr, son amie Sylvie, son pote de la crim’, Paul Vendroux, et la rédaction du quotidien L’Actualité. Le lecteur va faire aussi connaissance avec Héloïse Schott, le premier grand amour de Dimitri quand il avait vingt ans…

Mon avis

Commencer un nouveau livre de Patrick Philippart est toute une aventure car on ne sait jamais si l’auteur va faire dans la surprise ou la continuité.

J’ai découvert pendant ces quelques jours d’absence ce T6 Les Cauchemars d’Héloïse, la nouvelle enquête du journaliste Dimitri Boizot et il fallait partager cela.

Ce journaliste Dimitri Boizot qui reste dans chacune des enquêtes le personnage principal a jusqu’à maintenant été présenté comme quelqu’un avec de l’humour et une certaine maladresse.

Comme je le disais dans mon commentaire, l’auteur nous a réservé une agréable et bonne surprise en exploitant son personnage Boizot différemment et on le découvre entreprenant, plein d’initiatives, très investi et tout cela donne vraiment du peps à l’enquête.

C’est d’autant plus intéressant que cette fois-ci Boizot jongle avec plusieurs enquêtes en même temps qui au final n’en font qu’une seule puisqu’elles se rejoignent ce qui est une autre surprise de l’auteur et montre à quel point une enquête peut être difficile.

On bénéficie d’une ambiance intéressante et d’un suspense surprenant quand on voit à quel point l’histoire fait tourner en bourrique les lecteurs. Accrochez-vous et mettez la ceinture !

Sinon on a le plaisir de retrouver le style simple et appliqué de l’auteur qui sait toujours aussi brillamment nous conter des histoires passionnantes.

Pas mal de bonnes idées dans ce nouvel opus et on ne peut qu’en remercier Patrick et le féliciter pour cette histoire flamboyante et cet ensemble parfaitement dosé.

En clair, encore un grand cru à ne pas manquer ! Rendez-vous est pris pour le T7 !

L’Affaire Bella Rosa de Monia Boubaker

 

Résumé

Enfin des vacances pour Mélina Corneille ! C’est en Italie, dans un petit village de Toscane, qu’elle a choisi de se ressourcer pour profiter pleinement de ce repos bien mérité. À peine arrivée, Mélina fait la connaissance de Laurent et Annabelle, un couple de Français avec qui elle sympathise ; mais la mystérieuse disparition de cette dernière pourrait bien tourmenter ces vacances tant attendues. Et pas facile de résoudre cette affaire avec des employés de l’hôtel pour le moins étranges et un inspecteur atypique pas très concerné… De plus, la jeune femme semble cacher quelques secrets et son mari ne s’avère pas savoir grand-chose d’elle… Qui est vraiment Annabelle ? Pourquoi a-t-elle disparu ? Guidée par son instinct et son irrépressible curiosité, Mélina ne peut faire autrement que de s’en mêler !

Mon avis

C’est à l’occasion d’une de mes visites habituelles sur le blog de Monia Boubaker que j’ai découvert son livre et le résumé a fait tilt immédiatement.

La fille d’un ancien détective privé débarque en Toscane pour quelques vacances bien méritées dans un coin bien tranquille et un hôtel dans lequel l’arrivée est assez folklo. Mélina ne sait pas encore à ce stade ce qui l’attend mais elle en aura pour son grade.

Ce qui est intéressant dans cette passionnante histoire, c’est l’environnement car même si une enquête est véritablement en cours au cours de l’intrigue, on reste toujours dans le contexte d’un environnement de vacances. D’une certaine manière, un jeu adroit pour la température de l’ambiance.

L’auteur nous a réservé une sacrée surprise avec ce tout premier roman de qualité. J’ai autant été frappée par le travail d’écriture que par la qualité de fabrication du fichier.

Avant tout nous avons droit à une cover de toute beauté, une vraie réussite qui reflète bien l’histoire.C’est déjà un sacré point de départ !

J’ai trouvé que Monia Boubaker a su intégrer dans son travail d’écriture beaucoup de facteurs qui font du texte une plume véritablement de qualité. Elle nous offre des personnages intéressants et bien exploités livrant avec un juste dosage leurs ressentis.

Le suspense est là et on tous envie de savoir ce qu’il est arrivé à Annabelle. Un autre facteur lui aussi sagement dosé sont les descriptions pas abusives. Entre les personnages, les lieux, les faits, les ressentis et l’enquête on a droit à un ensemble sans abus d’aucune sorte.

Il y a de l’humour et de la fraicheur dans cette histoire, Une intrigue intéressante qui nous fera traverser de multiples rebondissements et un dénouement à la hauteur de la détermination de Mélina.

Un livre chapitré tel que celui-ci est toujours un bon point car cela amène des repaires aux lecteurs. Et pour le confort de lecture, des chapitres courts comme nous propose l’auteur c’est idéal.

On sent que le livre a été longuement travaillé et réfléchi car le soin et l’application  sont là sur beaucoup de points.

Maintenant, un seul regret, l’avoir lu trop vite mais alors quel moment de lecture !

Un livre qui restera dans mes souvenirs littéraires.

Bonne lecture !

Qu’est-ce que le livre idéal ?

Depuis un certain temps, j’avais l’envie de tenter de répondre à cette question. Voyons ensemble les différentes possibilités.

Couverture

La cover a une importance majeure car c’est la première chose que les lecteurs verront et par laquelle il sera possible de les accrocher. Une couverture de qualité reflétant au mieux l’ambiance du livre sera accrocheur. On voit fréquemment des visages ou corps humains sur la couverture de nombreux livres du fait de cette mode de l’érotisme, mode qui passera. Il n’est pas certain que ce soit l’idéal comme couverture pour attirer des lecteurs. Des couleurs, des ambiances, des paysages, des habitations sont des facteurs qui feront davantage d’impact car véhiculant mieux l’ambiance d’un livre.

Sujet

Sans doute le paragraphe le plus court car c’est là qu’interviennent les gouts et les couleurs qui restent indiscutables et propres à chacun. L’auteur je pense  doit réfléchir à l’objectif qu’il se fixe avec son livre et à sa cible favorite au niveau des lecteurs. Un sujet très documenté reste indispensable et sera toujours un point fort comparé à un sujet survolé. C’est donc une question de travail pour les auteurs. Après on aime ou on n’ aime pas.

Chapitres

Dans chapitres, il y a chapitres et chapitrage.

Lire un livre non chapitré reste éprouvant et difficile car il ne faut pas oublier que tout au long de sa lecture, le lecteur a besoin de repères et de cohérences pour bien suivre et s’y retrouver. Rien de tel qu’un livre réparti en différents chapitres. Le nombre en soi n’est pas forcément le plus important même si j’inciterai les auteurs à ne pas négliger un point, le confort de lecture du lecteur. Et pour cela, des chapitres relativement courts sont lus plus rapidement, des livres avec des chapitres beaucoup trop longs  peuvent rendre la lecture éprouvante. Il appartient aux auteurs de trouver un juste milieu. Un dizaine de pages par chapitre me semble une bonne moyenne.

L’orthographe

De nombreux auteurs passent énormément de temps à la relecture de leur écrits pour les corrections. Certains n’ont pas forcément les moyens de s’offrir les services d’un correcteur pro et encore la garantie n’est pas assurée à 100%. Mettez un point d’honneur à l’orthographe de vos livres car c’est sans doute le facteur le plus important qui fera fuir le plus vite les lecteurs. Si certains prennent le risque de publier parfois leur livre avec un minimum de correction, on découvre de véritables torchons.

Lorsque de petites fautes vous sont signalées, n’hésitez pas à les corriger immédiatement et procéder à une petite mise à jour de votre livre.

La qualité de l’orthographe est la première marque de respect de l’auteur envers le lecteur. C’est donc une étape importante à ne négliger sous aucun prétexte

L’invisible

Quel drôle de titre pour ce paragraphe non ?

Par invisible, j’entends tout ce qu’on ne voit pas et qui concerne l’effet et le ressenti sur le lecteur, cela relevant d’un bon travail des auteurs.

Des lecteurs qui se prennent des longueurs à n’en plus finir, des tonnes de descriptions auront vite fait de faire demi-tour et de mettre un terme à leur lecture avant la fin du livre. Donc éviter les excès de descriptions ou alors avec une meilleure répartition dans l’histoire afin que ça ne joue pas sur des longueurs.

La grande quantité de dialogues me semblent indispensable car ça aidera le lecteur à se rapprocher des personnages voir à s’identifier à certains et là on tape sur le ressenti des lecteurs, juste là où il faut. Un livre avec de trop nombreuses pages remplies de descriptions n’aura jamais le même succès qu’un livre avec de nombreux dialogues et quel que soit le sujet.

L’après

C’est je dirai plus familièrement l’outillage de base.

En finissant une histoire, un lecteur doit pouvoir comprendre s’il peut s’attendre à une suite de l’histoire ce qui relève du travail de l’auteur.

Il doit aussi pouvoir découvrir les autres références de l’auteur , son éditeur s’il en a un, tous les moyens doivent lui être donné pour un contact possible (email, url…..).Un numéro d’ISBN doit figurer au début ou à la fin du livre. Bref comme je disais, l’outillage de base.

Pour finir, n’oublions pas qu’un livre est fait pour voyager et s’évader de la réalité sans voir le temps passer.

Et comme disait Victor Hugo “Les mots sont les passants mystérieux de l’âme”

Blacklist ou liste noire

A force d’être confrontée quotidiennement à de nombreuses constatations d’infractions , une telle liste rendue publique devenait nécessaire.

Voyons d’abord la définition même de ce qu’est une blacklist ou liste noire.

Une blacklist est une liste sur laquelle figure des noms ou pseudos de personnes,sites/blogs/auteurs/artistes/sociétés etc…..dans des domaines appropriés avec un comportement non conforme et hostile à leur domaine respectif.

Lorsque l’on se fait blacklister, il est relativement difficile de revenir, à moins de changer entièrement son mode de fonctionnement .

Figurer sur une telle liste signifie être désigné comme indésirable, déconseillé, désagréable, à boycotter.

Pour des raisons évidentes de contre-pub, aucun lien n’est intégré.

Auteurs

Chrystal Jones

James Osmond

Laurence Labbe

Mickaël Parisi

Pascale Marie Quiviger

Thibaut Delavaud

Thomas Lambert

Infractions constatées

  • Menaces judiciaires
  • Commentaires de livres non lus et non achetés
  • Utilisation de système d’achat de commentaires et de ventes
  • Incitation au suicide
  • Échange de bons procédés
  • Trafics de commentaires
  • Agression
  • Pressions répétées
  • Tentative de corruption
  • Propos insultants
  • Usurpation d’identité
  • Détournement de publicité

A consulter régulièrement car dans le cas d’un changement radical de fonctionnement, un “déblacklistage” est toujours possible.

1974 de Arnaud Codeville

Résumé

À Sebourg, petit village du Nord de la France, c’est l’effervescence. Les pompiers mettent le feu au 16 de la rue Jean Jaurès.
La plupart des habitants se massent pour admirer le spectacle. Tous redoutent la vieille demeure et tous se réjouissent de la voir disparaitre à jamais du paysage et pour cause : elle serait hantée…
Parmi la foule de curieux, un homme assiste à l’incendie. Il est sans doute le seul à être aussi fasciné par l’agonie de la bâtisse…
Pour rien au monde, il n’aurait raté ce moment.

Mon avis

Se lancer dans le nouveau roman de Arnaud Codeville reste une chose tout à fait spéciale qui se fait de manière  différente que pour tout autre livre. De mon ressenti, j’étais véritablement impatiente et dans un sens j’appréhendais beaucoup car la réussite et la puissance de son précédent livre La Tour de Sélénite  avait eu un tel effet de plaisir sur moi que je craignais la moindre déception. Et j’ai fait une chose que je n’avais jamais fait jusqu’à présent, faire durer la lecture. C’est que le livre devait en valoir le coup.

De la même manière que La Tour de Sélénite , nous avons droit pour 1974  à une superbe couverture qui d’entrée de jeu vous en met plein la vue et fait son effet, c’est véritablement une belle réussite.

Quand à l’histoire, elle commence gentiment par une scène classique, un flic dépressif avec des ennuis personnels qui se réfugie dans l’alcool et le laisser-aller. Pas le top pour remonter la pente mais suffisant pour laisser  le temps à l’intrigue de se mettre en place et vous rendre dépendant.

En comparaison, j’avais beaucoup apprécié dans le précédent roman le côté court des chapitres pour une raison de confort de lecture. Là dans 1974 on a droit à des chapitres un peu plus longs mais on s’en rend à peine compte tant l’auteur a pris la maitrise du lecteur.

De nouveau, on retrouve le côté très soigné et appliqué d’Arnaud ce qui sera sans doute toujours son point fort et c’est tant mieux. Ce qui peut toujours surprendre pour un auteur qui n’en est qu’à son deuxième roman mais le talent ce n’est ni sur rendez-vous ni sur plan.

Une histoire diabolique qui n’en finit plus de vous effrayer, de vous oppresser tant l’évolution est angoissante et la plume de l’auteur sait diaboliquement bien entretenir ces sentiments. Nous avons droit à une multitude de rebondissements qui lorsque les choses ont tendance à se calmer niveau intensité, eh bien non ça repart de plus belle. Et cela jusqu’à la fin.

Une fois de plus, Arnaud Codeville a su développer une intensité rarement lue dans un livre, cela reste véritablement impressionnant.

Le suspense n’en parlons même pas car au vu de l’ambiance générale, personne ne ressort étanche d’un tel livre.

Vous l’aurez compris, en vous lançant à la lecture de 1974 , vous ne savez pas encore à quoi vous vous attaquez. Le danger est partout……

Non seulement une grande réussite mais surtout un très grand cru que je classe parmi mes coups de cœur